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	<title>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative</title>
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		<title>TAKE-AWAYS</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 14:37:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[TC10 est terminé. Mais ses effets sur nous dureront longtemps.
Nous devons un grand merci a Stephen Madigan qui a fait un pari : celui de donner un vrai espace au coaching narratif. Si nous avons eu un atelier d&#8217;une journée et une session d&#8217;interviews, c&#8217;est vraiment à lui que nous le devons. Si un grand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>TC10 est terminé. Mais ses effets sur nous dureront longtemps.</strong></p>
<p>Nous devons un grand merci a Stephen Madigan qui a fait un pari : celui de donner un vrai espace au coaching narratif. Si nous avons eu un atelier d&#8217;une journée et une session d&#8217;interviews, c&#8217;est vraiment à lui que nous le devons. Si un grand nombre de thérapeutes se sont dit qu&#8217;il y avait là , dans la transposition des idées narratives au contexte des entreprises, quelque chose à considérer, c&#8217;est grâce à lui, à lui (et bien sûr à Cheryl White qui a démarré toute cette histoire).</p>
<p>À force d&#8217;en discuter, d&#8217;expliquer, de comparer notre travail avec celui des thérapeutes familiaux et sociaux, qui nous ont accueilli si fraternellement, à force d&#8217;être ce que Jean-Louis appelle le &laquo;&nbsp;colporteur&nbsp;&raquo; de ces idées (ça me va bien, le métier de colporteur comportant une forte notion de nomadisme), il me semble que &laquo;&nbsp;pratiques narratives en organisation&nbsp;&raquo; <em>(organizational narrative practices)</em> serait vraisemblablement un meilleur nom que &laquo;&nbsp;coaching narratif &nbsp;&raquo; pour désigner ce que nous faisons, plus large, moins spécifique, plus respectueux et surtout centré sur le contexte plutôt que sur l&#8217;activité et ceux qui la pratiquent. Je vais un peu colporter cette idée et voir ce qui en sort.<span id="more-2967"></span></p>
<p>Cette conférence, au delà de la découverte d&#8217;une communauté de praticiens droits et dignes, fidèles aux révoltes et aux engagements des débuts, a été déterminante dans le fait de mettre le sujet du pouvoir et des privilèges en position centrale, encore plus pour nous qui travaillons dans les tours de verre et de métal du monde du business. Nous ne voulons pas être les gens qui mettront des &laquo;&nbsp;outils&nbsp;&raquo; narratifs et des &laquo;&nbsp;méthodologies&nbsp;&raquo; narratives au service des marchés financiers sans même nous en rendre compte, persuadés de faire de merveilleux entrechats éthiques alors que nous sommes riches, entourés de riches, que nous dormons dans un lit, à l&#8217;abri de la pluie, et que notre assiette est toujours pleine pour le dîner.</p>
<p>Pour autant, il y a là un vrai sujet, un sujet qui exige que nous restions vigilants en permanence sur l&#8217;influence des Big 5 sur leurs tentatives insidieuses pour nous recruter. Sommes nous porteurs d&#8217;un espoir de changement systémique au delà des villages gaulois solidaires et puissants que nous laissons derrière nous ? Allons nous progresser ensemble sur le problème de &laquo;&nbsp;stabilité&nbsp;&raquo; <em>(sustainability)</em> des PNO ? Je n&#8217;en ai pas la moindre idée, mais comme l&#8217;a dit une participante à la suite de notre interview par Peggy Sax et Bill Madsen (un pur moment de grâce), &laquo;&nbsp;vous n&#8217;avez pas besoin de gagner, il vous suffit  d&#8217;être influents, de laisser la conversation continuer après votre départ&nbsp;&raquo;. Très intelligent, et très réconfortant.</p>
<p>Donc les coachs narratifs ne sont sont pas seulement les sous-produits d&#8217;une intention méthodologique ou marketing mais des acteurs à part entière de l&#8217;histoire. Avec des choix à effectuer en conscience. Conversation avec l&#8217;un des &laquo;&nbsp;pères fondateurs&nbsp;&raquo; : la diffusion des idées narratives dans notre culture peut se retrouver coincée dans un modèle de type féodal. Lorsque nous écrivons à tel ou tel maitre australien ou kiwi pour demander des éclaircissements sur la signification d&#8217;un mot et vérifier la conformité de notre traduction à l&#8217;intention initiale, nous faisons acte d&#8217;allégeance à une conformité, et en y faisant allégeance, nous participons à la construire. <span style="text-decoration: underline;">Je n&#8217;avais jamais pensé à ça</span>. Qu&#8217;une autre option serait de faire évoluer librement les idées à notre façon, de les adapter à notre contexte, en partant du principe que nous en faisons ce que nous voulons et que nous n&#8217;avons de comptes à rendre à personne. Que Michael White aurait été vraisemblablement d&#8217;accord. Voilà un sujet sur lequel nous devons réfléchir et débattre.</p>
<p>Nous avons relancé le groupe Facebook &laquo;&nbsp;Narrative coaching&nbsp;&raquo; (désolé il est en anglais et re-désolé, il est sur Facebook, instrument selon certains d&#8217;entre nous d&#8217;intérêts peu transparents), tous ceux qui travaillent avec les idées narratives dans les organisations y sont les bienvenus. Quelques idées sont dans les tuyaux, d&#8217;autres, plus nombreuses, dans la tête et dans le cœur. Ca va bouger, et c&#8217;est maintenant !</p>
<p><em>PBS</em></p>
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		<title>JET LAG</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 14:25:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[par Jean-Louis Roux
Dernière journée au soleil sur les terrasses de l&#8217;hôtel Coast Plaza, à Vancouver avec Mozart dans les oreilles.
