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	<title>Commentaires sur : Donner la parole à des penséesou des émotions silencieuses</title>
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	<description>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative</description>
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		<title>Par : kovacs</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/coaching-narratif/donner-la-parole-a-des-penseesou-des-emotions-silencieuses.html/comment-page-1#comment-869</link>
		<dc:creator>kovacs</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 09:07:03 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,

L’apprentissage de ces pratiques s’inscrirait dans l’inachevé : il y aurait un début mais pas de fin. Se définir comme apprentis me conviendrait aussi. Pour tout vous dire, j’avais initialement envisagé un autre intitulé : celui de conducteur de travaux narratifs.

Je lui ai préféré celui d’Ouvrier, de Compagnon ou de Maître Ouvrier parce qu’ils s’inscrivent dans une tradition ancienne, une tradition où l’apprentissage est majoritairement social, la transmission se faisant verticalement, du maître à l’apprenti et horizontalement, c&#039;est-à-dire entre compagnons du tour de France, donc entre pairs, soit des personnes liées par des points communs tels que leur statut d’apprenti, leur goût du bel ouvrage, les joies et les peines rencontrées sur leur parcours d’apprentissage, etc.

Ces termes d’ouvrier, maître, ou compagnon, ont donc une histoire à raconter et ils m’ont aussi fait l’effet d’un clin d’œil à Michael White en référence à sa volonté d’inscrire les pratiques narratives dans une tradition ancienne, une tradition de reconnaissance, celle qu’il appelle la « psychologie populaire ».
Inscrire les Pratiques Narratives dans cette tradition a pour effet d’entretenir la vie dans notre relation avec tous les praticiens qui nous ont précédé depuis un passé très lointain et dont nous héritons de l’expérience, et d’imaginer aussi tous ceux qui nous succèderont et à qui nous transmettons un même témoin. Pierre, vous avez donc très justement remarqué ce que ces termes recèlent.  

Lien de maître à apprenti ou ouvrier narratif, lien entre compagnons narratifs, lien avec nos prédécesseurs dans la psychologie populaire, lien avec nos proches et lointains futurs héritiers, par ce terme se tisse un sentiment d’appartenance à une même communauté.

