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	<title>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative &#187; Résistances</title>
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	<description>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative</description>
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		<title>La Fabrique Narrative, année 2</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 08:55:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[La première année scolaire de la Fabrique Narrative s&#8217;est achevée la première semaine de juillet. Le bilan de cette première année de la fabrique Narrative est très intéressant.
- à partir de rien et sans être aidés par personne sinon nos amis australiens du Dulwich Center, nous avons créé une école de formation d&#8217;intervenants narratifs qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La première année scolaire de la Fabrique Narrative s&#8217;est achevée la première semaine de juillet. Le bilan de cette première année de la fabrique Narrative est très intéressant.</strong></p>
<p>- à partir de rien et sans être aidés par personne sinon nos amis australiens du Dulwich Center, nous avons créé une école de formation d&#8217;intervenants narratifs qui a accueilli plus de 50 stagiaires,<br />
- nous avons fait venir des collègues étrangers comme Jane Hutton et Daria Kutuzova qui nous ont présenté leurs visions et leurs compréhensions personnelles du travail narratif, et surtout Stephen Madigan qui nous fait l&#8217;honneur de sa première master Classe en France début septembre (il reste des places !)<br />
- nous avons validé un modèle pédagogique non contraignant et non normatif, visant à développer les styles et talents spécifiques de chaque stagiaire<br />
- nous avons développé un partenariat riche et inspirant avec nos collègues et amis du Dulwich Center, le centre narratif fondé par Michael et Cheryl White et où toute l&#8217;aventure de l&#8217;approche narrative a commencé,<br />
- Nous avons ouvert en partenariat avec l&#8217;éditeur scientifique Hermann la première collection d&#8217;édition spécifiquement consacrée aux pratiques narratives et publié un premier ouvrage, la traduction par Catherine Mengelle  de l&#8217;ouvrage de référence d&#8217;Alice Morgan, &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que l&#8217;approche narrative ?&nbsp;&raquo;<span id="more-1360"></span></p>
<p>En septembre, outre la Classe de Mer avec le Stephen Madigan, thérapeute canadien mondialement reconnu et compagnon de route de Michael White et David Eston depuis 30 ans (les 6, 7 et 8), nous redémarrons avec des programmes et une organisation beaucoup plus importants :</p>
<p>- une classe d&#8217;initiation, des séminaires de perfectionnement et des séminaires Master Class animés par Pierre Blanc-Sahnoun et Elizabeth Feld, désormais enseignante permanente de la Fabrique,<br />
- Des visites régulières des enseignants australiens du Dulwich Center dans le cadre de séminaires d&#8217;un ou deux jours,<br />
- Des groupes de supervision narrative à Bordeaux, Paris et Nantes,<br />
- et bien d&#8217;autres innovations, projets de livres et de publications inédites, etc.</p>
<p>Bien qu&#8217;un grand nombre des séminaires 2010-11 soient déjà complets, n&#8217;hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez vous former ou vous perfectionner à l&#8217;approche narrative&#8230; ou simplement pour faire connaissance.</p>
<p><em>Contact : catherine@cooprh.com ou 05 56 12 69 62</em></p>
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		<title>De l’importance et de la puissance des métaphores</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 13:38:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Michèle Gauthier
http://www.michele-gauthier-coaching.fr/

Un bel extrait de conversation qui illustre la puissance du changement de métaphore comme point de départ de la renégociation du sens. Illustré par une splendide photo de Luc Pouyanne, reçue il y a quelques jours, et qui s&#8217;applique pour sa part à illustrer une métaphore collective née lors d&#8217;un exercice du dernier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Par Michèle Gauthier<br />