La première chose que je constate dans cette dernière matinée, c&#8217;est l&#8217;engagement communautaire des personnes. Comme l&#8217;a écrit Pierre, nous avons écouté les personnes de la communauté Gay, Lesbiennes et Trans, et ma foi, c&#8217;est vrai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>par Jean-Louis Roux</em></p>
<p><strong>Dernière journée au soleil sur les terrasses de l&#8217;hôtel Coast Plaza, à Vancouver avec Mozart dans les oreilles.</strong></p>
<p>La première chose que je constate dans cette dernière matinée, c&#8217;est l&#8217;engagement communautaire des personnes. Comme l&#8217;a écrit Pierre, nous avons écouté les personnes de la communauté Gay, Lesbiennes et Trans, et ma foi, c&#8217;est vrai que le contraste avec ce à quoi l&#8217;on croit de la masculinité est assez discordant pour nos pensées. Est-ce un homme, une femme, tout autre chose ? le temps de comprendre le message inconscient que nous cherchons à décoder, l&#8217;empreinte de la différence vous étrangle. Ce dont je me rends compte en les écoutant, c&#8217;est que contrairement à nous, Européens, ici, les personnes sont rapidement en mesure de créer des communautés militantes et identitaires regroupant les forces vives, les forces faibles, les personnalités dans leur choix de vie, dans leur choix de différences et qui militent fortement pour se protéger et soutenir les personnes de la communauté des agressions, des discriminations des &laquo;&nbsp;biens pensants&nbsp;&raquo; acteurs de la normalité &laquo;&nbsp;un homme, c&#8217;est un homme ; une femme, c&#8217;est une femme&nbsp;&raquo;.<span id="more-2970"></span> Cette propension à s&#8217;identifier à une communauté m&#8217;a particulièrement touché. Et ce qui m&#8217;étonne le plus, c&#8217;est la conviction, la manière, le ton avec lequel les personnes expriment leur travail. Je constate de la congruence de la part des représentants de ces communautés à être elles-mêmes dans leur revendication identitaire.  Je comprends de ce continent nord américain ou le puritanisme envahit plus que de raison l&#8217;espace public, la ressource représentée  par  la communauté. La communauté est un élément essentiel d&#8217;une survie, voire de vie,voire d&#8217;un accès à la vie correspondant à son sexe, un acte politique. Il est clair que l&#8217;acte politique porté par les thérapeutes présents permet aux personnes de trouver des lieux ressources ou elles peuvent parler d&#8217;elles-mêmes, être soutenues et représentées, se représenter.</p>
<p>L&#8217;acceptation de l&#8217;autre est le futur de nos relations humaines, je crois. Il nous reste une large marge de progression pour faire taire ce dialogue interne faisant son office en organisant les résonances en lien avec les comparaison soi / soi-autres. Cela me rappelle le récit de Stephen Madigan sur son père. Il se souvient des actions caritatives de son père et de sa mère, durant lesquelles, il ne les jamais entendus proférer la moindre critique concernant les personnes aidées. Peut être en parlaient-ils le soir quand les enfants dormaient ? Cet homme devait être quelqu&#8217;un !</p>
<p>Je pense m&#8217;intéresser au travaux de mon amie Peggy Sax sur les communautés de soutien et d&#8217;entraide. peut être est-t-il temps de demander aux personnes quels pourrait être aujourd&#8217;hui leurs espoirs pour construire une vie de proximité avec leurs amis, leurs parents, leurs enfants, leurs actes politiques.</p>
<p>Le retour est amorcé. Je vole vers Montréal ou j&#8217;ai une visite à faire à mon fils, rencontrer les personnes de Comsep et Linda Moxley à l&#8217;hôpital de Montréal. Cette conférence n&#8217;a pas répondu à toutes mes attentes, mais ma relation à la communauté narrative s&#8217;en trouve enrichie. J&#8217;ai un peu plus découvert Elizabeth, regardé Pierre grandir dans son rôle de &laquo;&nbsp;colporteur&nbsp;&raquo; des idées narratives au travers des workshops avec Chené empreints d&#8217;émotion et de plaisir partagé.</p>
<p>J&#8217;ai aujourd&#8217;hui un pied-à-terre chez Aya à San Francisco, Charles va venir boire du vin à Bordeaux et me propose de venir faire une partie de rugby en nouvelle Zélande, ce que j&#8217;ai accepté après avoir refait France-All Blacks, Alicia pétillante et infatigable bavarde madrilène, Peggy et le Vermont aux subtiles odeurs de campagne (le Vermont, pas Peggy), Marie-Nathalie dont le travail avec les enfants serait de bonne inspiration pour Peillon et les projets de Hollande, (l&#8217;article de Libération sur le sujet sens la naphtaline) Jeff avec ses histoires sur la plasticité du cerveau et son amour immodéré de la musique, ces conférenciers qui remplacent le verre d&#8217;eau de nos conférences européennes bien sages par un whisky irlandais de la meilleur facture et enfin, Stephen et Hilda, avec ses grands yeux bleus ouvert sur la vie</p>
<p>L&#8217;année prochaine Adélaide, encore un putain de jetlag.</p>
<p>À bientôt de vous voir tous,</p>
<p><em>Jean Louis</em></p>
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		<title>JUST THERAPY : APPARTENANCE, JUSTICE ET SPIRITUALITÉ</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 15:40:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[
Des gens très importants dans le monde narratif, peu connus par les narratiens Français qui ont été plutôt exposés depuis les débuts en 2004 à l&#8217;Australie qu&#8217;à la Nouvelle Zélande (cela va changer, à commencer par la visite de David Epston à la Fabrique Narrative en septembre). 
