Dans « l’espèce fabulatrice », Nancy Huston parle de ce roman du Néo-Zélandais Lloyd Jones dans les termes suivants : « bien des romans européens contemporains, acharnés à clamer la solitude de l’individu et à déplorer sa mortalité, sont semblablement dépourvus de grandeur d’âme… Mister Pip nous montre en quoi les fictions romanesques peuvent être source d’éthique et de quelle manière elles peuvent nous aider à vivre » (page 168).
L’histoire est racontée par une jeune fille nommée Matilda, et se situe dans une île au large de la nouvelle Guinée. Elle se passe pendant la guerre et le blocus, à un moment où tout le monde a abandonné cette île et où seules les femmes et les enfants sont restés, ainsi que quelques rebelles combattants. Dans ce village, il ne reste plus qu’un seul blanc, un homme âgé un peu étrange nommé M. Watts et surnommé « Pop Eye » (« Bel Oeil ») par les enfants. M.Watts accepte de rouvrir l’école et comme il n’y a aucun matériel scolaire, il commence à lire aux enfants un livre qu’il admire, « les grandes espérances » de Charles Dickens. Lire le reste de cet article »


Un film, un livre : deux narrations différentes qui posent la question du texte virtuel et de la position du lecteur.