<a href="http://www.michele-gauthier-coaching.fr/" target="_blank">http://www.michele-gauthier-coaching.fr/</a></strong></em></p>
<p><strong><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/IMG_2148.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1326" title="IMG_2148" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/IMG_2148-300x149.jpg" alt="" width="300" height="149" /></a></strong></p>
<p><strong>Un bel extrait de conversation qui illustre la puissance du changement de métaphore comme point de départ de la renégociation du sens. Illustré par une splendide photo de Luc Pouyanne, reçue il y a quelques jours, et qui s&#8217;applique pour sa part à illustrer une métaphore collective née lors d&#8217;un exercice du dernier séminaire Initiation.</strong></p>
<p>« Vous m’avez parlé du vinyl, la dernière fois. Moi je me voyais tranquille sur mon manège, à regarder le paysage. Mais ce n’était pas du tout ça. Vous m’avez parlé de disque rayé. C’était plutôt ça ! »</p>
<p>Je suis surprise, étonnée et émerveillée de ce que Brigitte a fait de la métaphore que je lui avais proposé. Lors de la précédente séance, j’ai donné l’image qui me venait, celle du « disque rayé » en parlant de sa relation avec son frère.</p>
<p><span id="more-1324"></span></p>
<p>Elle me raconte alors qu’elle ne peut s’autoriser pas à être heureuse, car son frère vit des difficultés. Elle l&#8217;aide ou aide sa famille (sa fille notamment qui est gravement malade) mais il ne la remercie pas. Or malgré tout, elle me décrit le fait de ne pouvoir s&#8217;empêcher de l&#8217;aider. Cela se produit depuis plusieurs années.  J’entendais dans son récit, la répétition à cette expérience d’où l’image de ce « disque rayé ».</p>
<p>D’un air léger, elle me dit, lors de cette première séance : « C’est comme un manège ! » Je lui fais part de l’image qui m’apparaît : «  Brigitte, moi je vois plutôt un disque rayé, vous savez, les 33 tours. Le diamant qui retombe toujours au même endroit et n’arrive pas à en sortir » Elle ne répond pas et nous poursuivons nos échanges sans y revenir durant la séance.</p>
<p><strong>Lors de la séance suivante, elle me dit qu’elle est arrivée à dire « ça suffit» à son frère</strong>, et elle ajoute : «  Mais c’est grâce au « Vinyl »  ! Moi je me voyais comme dans un manège, confortable, ouverte à l’extérieur. Mais en fait, c’était noir, complètement fermé, et je me suis dit : &laquo;&nbsp;ce n’est pas possible, ça doit s’arrêter. Ce n’est plus supportable ! &laquo;&nbsp;». Elle poursuit : « J’ai pu dire à mon frère que, s’il estimait que je n’en faisais pas assez pour lui, que si telle et telle chose (j’ai énuméré), cela ne comptait pas pour lui, je ne voyais plus quoi faire d’autre. » Et Brigitte continue calmement : « Donc je lui ai dit que je ne viendrai l’aider que s’il le demande. » Je me sens bien avec cette décision ».</p>
<p>Pour en revenir à cette métaphore, dans cette image, je voyais juste le « disque rayé », le mouvement toujours identique qui se renouvelle. Elle y a vu le noir, l’enfermement, choses que je n’aurai jamais dites, car je ne les voyais pas. Et c&#8217;est ce qui lui a donné l&#8217;énergie de changer quelque chose pour elle.</p>
<p><strong>Je me rends compte de la puissance des métaphores</strong>, des images par leur respect de chacun. Lorsque j&#8217;en propose une, mes interlocuteurs les utilisent comme c’est opportun pour eux, à ce moment-là ! Ca les aide à donner du sens à ce qu’ils vivent. Et c&#8217;est eux qui trouvent ce sens dans la métaphore proposée.</p>
<p>Et vous, avez-vous déjà remarqué ce genre de phénomène ?</p>
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		<title>Encore quelques places pour voir Madigan</title>
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		<pubDate>Fri, 28 May 2010 15:24:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[La Classe de Mer 2010 de la Fabrique Narrative : 6, 7 et 8 septembre 2010 à Arcachon !