Charles Waldegrave et Taimalieutu Kiwi Tamasese, fondateurs de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/conferences/just-therapy-appartenance-justice-et-spiritualite.html/attachment/just_2012" rel="attachment wp-att-2964"><img class="alignnone size-medium wp-image-2964" title="just_2012" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/just_2012-296x300.jpg" alt="" width="296" height="300" /></a></strong></p>
<p><strong>Des gens très importants dans le monde narratif, peu connus par les narratiens Français qui ont été plutôt exposés depuis les débuts en 2004 à l&#8217;Australie qu&#8217;à la Nouvelle Zélande (cela va changer, à commencer par la visite de David Epston à la Fabrique Narrative en septembre). </strong></p>
<p>Charles Waldegrave et Taimalieutu Kiwi Tamasese, fondateurs de la &laquo;&nbsp;Just Therapy&nbsp;&raquo;  reconnaissent l&#8217;importance du contexte et commencent toutes leurs interventions en l&#8217;honorant (notamment avec un chant). On peut dire qu&#8217;ils ont eu une influence cruciale dans le développement par Michael White du travail avec les communautés.</p>
<p>Selon eux, la plupart des problèmes viennent de l&#8217;injustice, même s&#8217;ils sont localisés dans les personnes qui subissent cette injustice. Les valeurs sont plus importantes que les techniques. Ils opèrent une distinction entre les ancêtres, le territoire dont vous venez et votre rôle, responsabilites et obligations relatifs à votre héritage, les trois constituant les brins entremêlés de notre appartenance. Ce qui les conduit à être conscients en permanence du contexte et des problèmes de culture, de genre et de privilèges. <span id="more-2960"></span></p>
<p>Nous transmettons l&#8217;ensemble de ces éléments d&#8217;appartenance aux générations futures, ce qui fait que nous appartenons à la fois aux générations passées et futures. Nos premières expériences du &laquo;&nbsp;soin&nbsp;&raquo;, du langage et du soin vient de nos familles. Elles nous enseignent nos compétences à vivre, à lutter et à mourir. Ceci s&#8217;oppose aux sciences sociales qui présentent à un universalisme objectif et vérifiable. Nourries par lesidees individualistes, elles minimisent la diversité des expériences et rendent invisibles les significations culturelles. La thérapie universelle est fondée sur la généralisation des problèmes. La culture est la première expression d&#8217;appartenance. Ils la célèbrent et recherchent des formes d&#8217;accompagnement adaptées à chaque culture. Exclure la culture des pratiques thérapeutiques, c&#8217;est rendre invisibles les traditions de guérison développées dans chaque culture. C&#8217;est refuser de considérer dans chaque culture la puissance du sacré et du spirituel. C&#8217;est accréditer l&#8217;idée que la spiritualité est devenu quelque chose d&#8217;effrayant et de pathologisé dans la société occidentale alors que toute spiritualité nous interroge sur la justice et l&#8217;amour. La preuve, c&#8217;est que même en écrivant cela ici et maintenant, j&#8217;ai une vague appréhension que la Police de la Pensée connue sous le nom de MIVILUDES ne vienne frapper à ma porte aux petites heures de l&#8217;aube.</p>
<p>Appliquez ces idées quelques secondes aux entreprises et vous ouvrez de nombreuses pistes de réflexion enthousiasmantes pour notre travail de coachs. Ces gens là sont des géants, ce post ne rend pas suffisamment honneur à l&#8217;exigence d&#8217;intégrité qu&#8217;ils placent dans chaque instant de leur travail et de leur vie.</p>
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		<title>UNE MYRIADE DE PERSPECTIVES</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 19:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le dialogue intérieur des thérapeutes n&#8217;est jamais publié et c&#8217;est dommage. 