Bien à vous,
Stéphane</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>L’apprentissage de ces pratiques s’inscrirait dans l’inachevé : il y aurait un début mais pas de fin. Se définir comme apprentis me conviendrait aussi. Pour tout vous dire, j’avais initialement envisagé un autre intitulé : celui de conducteur de travaux narratifs.</p>
<p>Je lui ai préféré celui d’Ouvrier, de Compagnon ou de Maître Ouvrier parce qu’ils s’inscrivent dans une tradition ancienne, une tradition où l’apprentissage est majoritairement social, la transmission se faisant verticalement, du maître à l’apprenti et horizontalement, c&#8217;est-à-dire entre compagnons du tour de France, donc entre pairs, soit des personnes liées par des points communs tels que leur statut d’apprenti, leur goût du bel ouvrage, les joies et les peines rencontrées sur leur parcours d’apprentissage, etc.</p>
<p>Ces termes d’ouvrier, maître, ou compagnon, ont donc une histoire à raconter et ils m’ont aussi fait l’effet d’un clin d’œil à Michael White en référence à sa volonté d’inscrire les pratiques narratives dans une tradition ancienne, une tradition de reconnaissance, celle qu’il appelle la « psychologie populaire ».<br />
Inscrire les Pratiques Narratives dans cette tradition a pour effet d’entretenir la vie dans notre relation avec tous les praticiens qui nous ont précédé depuis un passé très lointain et dont nous héritons de l’expérience, et d’imaginer aussi tous ceux qui nous succèderont et à qui nous transmettons un même témoin. Pierre, vous avez donc très justement remarqué ce que ces termes recèlent.  </p>
<p>Lien de maître à apprenti ou ouvrier narratif, lien entre compagnons narratifs, lien avec nos prédécesseurs dans la psychologie populaire, lien avec nos proches et lointains futurs héritiers, par ce terme se tisse un sentiment d’appartenance à une même communauté.</p>
<p>Bien à vous,<br />
Stéphane</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Catherine</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/coaching-narratif/donner-la-parole-a-des-penseesou-des-emotions-silencieuses.html/comment-page-1#comment-868</link>
		<dc:creator>Catherine</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 18:38:43 +0000</pubDate>
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		<description>Cher Pierre, vous avez lu un peu vite! Guy Ausloos, systémicien de la seconde génération (constructiviste) est d&#039;accord avec vous. C&#039;est le simple spectateur qui regarde et s&#039;en va sans être touché, non le témoin.
Distraction d&#039;un apprenti liseur de diagonales et d&#039;André Gide.. ;)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Pierre, vous avez lu un peu vite! Guy Ausloos, systémicien de la seconde génération (constructiviste) est d&#8217;accord avec vous. C&#8217;est le simple spectateur qui regarde et s&#8217;en va sans être touché, non le témoin.<br />
Distraction d&#8217;un apprenti liseur de diagonales et d&#8217;André Gide.. <img src='http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </p>
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	<item>
		<title>Par : Pierre Blanc-Sahnoun</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/coaching-narratif/donner-la-parole-a-des-penseesou-des-emotions-silencieuses.html/comment-page-1#comment-867</link>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 13:03:25 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/?p=1349#comment-867</guid>
		<description>Bien d&#039;accord avec toi Catherine, surtout sur les notions d&#039;apprenti, de compagnon et de maître. Traditionnellement, le maître est celui qui, indépendant et sage, trace sa propre architecture, &quot;auteur de son édifice&quot;, pourrait-t-on dire. par contre, la définition que propose Guy Ausloos du témoin me semble narrativement (et si j&#039;ose : systémiquement) incomplètes : le témoin est façonné par ce dont il est témoin, dès lors que ce à quoi il assiste convoque sa capacité à construire une histoire pour en rendre compte, et même pour le penser. Le témoin qui regarde, voit et s&#039;en va sans être touché me semble, vu de mon tabouret d&#039;apprenti narratif, une vue de l&#039;esprit semblable à celle de l&#039;acte gratuit des &quot;Caves du Vatican&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bien d&#8217;accord avec toi Catherine, surtout sur les notions d&#8217;apprenti, de compagnon et de maître. Traditionnellement, le maître est celui qui, indépendant et sage, trace sa propre architecture, &laquo;&nbsp;auteur de son édifice&nbsp;&raquo;, pourrait-t-on dire. par contre, la définition que propose Guy Ausloos du témoin me semble narrativement (et si j&#8217;ose : systémiquement) incomplètes : le témoin est façonné par ce dont il est témoin, dès lors que ce à quoi il assiste convoque sa capacité à construire une histoire pour en rendre compte, et même pour le penser. Le témoin qui regarde, voit et s&#8217;en va sans être touché me semble, vu de mon tabouret d&#8217;apprenti narratif, une vue de l&#8217;esprit semblable à celle de l&#8217;acte gratuit des &laquo;&nbsp;Caves du Vatican&nbsp;&raquo;.</p>
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	<item>
		<title>Par : Catherine</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/coaching-narratif/donner-la-parole-a-des-penseesou-des-emotions-silencieuses.html/comment-page-1#comment-866</link>
		<dc:creator>Catherine</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 11:35:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/?p=1349#comment-866</guid>
		<description>Je fais suite au commentaire de Pierre;

Guy Ausloos écrit, en préface du livre &quot;Siegi Hirsch: Au coeur des thérapies&quot;ed Erès, à propos de Siegi Hirsch qu&#039;il était, en tant que thérapeute notamment, témoin, acteur et révélateur.

TEMOIN  &quot;.../...Le témoin n&#039;est jamais un conseiller qui, lui, croit savoir ce qui est bon pour les autres. Ce témoin est le contraire d&#039;un spectateur qui s&#039;approprie la souffrance d&#039;autrui pour l&#039;expliquer ou l&#039;interpréter. Un spectateur regarde, voit et s&#039;en va; il n&#039;a pas été touché, il n&#039;a pas rencontré l&#039;autre. Un témoin est là pour attester de ce qu&#039;il a vu, pour donner une crédibilité à la mémoire, pour confirmer la véracité d&#039;un récit, pour valider un projet de vie qui vient d&#039;éclore..../...&#039;

ACTEUR &quot;.../... Et, poursuivant le questionnement sur la position du thérapeute, ne faudrait-il pas aussi le définir comme un acteur qui assume son jeu, précise son rôle, qui n&#039;empiète jamais sur le rôle de l&#039;autre mais le modifie subtilement par le biais des intéractions?.../...&quot;