 
“Pour augmenter la puissance et la pertinence de nos questions narratives”
Avec Stephen Madigan	Pour la première fois en France 			(traduction simultanée)
Stephen Madigan a été l&#8217;un des tout premiers élèves et collaborateurs de Michael White et David Epston. Praticien mondialement reconnu, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Classe de Mer 2010 de la Fabrique Narrative : 6, 7 et 8 septembre 2010 à Arcachon !</strong></p>
<h2><strong> </strong><br />
“Pour augmenter la puissance et la pertinence de nos questions narratives”</h2>
<p><strong><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/workshop-photo.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-922" title="workshop-photo" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/workshop-photo-300x225.jpg" alt="" width="240" height="180" /></a>Avec Stephen Madigan	Pour la première fois en France 			(traduction simultanée)</strong><br />
Stephen Madigan a été l&#8217;un des tout premiers élèves et collaborateurs de Michael White et David Epston. Praticien mondialement reconnu, il est l&#8217;une des figures marquantes du développement des pratiques narratives dans le domaine de la thérapie familiale. En 1992, il a fondé la Vancouver School for Narrative Therapy, première école narrative de l&#8217;hémisphère Nord. Praticien non-conventionnel et chercheur brillant couronné par des prix prestigieux (notamment l&#8217;Award de l&#8217;American Family Therapy Academy), Stephen Madigan s&#8217;est spécialisé sur l&#8217;étude des éléments culturels qui influencent la relation thérapeutique et contribuent à la reproduction de relations de pouvoir à l&#8217;intérieur de l&#8217;accompagnement.</p>
<p><span id="more-1306"></span><br />
Cet atelier de 3 jours sera consacré à l&#8217;histoire des principales idées qui fondent les pratiques narratives, à travers une série de vidéos de conversations qui permettront aux participants de découvrir en dimension réelle le travail de Stephen avec ses patients.<br />
La Classe de Mer est le séminaire annuel de la Fabrique Narrative. S&#8217;adressant à des personnes déjà formées aux idées narratives, il donne l&#8217;occasion d&#8217;un rassemblement de 3 jours dans un lieu maritime et agréable, autour d&#8217;un praticien de renommée mondiale. Il s&#8217;agit d&#8217;une opportunité unique de perfectionnement, qui permet de découvrir de nouvelles approches et techniques, de se familiariser avec des façons de penser radicalement nouvelles, de pratiquer l&#8217;approche narrative de façon intensive.<br />
Cet événement est ouvert à tous ceux et celles qui travaillent dans la relation d’aideet sont familiarisés à l’Approche Narrative</p>
<p>www.stephenmadigan.ca<br />
<strong>INFORMATIONS COMPLETES ET RENSEIGNEMENTS PRATIQUES </strong></p>
<p>contact: Christine Thubé</p>
<p>christine@cooprh.com 06 75 79 32 70</p>
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		<title>Un retelling</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 21:26:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Françoise Quennessen
http://legranddeblocage.blogspirit.com

Bonjour à tous,
Mercredi dernier, fin de la cinquième session de formation à la Fabrique.
Sur le chemin du retour, à chaque fois je suis passée par plusieurs étapes, ressentis&#8230;  très différents, mais toujours très puissants.
Première session j&#8217;ai vécu  avec une immense tristesse la séparation d&#8217;avec le groupe que je venais de découvrir, auquel je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Françoise Quennessen<br />
</strong><a href="http://legranddeblocage.blogspirit.com" target="_blank">http://legranddeblocage.blogspirit.com</a></p>
<p><strong><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/aigle.royal_.fab-nar.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1286" title="Aigle royal" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/aigle.royal_.fab-nar.jpg" alt="" width="100" height="137" /></a></strong></p>