Sekneh Hammoud-Beckett est très honnête dans le récit de l&#8217;horreur qu&#8217;elle ressent dans certaines situations, et de la façon dont cette horreur fait littéralement &#171;&#160;glisser la curiosité de ses doigts&#160;&#187;. Son workshop a pour objet &#171;&#160;parler de sexualité avec les jeunes&#160;&#187; mais il ouvre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/20120512-123319.jpg"><img src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/20120512-123319.jpg" alt="20120512-123319.jpg" class="alignnone size-full" /></a></p>
<p><strong>Le dialogue intérieur des thérapeutes n&#8217;est jamais publié et c&#8217;est dommage. </strong></p>
<p>Sekneh Hammoud-Beckett est très honnête dans le récit de l&#8217;horreur qu&#8217;elle ressent dans certaines situations, et de la façon dont cette horreur fait littéralement &laquo;&nbsp;glisser la curiosité de ses doigts&nbsp;&raquo;. Son workshop a pour objet &laquo;&nbsp;parler de sexualité avec les jeunes&nbsp;&raquo; mais il ouvre sur les perspectives politiques, féministes et inter-culturelles (elle est proche de ses origines musulmanes libanaises et le revendique). </p>
<p>Dans le travail thérapeutique, elle ouvre des pistes en installant des métaphores richement décrites, et surtout en proposant à son client d&#8217;explorer ce qu&#8217;elle appelle &laquo;&nbsp;une myriade de perspectives&nbsp;&raquo; culturelles différentes, restant toujours consciente de la position privilégiée du thérapeute et de ce qu&#8217;il apporte de son imprégnation culturelle. Il n&#8217;est pas très fréquent, dans une conférence, d&#8217;entendre une telle sincérité sur les doutes et les colères qui viennent visiter nos conversations et cherchent à les faire dévier. Une posture qui se résume par : &laquo;&nbsp;Dis moi et j&#8217;oublierai, montre moi et je me souviendrai peut-être, implique moi et je pourrai comprendre&nbsp;&raquo;.<br />
<em>PBS</em></p>
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		<title>VOUS AVEZ DIT OUVERTURE ?</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 16:05:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Jean-Louis Roux
Comme pour d&#8217;autres conférences narratives, celle de Vancouver s&#8217;est ouverte avec des chants. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Jean-Louis Roux</em></p>
<p><strong>Comme pour d&#8217;autres conférences narratives, celle de Vancouver s&#8217;est ouverte avec des chants. </</p>
<p>Une thérapeute issue de la première nation originaire du peuple Indien a officié pour cette ouverture. Elle a procédé avec ses deux consœurs à un tour rituel de protection des participants à l'aide d'un brin de sauge enflammée, accompagné par un battement de tambour rythmant le geste de diffusion de la fumée. Nous avons chanté ensemble Elizabeth, Pierre, moi ainsi que d'autres thérapeutes pour ouvrir en chanson avec "saying hullo again" <em>(une chanson composée justement par Cathy Richardson, la collègue dont il est question ci-dessus &#8211; NDLR)</em></p>
<p>Stephen Madigan à ouvert la conférence en nous faisant part de ses travaux sur l&#8217;individualisme, sa progression et ses effets sur les personnes et le monde. Il nous rappelle aussi les références importantes desquelles il puisse les idées qu&#8217;il met en avant en parlant des auteurs comme Foucault et Derrida. Pour soutenir l&#8217;importance de ces références, John Winslade avec qui nous avons passe deux jours à la Fabrique Narrative en compagnie de Lorraine Hedtke, sa compagne, anime un workshop sur la théorie de ces auteurs.</p>
<p><span id="more-2950"></span></p>
<p> Après toute les émotions de cette journée, ainsi que celle de vendredi, après avoir entendu toutes ces belles techniques sur les pratiques narratives, tous ces thérapeutes expliquer comment ils pouvaient aider les gens et comment ils les aidaient, je suis parti faire ma marche quotidienne pour m&#8217;aérer. J&#8217;ai décidé de faire le tour du parc Stanley. Le parc Stanley est un immense écran de verdure à la pointe de Vancouver qui donne dans la baie des Anglais, baie des Anglais qui s&#8217;ouvre sur le Pacifique. Cette promenade est magnifique : des plages ou se côtoient d&#8217;énormes rochers ronds dont on se demande comment ils ont bien pu rouler jusqu&#8217;ici, jeu de billes probablement de géants, ou d&#8217;esprits indiens ayant façonné cette contrée</p>
<p>Je marche le long de la plage et ce soir, je rencontre des animaux. Un couple de bernaches avec cinq petits, puis au détour d&#8217;un virage de ce chemin qui longe la baie et ses méandres, je tombe nez à nez avec un immense aigle à tête blanche, symbole des États Unis. Celui-la est magnifique. Je poursuit ma route, et il semble qu&#8217;il n&#8217;y ait que moi qui aperçoive ces animaux. J&#8217;ai l&#8217;impression que les gens de Vancouver ne voient plus rien. Ils font du vélo, ils courent, ils font leur jogging les écouteurs visés sur les oreilles, ils font du bruit certes, ils sont là, ils vivent dans cette nature magnifique ! Soudain, devant moi deux phoques. Ils doivent se demander à quelle heure ils vont pouvoir accoster les plages, à quel moment nous allons libérer ce bord de côte, ce bord de chemin pour qu&#8217;ils puissent venir se reposer pour la nuit probablement. Il est clair que personne ne les voit. Tout le monde est indifférent à leur tentative d&#8217;abordage, sauf peut être le héron qui pêche au pied du pont, ce pont magnifique que j&#8217;ai sous les yeux, un pont suspendu, immense, qui traverse le chenal qui permet de sortir de la baie qui forme le port de Vancouver. </p>