REVELATEUR &quot;.../...son questionnement maïeutique permet à chacun de découvrir ce qu&#039;il sait sans savoir qu&#039;il le sait: une révélation.../...&quot;

Effectivement, le compagnon n&#039;est pas le maître, l&#039;ouvrier n&#039;est pas le contremaître.
Personnellement, pour rester dans les parages, j&#039;aime bien le terme d&#039;&quot;apprenti&quot;.
&quot;Apprenti narratif&quot;, ça le fait, non?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je fais suite au commentaire de Pierre;</p>
<p>Guy Ausloos écrit, en préface du livre &laquo;&nbsp;Siegi Hirsch: Au coeur des thérapies&nbsp;&raquo;ed Erès, à propos de Siegi Hirsch qu&#8217;il était, en tant que thérapeute notamment, témoin, acteur et révélateur.</p>
<p>TEMOIN  &laquo;&nbsp;&#8230;/&#8230;Le témoin n&#8217;est jamais un conseiller qui, lui, croit savoir ce qui est bon pour les autres. Ce témoin est le contraire d&#8217;un spectateur qui s&#8217;approprie la souffrance d&#8217;autrui pour l&#8217;expliquer ou l&#8217;interpréter. Un spectateur regarde, voit et s&#8217;en va; il n&#8217;a pas été touché, il n&#8217;a pas rencontré l&#8217;autre. Un témoin est là pour attester de ce qu&#8217;il a vu, pour donner une crédibilité à la mémoire, pour confirmer la véracité d&#8217;un récit, pour valider un projet de vie qui vient d&#8217;éclore&#8230;./&#8230;&#8217;</p>
<p>ACTEUR &laquo;&nbsp;&#8230;/&#8230; Et, poursuivant le questionnement sur la position du thérapeute, ne faudrait-il pas aussi le définir comme un acteur qui assume son jeu, précise son rôle, qui n&#8217;empiète jamais sur le rôle de l&#8217;autre mais le modifie subtilement par le biais des intéractions?&#8230;/&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>REVELATEUR &laquo;&nbsp;&#8230;/&#8230;son questionnement maïeutique permet à chacun de découvrir ce qu&#8217;il sait sans savoir qu&#8217;il le sait: une révélation&#8230;/&#8230;&nbsp;&raquo;</p>
<p>Effectivement, le compagnon n&#8217;est pas le maître, l&#8217;ouvrier n&#8217;est pas le contremaître.<br />
Personnellement, pour rester dans les parages, j&#8217;aime bien le terme d&#8217;&nbsp;&raquo;apprenti&nbsp;&raquo;.<br />
&laquo;&nbsp;Apprenti narratif&nbsp;&raquo;, ça le fait, non?</p>
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		<title>Par : Pierre Blanc-Sahnoun</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/coaching-narratif/donner-la-parole-a-des-penseesou-des-emotions-silencieuses.html/comment-page-1#comment-865</link>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jun 2010 09:28:37 +0000</pubDate>
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		<description>Le terme de &quot;compagnon narratif&quot;, ou même d&#039;&quot;ouvrier narratif&quot; qui figure sur la présentation vidéo de Stéphane constitue en lui-même un récit riche sur la posture. Etre déconcerté et désarçonné en permanence pr le client est non seulement une &quot;saine gymnastique d&#039;humilité&quot; mais également un benchmark de notre décentrage, de notre capacité intacte de perplexité qui nous permet comme le disait Michael White d&#039;&quot;exoticiser le familier&quot;.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le terme de &laquo;&nbsp;compagnon narratif&nbsp;&raquo;, ou même d&#8217;&nbsp;&raquo;ouvrier narratif&nbsp;&raquo; qui figure sur la présentation vidéo de Stéphane constitue en lui-même un récit riche sur la posture. Etre déconcerté et désarçonné en permanence pr le client est non seulement une &laquo;&nbsp;saine gymnastique d&#8217;humilité&nbsp;&raquo; mais également un benchmark de notre décentrage, de notre capacité intacte de perplexité qui nous permet comme le disait Michael White d&#8217;&nbsp;&raquo;exoticiser le familier&nbsp;&raquo;.</p>
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