<div id="_mcePaste">Bonjour à tous,</div>
<div id="_mcePaste">Mercredi dernier, fin de la cinquième session de formation à la Fabrique.</div>
<div id="_mcePaste">Sur le chemin du retour, à chaque fois je suis passée par plusieurs étapes, ressentis&#8230;  très différents, mais toujours très puissants.</div>
<div id="_mcePaste">Première session j&#8217;ai vécu  avec une immense tristesse la séparation d&#8217;avec le groupe que je venais de découvrir, auquel je me sentais appartenir très fortement : larmes.</div>
<div id="_mcePaste">La seconde je l&#8217;ai vécue et assumée sans  problèmes notoires. Travail sur le désespoir; découverte de Stephen Madigan. Wouaouuuuuuu !!</div>
<div id="_mcePaste">Troisième session : &laquo;&nbsp;le club de vie&nbsp;&raquo;. Le mien était habité/occulté par une seule personne. J&#8217;ai   découvert qu&#8217;il y avait pas mal de monde; de belles &laquo;&nbsp;retrouvailles&nbsp;&raquo; qui m&#8217;ont permis de remettre &laquo;&nbsp;les pendules à l&#8217;heure&nbsp;&raquo;.  Mes deux filles sont re-devenues une,   elles ne sont plus le jour et la nuit, mais une seule lumière  qui habite ma vie depuis et pour toujours. J&#8217;ai pleuré, comme tout le monde ce jour là ! Beaucoup d&#8217;émotion sincèrement partagée.</div>
<div><span id="more-1285"></span></div>
<div id="_mcePaste">Quatrième session : je n&#8217;étais pas là, j&#8217;ai montré mon côté le plus négatif.  Pourtant c&#8217;est de celle là que j&#8217;ai retenu/acquit  le plus de &laquo;&nbsp;positif&nbsp;&raquo;.</div>
<div id="_mcePaste">Cinquième session : Mutation ??? Croyez moi, ce ne fut  pas rien. Oser sortir du nid, sans en avoir été rejeté; au contraire, les autres&nbsp;&raquo;oisillons&nbsp;&raquo; m&#8217;ont aidée à m&#8217;élancer,  puis à déployer mes ailes pour, enfin,  à exécuter le &laquo;&nbsp;grand saut&nbsp;&raquo; vers l&#8217;autre, vers la vie. Voilà que l&#8217;oiseau silencieux s&#8217;est mis à chanter juste, haut et fort. J&#8217;ai enfin  pu exprimer tout ce que je cachais  en moi ! Je m&#8217;en doutais bien, mais n&#8217;osais pas laisser sortir tout ce que j&#8217;avais  accumulé depuis des mois. J&#8217;ai inspiré &laquo;&nbsp;une grande bouffée d&#8217;air frais&nbsp;&raquo; que je n&#8217;ai pas&#8230; expirée.</div>
<div id="_mcePaste">Le pire, et finalement le meilleur,  fut  de réaliser que l&#8217;image que je donnais,  ne me ressemblait pas vraiment.   Un jour&#8230; un passeur m&#8217;a  conduite sur une autre rive où il fait bon vivre, mon épanouissement est VRAI, malheureusement&#8230; j&#8217;avais du mal à y croire, à avoir confiance en moi et à le dé-montrer au cours des sessions précédentes.  Je me retenais, me contenais&#8230; &laquo;&nbsp;en public&nbsp;&raquo; !</div>
<div id="_mcePaste">Notre oiseau n&#8217;a pourtant pas hésité à en aider d&#8217;autres, à tenter de les accompagner sur le chemin qu&#8217;il avait parcouru.  Et voilà qu&#8217;il n&#8217;a pas échoué, (pour ne pas dire réussi&#8230;.),  dans cet accompagnement; cependant,  il avait du mal à le voir/croire , tant son manque de confiance en lui était grand.</div>
<div id="_mcePaste">Un très beau jour, enfin, ouvrant grand ses yeux et ses oreilles, il a accepté les cadeaux qu&#8217;on lui offrait; l&#8217;histoire du petit oiseau s&#8217;est bigrement épaissie;</div>
<div id="_mcePaste">Les mots : joie, bonheur, émotion, partage, vérité, douceur, devenir, avenir, ouverture&#8230;</div>
<div id="_mcePaste">Les images : champ de fleurs sauvages,  fleuve tranquille, un planeur, un chêne centenaire, des racines, la mer, l&#8217;horizon, ciel bleu, soleil, un petit vélo qui s&#8217;envole,</div>
<div id="_mcePaste">Et si j&#8217;avais la courage d&#8217;aller jusqu&#8217;au bout&#8230; j&#8217;écrirais, j&#8217;écris &laquo;&nbsp;autrement&nbsp;&raquo; :</div>