<p>C&#8217;est aussi l&#8217;heure ou sortent d&#8217;énormes paquebots de croisière blancs, avec des gens qui font crépiter les flashs de leur appareil photo, j&#8217;imagine être sur des dizaines de photos prises par ces passagers allant vers le nord canadien pour découvrir les grands espaces sauvages, peut être vont-ils à la rencontre des baleines. Pour l&#8217;instant les deux phoques me tiennent compagnie. Ils continuent à pointer le bout de leur nez hors de l&#8217;eau afin d&#8217;observer s&#8217;il est possible d&#8217;accoster sans danger. Plus loin un grand héron est en train de pêcher, magnifique, majestueux, il fait plus d&#8217;un mètre de haut. Des voiliers sortent et je me demande vers quelles destinations ils partent à l&#8217;heure ou le soleil se couche, ou la nuit commence. Je retourne vers la ville pour aller me sustenter de quelques nourritures. Au détour du parc dans l&#8217;horizon, les grandes grues rouges du port de Vancouver se dessinent, elles sont magnifiques, elles déchargent à longueur de temps des cargos et des bateaux en provenances du monde entier, je suppose. </p>
<p>Pour en revenir à la journée d&#8217;aujourd&#8217;hui, effectivement Norman ce matin a été magnifique, si particulier, tellement puissant dans sa démonstration pour nous faire comprendre à quel point nous ne comprenons pas le handicap et à quel point nous avons des jugements de valeurs sur les personnes handicapés. La journée s&#8217;est poursuivie avec cette après-midi une interview de Madigan, interview qui a porté sur les couples, qu&#8217;il nous déjà donnée à voir à Arcachon, mais avec la forme de questionnement utilisée dans les conférences TC, c&#8217;est à dire deux personnes interviewent le thérapeute à partir de son travail, en ayant une posture décentrée mais influente, est fondamentalement intéressant. On n&#8217;est plus face à des conférenciers guindés derrière leur pupitre, (quoique !!!!!!) </p>
<p>Aujourd&#8217;hui une participante a dénonce l&#8217;emploi de la langue coloniale qu&#8217;est l&#8217;anglais, mais aussi l&#8217;emploi d&#8217;une autre langue coloniale qui est la sienne, l&#8217;espagnol. Je n&#8217;ai rien ose penser du colonialisme français.<br />
J&#8217;aurais aimé après cette déclaration là, qu&#8217;elle fasse son intervention dans sa langue d&#8217;origine, quelle qu&#8217;elle soit, indienne, amérindienne, turque ou javanaise, mais qu&#8217;au moins elle nous fasse la surprise d&#8217;aller jusqu&#8217;au bout de ce qu&#8217;elle dénonce. C&#8217;est toujours un peu décevant, les gens qui annoncent des choses et qui ne prennent jamais le contrepied. J&#8217;aurais aimé voir la tronche de 400 participants devant une personne qui leur parle en javanais, c&#8217;eût été incompréhensible pour tout le monde et au delà de cela, absolument délicieux de pouvoir entendre cette femme s&#8217;exprimer dans sa langue. Ceci étant dit, elle abordait un sujet grave, celui des violences faites aux femmes qui ne souffre d&#8217;aucune ironie ici. </p>
<p>Ce parc est aussi un lieu ou sont présents des arbres magnifiques des red cedars probablement, ce bois magnifique d&#8217;une couleur rousse, imputrescible et servant encore aujourd&#8217;hui à la finition extérieure de nombreuses maison en bois. J&#8217;aime leur tronc filiforme qui s&#8217;élève vers le ciel et qui préfigure du gigantisme de ces arbres quant ils atteignent leur taille adulte. Avant de sortir du parc, je vais probablement prendre un de ces arbres dans mes bras de manière à pouvoir profiter de leur énergie.<br />
Je croise un Indien, un indien sur un vélo, cet homme est beau avec ses longs cheveux noirs qui volent au vent. Son cheval est un peu moins romantique que dans les films. Mais c&#8217;est une monture, disons moderne.</p>
<p>Je mets dans cet article les premier vers du poème d&#8217;Arthur Rimbaud, &laquo;&nbsp;le bateau ivre&nbsp;&raquo;, ces vers sont pour moi ce qui définit le plus comment ce pays me transporte, et je me rappelle d&#8217;une version dite par Léo Ferré, à quel point j&#8217;ai pu rêver dans les longs trajets qui me ramenaient entre la caserne ou ils m&#8217;ont enfermé pendant un an et le domicile que j&#8217;occupais à Bordeaux.</p>
<p>Comme je descendais des fleuves impassibles,<br />
Je ne me sentis plus guidé par les hâleurs :<br />
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,<br />
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.</p>
<p>Demain, c&#8217;est la,dernière journée, je pense que c&#8217;est une journée que nous allons apprécier, car, au-delà de cette journée nous repartirons sur les chemins que nous avons pris chacun d&#8217;entre nous pour retourner vers nos familles, soit pour d&#8217;autres visites. Pour ma part, je vais m&#8217;arrêter à Montréal, faire des connaissances, rencontrer quelques praticiens narratifs impliqués dans le milieu hospitalier et d&#8217;autres personnes qui ont eu la bonne idée de s&#8217;intéresser à Paolo Friere.</p>
<p>Voilà, quelques sensations avant le retour. Demain les au-revoirs aux praticiens narratifs ayant donné à voir et à entendre de leurs travaux et à nos confrères présents, pour leur chaleureuses attentions.</p>
<p><em>Jean Louis</em></p>
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		<title>DSM : TOUS LABELLISÉS ?</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 15:35:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[Keynote sur le DSM V qui succède inexorablement au célèbre DSM IV. 
