Une tribune subjective, un brin totalisante et volontairement partiale qui interroge le contexte sous-jacent au recrutement dans certaines entreprises aujourd’hui… L’indignation de l’auteur donne à voir en absent-mais-implicite les valeurs de courage, d’honnêteté et de respect dans lesquelles elle est engagée.
Emploi et compétence, illusion et colère
Cet article, écrit sous le coup de la colère, force le trait et provoque à chaque ligne.
C’est une forme de rébellion contre des systèmes que personne ne remet jamais en cause. C’est aussi le reflet de la détresse que je croise régulièrement dans mon travail et un questionnement sur ma responsabilité d’accompagnante. Je sais que le ton employé est généralisateur et qu’il y a aussi des entreprises et des personnes qui ne ressemblent en rien à ce que je décris et ne font pas parler d’elles, peu soucieuses de médiatiser leur réussites. Tant mieux. Cet article leur rend aussi un véritable hommage.
L’emploi a si peu à voir avec les compétences en définitive… … sauf avec une, mais de taille : la capacité à créer du lien social ciblé et efficace professionnellement. Lire le reste de cet article »
Mercredi dernier, fin de la cinquième session de formation à la Fabrique.
Sur le chemin du retour, à chaque fois je suis passée par plusieurs étapes, ressentis… très différents, mais toujours très puissants.
Première session j’ai vécu avec une immense tristesse la séparation d’avec le groupe que je venais de découvrir, auquel je me sentais appartenir très fortement : larmes.
La seconde je l’ai vécue et assumée sans problèmes notoires. Travail sur le désespoir; découverte de Stephen Madigan. Wouaouuuuuuu !!
Troisième session : « le club de vie ». Le mien était habité/occulté par une seule personne. J’ai découvert qu’il y avait pas mal de monde; de belles « retrouvailles » qui m’ont permis de remettre « les pendules à l’heure ». Mes deux filles sont re-devenues une, elles ne sont plus le jour et la nuit, mais une seule lumière qui habite ma vie depuis et pour toujours. J’ai pleuré, comme tout le monde ce jour là ! Beaucoup d’émotion sincèrement partagée.
Une vidéo du Dulwich Center trouvée sur YouTube par Elizabeth Feld, présentant leur travail avec les communautés. On y trouvera en particulier de beaux exemples d’arbres de vie. Pour ceux qui comprennent l’anglais, malheureusement… Une vidéo du travail de Michael White est en cours de traduction et de sous-titrage, elle sera probablement visible en juillet.
Cinq cartes et deux guides pour un voyage narratif qui réorganise avec simplicité toute l’expérience narrative de Catherine, et nous rappelle qu’une conversation narrative est une randonnée, avec cartes et boussoles (les deux « guides », intentions conversationnelles transversales mises en valeur de façon très élégante dans cet article).
Dans « Maps of narrative practise », Michael White avait fini par accepter de modéliser son travail d’accompagnement. Il savait en écrivant ce livre que ce n’était qu’une simple pause, le temps de cartographier les pratiques qu’il avait mises au point jusque là et d’expliquer les idées qui les avaient nourries. Il ne souhaitait pas que l’approche narrative devienne une approche figée et encore moins un dogme. Aujourd’hui, après sa disparition, des praticiens continuent à lui rendre hommage en faisant vivre et grandir l’esprit et les idées narratives dans le monde entier et en les enrichissant de nouvelles réflexions et de nouvelles cartes – par exemple pour collecter auprès des gens et selon des intentions très précises, la matière nécessaire à la création de documents narratifs collectifs (« Collective Narrative Practise », David Denborough, 2008).
Un texte important qui met bien en lumière les enjeux de l’approche narrative dans les entreprises, notamment dans sa prise en compte des « symptômes » en tant que résistances et les savoirs locaux au service d’une reconstruction identitaire préférée.
Dans un contexte où les entreprises remettent en cause fréquemment leurs organisations pour faire face à une évolution permanente de l’économie mondiale, à une concurrence exacerbée, à une logique incessante de réduction des coûts, l’environnement de travail se trouve fortement ébranlé. La pression forte qui s’exerce à tous les niveaux du management alourdit les relations entre managers et collaborateurs. Les signes de reconnaissance s’affaiblissent. Le temps précieux des échanges et de la convivialité disparaît peu à peu pour faire place à une cascade de contrôle et de suivi de la performance et de la rentabilité. L’écoute, le partage et le soutien managérial prennent parfois une place secondaire. Les signes de reconnaissance s’affaiblissent et l’épanouissement au travail est mis en second plan pour privilégier le résultat « à tout prix ».
Un texte épatant de Thierry Groussin, animateur talentueux du blog « Indiscipline Intellectuelle », manager humaniste et compagnon de route de longue date de nos explorations narratives.
Une vie, ce n’est pas un chemin, c’est une multitude de chemins. Nous avons l’illusion d’une ligne – notre « ligne de vie » – comme une ligne de métro avec ses stations, toujours les mêmes, toujours dans le même ordre. Vous allez me dire : c’est normal, c’est la chronologie ! Je ne suis plus d’accord avec cette vision. La ligne que nous décrivons, les stations que nous y recensons, l’ordre dans lequel nous le faisons, tout cela résulte du choix du narrateur, de l’histoire qu’il a élaborée pour intégrer des évènements que, dans le moment, il juge importants et structurants. Or, pouvez-vous faire découvrir Paris à des étrangers en parcourant seulement la ligne 12 ou la ligne 3 du métro, fût-ce de la surface ?
Revoilà “Errances Narratives”. Ce blog est désormais celui d’un collectif : l’ensemble des participants, anciens participants et enseignants de la Fabrique Narrative. Depuis son ouverture, le 4 avril 2009 à Bordeaux, notre centre consacrée au développement et à l’enseignement de l’approche narrative australienne en langue française a su fédérer autour de ses activités une communauté forte d’une soixantaine de membres : coachs, thérapeutes, psychologues, travailleurs sociaux, DRH, professionnels de la relation d’aide, enseignants français et australiens…
“Errances Narratives” sera désormais l’espace d’expression et d’échanges de cette communauté. Idées, récits de conversations, développements théoriques, partage de lectures, retours d’expériences : chacun pourra proposer ses compréhensions et les enrichir grâce à l’échange. Alors à vos claviers, pour continuer à “errer” tous ensemble dans cet espace partagé d’exploration et de respect.
L’équipe de la Fabrique Narrative
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