<div id="_mcePaste">Moi, l&#8217;oiseau je n&#8217;ai pourtant pas hésité à en aider d&#8217;autres,  à les accompagner sur le chemin que j&#8217;ai suivi. Et voilà, je n&#8217;échoue pas, pour ne pas dire &laquo;&nbsp;réussir&nbsp;&raquo;, dans ce projet auquel j&#8217;adhère et crois dorénavant.</div>
<div id="_mcePaste">Mon histoire  s&#8217;est bigrement épaissie; sans orgueil ni auto-satisfaction, aujourd&#8217;hui je suis fière.  J&#8217;appartiens  à la tribu de l&#8217;AIGLE ROYAL et me sens rattachée aux autres groupes par ce lien chaleureux que vous m&#8217;avez tendu.</div>
<div id="_mcePaste">Je peux déployer mes ailes au sein de la famille narrative à laquelle j&#8217;adhère et appartiens sans réserve.  Cela me correspond, m&#8217;habite,  je le vis intensément !</div>
<div id="_mcePaste">A l&#8217;avenir, je m&#8217;efforcerai d&#8217;en être toujours digne et de ne pas décevoir mes compagnons de route, connus ou inconnus, présents ou à venir.</div>
<div id="_mcePaste">Que serais-je sans vous ?</div>
<div id="_mcePaste">MERCI A TOUS  POUR   CE QUE VOUS M&#8217;AVEZ APPORTÉ; PRÈS DE VOUS,   JE SUIS ET VEUX RESTER DANS LA VIE.</div>
]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;La Narrative au service de notre vie&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 01 May 2010 14:08:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de la Fabrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[Un texte épatant de Thierry Groussin, animateur talentueux du blog &#171;&#160;Indiscipline Intellectuelle&#160;&#187;, manager humaniste et compagnon de route de longue date de nos explorations narratives.
Une vie, ce n’est pas un chemin, c’est une multitude de chemins. Nous avons l’illusion d’une ligne &#8211; notre &#171;&#160;ligne de vie&#160;&#187; &#8211; comme une ligne de métro avec ses stations, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un texte épatant de Thierry Groussin, animateur talentueux du blog <a href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/" target="_blank">&laquo;&nbsp;Indiscipline Intellectuelle&nbsp;&raquo;</a>, manager humaniste et compagnon de route de longue date de nos explorations narratives.</strong></p>
<p>Une vie, ce n’est pas un chemin, c’est une multitude de chemins. Nous avons l’illusion d’une ligne &#8211; notre &laquo;&nbsp;ligne de vie&nbsp;&raquo; &#8211; comme une ligne de métro avec ses stations, toujours les mêmes, toujours dans le même ordre. Vous allez me dire : c’est normal, c’est la chronologie ! Je ne suis plus d’accord avec cette vision. La ligne que nous décrivons, les stations que nous y recensons, l’ordre dans lequel nous le faisons, tout cela résulte du choix du narrateur, de l’histoire qu’il a élaborée pour intégrer des évènements que, dans le moment, il juge importants et structurants. Or, pouvez-vous faire découvrir Paris à des étrangers en parcourant seulement la ligne 12 ou la ligne 3 du métro, fût-ce de la surface ?</p>
<p><span id="more-1253"></span></p>
<p>Je vais vous donner un exemple de la manière dont on choisit de prendre la ligne 12, la 3 ou la 8. Vous arrive-t-il, comme à moi, d’être porté à la cyclothymie ? Y a-t-il des matins où tout semble sourire et d’autres où la grisaille envahit votre âme ? Si vous connaissez ces polarités, votre vie vous apparaît sous des jours contrastés. Elle est comme ces danseuses de Pirandello dont la robe change de couleur en passant sous des projecteurs différents. Ainsi, j’ai fini par comprendre qu’il ne faut pas se représenter notre vie comme une ligne mais comme un espace. Pas comme un chemin, mais comme un paysage. Comme une ville, finalement, avec ses hauts-quartiers, ses lieux de lumière et ses zones d’ombre, ses lieux branchés et ses «squatts». Et, à l’intérieur même de ces lieux contrastés, on peut rencontrer l’incongruité : faire de mauvaises rencontres dans les beaux quartiers et de belles rencontres dans les mauvais.</p>