Les thérapeutes narratifs nord américains sont beaucoup plus mobilisés que nous sur le sujet, d&#8217;abord parce que les coachs ne sont pas impliqués de la même façon (l&#8217;étiquetage prend d&#8217;autres formes, plus insidieuses, dans notre monde) et ensuite parce que ce débat n&#8217;a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Keynote sur le DSM V qui succède inexorablement au célèbre DSM IV. </strong><br />
Les thérapeutes narratifs nord américains sont beaucoup plus mobilisés que nous sur le sujet, d&#8217;abord parce que les coachs ne sont pas impliqués de la même façon (l&#8217;étiquetage prend d&#8217;autres formes, plus insidieuses, dans notre monde) et ensuite parce que ce débat n&#8217;a pas vraiment &laquo;&nbsp;pris&nbsp;&raquo; dans notre pays. Le DSM est un manuel qui décrit les pathologies mentales à partir d&#8217;identification de symptômes. Tom Strong, un constructionniste social, déconstruit cette tentative d&#8217;étiquetage des pathologies mentales et d&#8217;internalisation des problèmes au service de l&#8217;industrie pharmaceutique, qui influence la rédaction du manuel en fonction des molécules et des classes thérapeutiques disponibles. Il y a des centaines de milliards de dollars en jeu. L&#8217;avenir : trouver une pathologie pour chacun d&#8217;entre nous pour pouvoir nous médicaliser toute notre vie. &laquo;&nbsp;Tout concept de désordre mental est fondé sur un système de valeurs&nbsp;&raquo;, résume Tom Strong. En signe de solidarité, je vire mon badge &laquo;&nbsp;Presenter&nbsp;&raquo; !<br />
<em>PBS</em></p>
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		<title>PORTFOLIO</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 02:02:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux dessins de Jean-Louis et une vidéo extrait de la conférence d&#8217;ouverture. Le peintre au premier plan, Ronan, effectue une renarration visuelle en direct de la conférence. Have fun !


&#160;
IMG_0163
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux dessins de Jean-Louis et une vidéo extrait de la conférence d&#8217;ouverture. Le peintre au premier plan, Ronan, effectue une renarration visuelle en direct de la conférence. Have fun !</p>
<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/conferences/portfolio.html/attachment/photo" rel="attachment wp-att-2938"><img class="alignnone size-medium wp-image-2938" title="photo" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/photo-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a></p>
<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/conferences/portfolio.html/attachment/photo-2" rel="attachment wp-att-2939"><img class="alignnone size-medium wp-image-2939" title="photo" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/photo1-300x223.jpg" alt="" width="300" height="223" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/conferences/portfolio.html/attachment/img_0163" rel="attachment wp-att-2940">IMG_0163</a></p>
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		<title>QUEER NARRATIVES</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 01:47:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[
Par Elizabeth Feld
Cette conférence est tellement stimulante que j&#8217;ai du mal à tout digérer , et donc à chroniquer. Le mot qui me vient avant tout, c&#8217;est prise de conscience aiguë de l&#8217;aspect politique de notre travail. Toutes les rencontres me font vibrer, m&#8217;inspirent, me challengent.
Le just Therapy Team de new Zélande, dont je parlerai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/conferences/queer-narratives.html/attachment/charlie-2" rel="attachment wp-att-2934"><img class="alignnone size-medium wp-image-2934" title="Charlie" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/Charlie1-e1336787390885-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p><em>Par Elizabeth Feld</em></p>
<p><strong>Cette conférence est tellement stimulante que j&#8217;ai du mal à tout digérer , et donc à chroniquer. Le mot qui me vient avant tout, c&#8217;est prise de conscience aiguë de l&#8217;aspect politique de notre travail. Toutes les rencontres me font vibrer, m&#8217;inspirent, me challengent.</strong></p>
<p>Le just Therapy Team de new Zélande, dont je parlerai dans un autre article sont un exemple de thérapeutes qui ont totalement intégré l&#8217;aspect politique dans leur travail (&nbsp;&raquo; si tu aides une personne pauvre à aller mieux et que tu le remets dans sa situation de pauvreté sans adresser la situation, tu ne t&#8217;es pas servi de ta position de privilège et d&#8217;influence potentielle pour effectuer des changements sociaux)</p>
<p>Charley Lang (photo) hier matin nous a proposé un workshop très interactif  et très narratif inspiré par les nouvelles apprises ce matin que le président Obama soutient le droit au mariage gay aux USA. Le titre &laquo;&nbsp;queer narratives on film&nbsp;&raquo; (narratives homos filmées) m&#8217;avait séduite, surtout qu &#8216;en parlant en début de matinée  avec Pierre, nous nous sommes fait la réflexion qu&#8217;il n&#8217;y aucune conscience dans notre communauté narrative française du mouvement &laquo;&nbsp;queer&nbsp;&raquo; (la déconstruction des droits, privilèges, normes et constructions du privilege hétérosexuel majoritaire). Ce courant est très vivant ici au Canada et à TCX .<span id="more-2930"></span>Qu&#8217;est ce qui fait que nous n&#8217;avons pas de mouvement &laquo;&nbsp;queer&nbsp;&raquo; dans notre communauté?</p>
<p>En quoi est que je participe à faire taire des voix, y compris la mienne, en soutenant l&#8217;idée que c&#8217;est une non-question, que ce n&#8217;est que le domaine du privé ? En live, Peggy Sax a interviewé  Charley sur sa réaction aux nouvelles sur Obama et après, certains d&#8217;entre nous avons témoigné dans une équipe réflexive.</p>
<p>Charley s&#8217;est exprimé d&#8217;une façon très personnelle et sincère, et le workshop à donné lieu à un happening narratif , une co-construction entre nous les participants, Charley et bien évidemment Peggy Sax que certains d&#8217;entre vous connaissent déjà pour son travail passionnant sur la construction de communautés.  Une mise en question et reconstruction de ce que signifie le droit de se marier pour une personne gay , et surtout le droit  de choisir ce à quoi il ou elle veut dire non.</p>
<p>Nous  avons également visionné  le film. &#8216;Live to tell&#8217;, que Charley a fait sur le premier <em>prom</em> gay and lesbien aux USA.  (Le &#8216;prom&#8217;, souvent vu comme un rite de passage aux USA , est le bal de fin d&#8217;année aux USA, un événement à l&#8217;origine très hétérosexuel). Cet événement a été organisé  par EAGLE, un lycée alternatif à Los Angeles pour les jeunes gays et lesbiens qui ont dû quitter l&#8217;école à cause de harcèlement anti-gay qu&#8217;ils avaient vécu. Une chronique magnifique, pleine de vie et d&#8217;amour, qui est maintenant utilisée dans  des écoles aux USA .</p>
<p>Aujourd&#8217;hui pendant l&#8217;heure du déjeuner,  Charley va partager un deuxième film, sur les policiers gays. Qui est aussi utilisé par les départements de police américains avec beaucoup de succès à travers le pays&#8230; La synchronicite du workshop de Charley et de la parution du positionnement de Obama à la une des journaux était très marquant.</p>
<p>À voir comment ce mouvement peut se développer dans la France narrative ? Grand point d&#8217;interrogation. Quelle serait sa forme, sa pertinence , sa &laquo;&nbsp;<em>performativité</em>&nbsp;&raquo; (pour utiliser un mot de Stephen).</p>
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		<title>DANS UN FAUTEUIL</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 16:28:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[
Voici Norman Kunc, qui fait une keynote ce matin sur le thème &#171;&#160;explorer des discours alternatifs sur le handicap&#160;&#187;.
Derrière lui, une citation de Neil Marcus : &#171;&#160;le handicap n&#8217;est pas une lutte courageuse, ou du courage en face de l&#8217;adversité, le handicap est un art de vivre&#160;&#187;. Il souffre de troubles neuromoteurs depuis sa naissance [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/20120511-092427.jpg"><img class="alignnone size-full" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/20120511-092427.jpg" alt="20120511-092427.jpg" /></a></p>
<p><strong>Voici Norman Kunc, qui fait une keynote ce matin sur le thème &laquo;&nbsp;explorer des discours alternatifs sur le handicap&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Derrière lui, une citation de Neil Marcus : &laquo;&nbsp;le handicap n&#8217;est pas une lutte courageuse, ou du courage en face de l&#8217;adversité, le handicap est un art de vivre&nbsp;&raquo;. Il souffre de troubles neuromoteurs depuis sa naissance et son élocution est difficile (encore plus pour nous en anglais). Devant une salle de 200 personnes rapidement séduites par son humour et son intelligence, il déconstruit magistralement les représentations dominantes sur le handicap (organisme infra-humain, animal, légume, esprit, menace, objet de peur, de pitié, de charité, éternel enfant, ennuque sans sexualité, objet de ridicule, ange innocent, corps cassé&#8230;), et c&#8217;est accablant pour notre culture de gens &laquo;&nbsp;normaux&nbsp;&raquo;, et on réalise que l&#8217;un des grands combats politiques pour faire émerger une culture minoritaire est là, au cœur de la société.<span id="more-2925"></span> Norman fait remarquer à juste titre combien il est difficile de s&#8217;exprimer sur le sujet : &laquo;&nbsp;si vous me considérez comme une exception, un orateur brillant <em>malgré</em> mon handicap, vous renforcez le discours dominant sur le handicap&nbsp;&raquo;. Proposant de relocaliser le problème ailleurs que dans le corps du handicapé, il démontre que le handicap est socialement construit, associé à tort avec l&#8217;idée d&#8217;une tragédie et d&#8217;un combat permanents. Et qu&#8217;une vision post-structuraliste là encore, ouvre des possibilités immenses de penser différemment et d&#8217;ôter les lunettes de soleil de nos privilèges physiques et culturels.</p>
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		<title>ET PENDANT CE TEMPS,  DANS NOTRE CERVEAU</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 20:43:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Conférences & Workshops]]></category>

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		<description><![CDATA[Jeff Zimmerman a beau avoir l&#8217;air d&#8217;un Pink Floyd et commencer ses conférences par 5 bonnes minutes de jazz-rock-funk(1), c&#8217;est l&#8217;un des chercheurs les plus prometteurs dans les relations entre la neurobiologie et la construction des histoires, ce qui se passe dans le cerveau lorsque des récits préférés commencent à émerger.