<p><strong>Ainsi, j’ai découvert que je peux me représenter ma propre vie d’au moins deux manières très opposées :</strong>une belle route qui s’élève progressivement, en serpentant un peu, et qui m’emmène vers des accomplissements successifs où je me découvre moi-même &#8211; ou bien une errance glauque, absurde, qui n’a pour vertu que de révéler la gamme de mes infirmités et de mes malchances. Dans cette ville qu’est ma vie, les lieux que je revisite dépendent en fait de mon humeur et de l’itinéraire que celle-ci me fait prendre. Attention, d&#8217;ailleurs, aux routines : à force de prendre toujours le même itinéraire, je cours le risque de me faire une représentation très appauvrie de ma ville et de ma vie.</p>
<p><strong>Premier itinéraire. Si je me réveille avec un bobo à l’âme ou avec une crise de foie,</strong> je vais parler de ma vie comme d’une série d’erreurs, d’insuffisances personnelles et éventuellement d’injustices. Je n’ai pas été capable d’achever mes études secondaires. Je n’ai pas réussi à coucher avec la grande Nunuche – et pourtant tout le lycée était passé dans son lit. J’ai planté le commerce de mon père. J’ai connu, certes, des débuts de réussite mais ils ont toujours fini par tourner court. J’ai flingué mon mariage. Je ne suis même pas sûr d’être un bon père. En fait, en tant que conteur amer de ma vie, j’ai choisi de divaguer, de tourner en rond dans mes bas-quartiers, et si j’emmène quelqu’un avec moi, ma ville va lui paraître quelque chose de sordide et de puant.</p>
<p><strong>Un autre itinéraire maintenant et, je vous l’assure, toujours dans la même ville.</strong> Adolescent, j’avais une intelligence trop libre, des aspirations profondes mais dont je ne trouvais pas la clé. Seule une succession d’expérimentations – d’apprentissages &#8211; m’a permis de me trouver moi-même. Je me suis réalisé d’une manière – de plusieurs manières en fait &#8211; qui n’était pas celle que mes parents ou mes maîtres auraient pu imaginer. J’ai dû me débrouiller sans aiguilleur. Il m’était nécessaire et il m’a été fécond, par exemple, d’en passer par l’autodidaxie. Il me fallait au cours de ma vie embrasser plusieurs métiers que je ne connaissais pas à l’avance et qu’à chaque fois j’ai dû inventer. Quelquefois, bien sûr, cela a rassemblé aux « escaliers de la Butte si durs aux miséreux » que chantait Piaf. Et, quelquefois, je me suis retrouvé dans de sombres impasses, de véritables coupe-gorge. Mais, quand je regarde ce qui s’est réellement passé dans ces lieux sinistres, force m’est de reconnaître qu’à tout le moins j’y ai fait preuve de résilience et peut-être aussi de quelques autres vertus. Ce sont ces belles rencontres que j’évoquais, que l’on peut faire dans de mauvais lieux – des rencontres avec soi-même.</p>
<p><strong>Alors, si j’avais un exercice à proposer à ceux que le dénigrement de soi guette parfois, </strong>ce serait de prendre une très grande feuille de papier et de dessiner leur ville en trois dimensions : la plaine et les hauteurs, la rivière et ses ponts, les quartiers pauvres, les quartiers riches, les parcs, les magasins, les bistrots, les stations de bus ou de métro, les bancs et les terrasses, les églises, les monuments, les écoles, les usines&#8230; Pourquoi pas aussi, quelque musée où ranger de vieux souvenirs devenus encombrants et un cimetière pour ce qui fut et n’est plus.  Et je proposerais d’imaginer ensuite une grande variété d’itinéraires différents, comme si vous deviez la faire visiter à des touristes dont les intérêts ne sont pas les mêmes. A certains moments, vous verrez, vous aurez envie de devenir urbaniste et vous prendrez plaisir à remodeler certains quartiers, à rajouter un pont sur la rivière ici, une fontaine au coin d’une rue là, ou, comme Haussmann, à percer une avenue. Voilà ma façon de me représenter la « Narrative ».</p>
<p><strong>Thierry Groussin, Responsable de la formation des Dirigeants au Crédit Mutuel</strong></p>
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