Il distingue le &#171;&#160;soi expérientiel&#160;&#187;, immergé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.baftta.com/aboutus.html" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.baftta.com/aboutus.html?referer=');">Jeff Zimmerman</a> a beau avoir l&#8217;air d&#8217;un Pink Floyd et commencer ses conférences par 5 bonnes minutes de jazz-rock-funk(1), c&#8217;est l&#8217;un des chercheurs les plus prometteurs dans les relations entre la neurobiologie et la construction des histoires, ce qui se passe dans le cerveau lorsque des récits préférés commencent à émerger.</strong></p>
<p>Il distingue le &laquo;&nbsp;soi expérientiel&nbsp;&raquo;, immergé dans les expériences de vie, et le &laquo;&nbsp;soi mémoriel&nbsp;&raquo;&#8216;qui définit notre identité narrative, insistant avec <a href="http://drdansiegel.com/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/drdansiegel.com/?referer=');">Dan Siegel</a> sur la différence entre cerveau et esprit, le second utilisant le premier et les expériences relationnelles qu&#8217;il reçoit pour se constituer en permanence. Notre cerveau est une machine à anticiper et à prédire, avec des flux descendants (liés aux récits) et montants (liés à l&#8217;expérience) qui s&#8217;équilibrent plus ou moins. Le conflit entre les deux flux ou la prédominance des représentations, très influencées par l&#8217;émotion, sur les perceptions nous rend aveugle à notre propre expérience (d&#8217;où l&#8217;intérêt de la méditation par exemple qui &laquo;&nbsp;remet les compteurs à zéro&nbsp;&raquo;). Le cerveau n&#8217;est pas organisé autour des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Neurone" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Neurone?referer=');">neurones</a> (électriques), comme on le pense depuis Freud, mais des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Synapse" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Synapse?referer=');">synapses</a> (chimiques).<img title="Lire la suite…" src="http://pbshcoach.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /><span id="more-2913"></span> Jeff insiste sur le rôle des <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Neurone_miroir" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Neurone_miroir?referer=');">neurones miroirs</a> dans le traitement de l&#8217;information relationnelle : ils nous aident à détecter les intentions des autres en regardant leurs actions, agissant comme une &laquo;&nbsp;éponge&nbsp;&raquo; qui nous permet de copier et de nous approprier les actes d&#8217;autrui. La neurophysiologie montre que toutes nos perceptions sont filtrées en premier lieu par notre centres émotionnels, qui les redistribuent vers les neurones miroirs qui interprètent les intentions tout en influençant considérablement cette interprétation&#8230; C&#8217;est la que les ennuis commencent, dans la relation, dans le couple, dans le cabinet du thérapeute ou le bureau du coach.</p>
<p>La neuroplasticité est la capacité du cerveau à se reprogrammer en fonction de l&#8217;expérience, réorganisant ses connections neuronales. La mémoire est la probabilité d&#8217;activer certains schémas neuraux. Améliorée par l&#8217;émotion, la répétition, la nouveauté, elle peut évoluer en fonction de la réorganisation des schémas synaptiques. Chaque fois que l&#8217;on se souvient, on modifie le souvenir (en fonction de notre état présent). Ceci recoupe exactement la conception de Michael White et David Epston sur l&#8217;influence des histoires sur nos vies, le fait que certaines expériences sont mémorisées de façon implicite sans être mises en récit. Différentes formes de mémoire, situées dans différentes zones de notre cerveau se combinent pour nous permettre de construire l&#8217;histoire de notre vie et de la situer dans un contexte approprié. Sous stress, certaines zones (l&#8217;hippocampe) se contractent ou arrêtent carrément de fonctionner. Nous devenons incapables de comprendre notre expérience.<br />
Jeff construit un pont depuis plusieurs années entre les pratiques narratives et la façon dont le câblage de notre cerveau conditionne notre perception, nos apprentissages, notre capacité à changer et à créer des options fondées sur la connaissance et la conscience plutôt que figées dans les émotions négatives. Maître Ioda avait tort : dans notre cerveau, c&#8217;est le côté obscur qui gagne.</p>
<p>Pourtant, il y a un espoir : la conversation narrative permet d&#8217;externaliser les mécanismes neurologiques au lieu de rester dans une &laquo;&nbsp;lutte intérieure&nbsp;&raquo;. Jeff insiste sur l&#8217;importance de l&#8217;émotion et de l&#8217;affect dans les récits, et sur la vigilance face aux histoires racontées froidement et de façon intellectuelle. Contrairement aux médicaments qui &laquo;&nbsp;dupent&nbsp;&raquo; les synapses et aux TCC qui renforcent uniquement les connections amygdale &#8211; cortex, le travail narratif agit sur tous les plans en même temps.</p>
<p>Jeff réintroduit fortement la notion d&#8217;affect et d&#8217;émotion dans le travail narratif, souligne la communication entre les deux hémisphères permise par la construction à partir des &laquo;&nbsp;moments d&#8217;exception&nbsp;&raquo; (un terme qu&#8217;il préfère à exception) et le va et vient entre paysage de l&#8217;identité et de l&#8217;action, vise un renforcement de la communication entre le corps et l&#8217;esprit, la sensation de l&#8217;émotion dans le corps comme passerelle vers la mémoire et clé de voûte de notre édifice psychique.</p>
<p><em>PBS</em></p>
<p>(1) le groupe s&#8217;appelle Galactic, avec (selon Jeff) l&#8217;un des meilleurs batteurs de tous les temps surnommé &laquo;&nbsp;le monstre à huit bras&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dan Siegel : <a href="http://drdansiegel.com/books/the_developing_mind/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/drdansiegel.com/books/the_developing_mind/?referer=');">The developing Mind</a>, how the relationship and the brain interact to shape who we are</p>
<p>voir aussi <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_E._LeDoux" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/en.wikipedia.org/wiki/Joseph_E._LeDoux?referer=');">Joseph Ledoux</a> : <em>Synaptic Self: How Our Brains Become Who We Are</em>. 2002, Penguin Putnam, 2003 paperback</p>
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