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	<title>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative &#187; Résistances</title>
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	<description>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative</description>
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		<title>DANS LA PEAU DE L&#8217;AUTRE</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Aug 2011 09:25:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le dernier Almodovar nous pose en termes narratifs la question de la construction de l&#8217;identité sexuelle, une question que connaissent bien nos collègues qui travaillent sur la «queer therapy&#160;&#187;.
Être un homme ou être une femme, comment est-ce que cela se fabrique ? Quels sont les liens entre les caractéristiques biologiques de notre corps et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/resistances/dans-la-peau-de-lautre.html/attachment/pedro-almodovar-la-piel-que-habito-antonio-banderas-10461866dsadd_1902" rel="attachment wp-att-2104"><img class="alignnone size-medium wp-image-2104" title="pedro-almodovar-la-piel-que-habito-antonio-banderas-10461866dsadd_1902" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/pedro-almodovar-la-piel-que-habito-antonio-banderas-10461866dsadd_1902-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" /></a><br />
<strong>Le dernier Almodovar nous pose en termes narratifs la question de la construction de l&#8217;identité sexuelle, une question que connaissent bien nos collègues qui travaillent sur la «queer therapy&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Être un homme ou être une femme, comment est-ce que cela se fabrique ? Quels sont les liens entre les caractéristiques biologiques de notre corps et le sentiment que nous avons d&#8217;appartenir à un genre ou un autre ? Comment dessinons-nous les frontières entre le fait d&#8217;être un homme et celui d&#8217;être une femme ? Et existe-t-il et de véritables frontières tranchées sur ce sujet ou ces limites ne sont-elles elle-même que des constructions culturelles ? <span id="more-2103"></span>Peut-on même parler d&#8217;être un homme et d&#8217;être une femme ou au contraire ne serait-il pas plus judicieux de considérer qu&#8217;il existe un territoire identitaire, une sorte de continuum de l&#8217;identité sexuelle qui possède plusieurs agglomérations mais pas de frontières définies, sinon à travers un ensemble de récits culturels, traditionnels et familiaux qui renseignent l&#8217;ensemble des «shoulds » que nous devons respecter pour que notre environnement social sache avec certitude si nous sommes un homme ou une femme…</p>
<p>Pour certaines personnes, la question du genre est cruciale dans la mesure où il n&#8217;existe aucun récit culturel auquel elles puissent s&#8217;identifier et qui puissent enraciner une inscription identitaire quelconque : en dehors d&#8217;homme, femme, transgenre, gay, lesbienne, peu d&#8217;identités sexuelles sont à la disposition des gens, qui puissent leur permettre de refléter fidèlement l&#8217;infinie complexité et la finesse du choix d&#8217;orientation sexuelle et sentimentale que nous faisons à tout moment de notre vie, avec ses ambivalences, ses multiples facettes, et ses éventuelles incohérences.</p>
<p><strong>Mais la question la plus prégnante du film est celle de savoir si l&#8217;on peut façonner l&#8217;identité sexuelle de quelqu&#8217;un d&#8217;autre à son corps défendant</strong> (si l&#8217;on peut dire). Manifestement, la réponse d&#8217;Almodovar, en forme d&#8217;espoir, est que la personne reste le seul juge et le seul créateur de sa propre identité, aidée en cela par la méditation et l&#8217;expression artistique. Même si l&#8217;on ne peut pas dire avec certitude qu&#8217;elle <em>produit</em> son identité (d&#8217;autres histoires dominantes l&#8217;ont influencée tout au long de sa vie), nous pouvons assister à la démonstration implacable du fait que même enfermée pendant des années sans aucun contact avec l&#8217;extérieur, la personne garde un seul pouvoir : celui de choisir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em> A part ça, c&#8217;est la rentrée. Nous espérons que vous avez passé de bonnes vacances et que l&#8217;été vous a permis de vous ressourcer et de vous reposer. La Fabrique Narrative reprend ses activités dès le 7 septembre avec <a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/la-fabrique-narrative/stephen-madigan-revient-a-arcachon.html" target="_blank">la Classe de Mer à Arcachon, entièrement consacrée à Stephen Madigan</a> sur le thème de l&#8217;individualisme et, justement, de la construction sociale de l&#8217;identité et de la façon dont les relations de pouvoir peuvent infléchir cette construction. Il reste des places, ne ratez pas cette occasion de passer trois jours avec l&#8217;un des plus grand thérapeutes narratifs actuels.</em></p>
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		<title>CONVERGENCES NARRATIVES</title>
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		<pubDate>Thu, 12 May 2011 06:56:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[par Catherine Mengelle
Le Congres du CRAA à Bordeaux, le 10 mai, avec une belle affiche, a été l&#8217;occasion de confirmer que les idées narratives émergent dans tous les champs thérapeutiques.
Témoignage narratif suite à un colloque : ce que j&#8217;ai retenu, ce qui m&#8217;a frappée, l&#8217;image que cela me donne des intervenants, pourquoi leur propos ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>par Catherine Mengelle</strong></p>
<p><strong>Le Congres du CRAA à Bordeaux, le 10 mai, avec une belle affiche, a été l&#8217;occasion de confirmer que les idées narratives émergent dans tous les champs thérapeutiques.</strong></p>
<p>Témoignage narratif suite à un colloque : ce que j&#8217;ai retenu, ce qui m&#8217;a frappée, l&#8217;image que cela me donne des intervenants, pourquoi leur propos ont autant résonné chez moi et où cela m&#8217;a amenée.<br />
 <br />
Forcément, j&#8217;avais été interpellée par le thème de la journée proposée à Bordeaux par le CRAA autour de Boris Cyrulnik &laquo;&nbsp;Faire de sa vie une histoire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ce fut l&#8217;occasion d&#8217;entendre plusieurs voix, en général savantes, s&#8217;exprimer sur la force du récit et de la narration et de m&#8217;étonner que les praticiens narratifs qui travaillent à partir des idées de White &#038; Epston ne représentent qu&#8217;un petit bout d&#8217;une réflexion plus globale qui semble se faire simultanément dans plusieurs endroits du monde. Cette simultanéité m&#8217;a frappée et également le fait que notre approche (présente au colloque à travers la présentation qu&#8217;a faite Julien Betbeze des cartes narratives de White) ne soit qu&#8217;une histoire parmi beaucoup d&#8217;autres.<span id="more-1911"></span> Cela m&#8217;a beaucoup intriguée et m&#8217;a permis de me dégager d&#8217;une posture que je qualifierai de &laquo;&nbsp;naïveté de l&#8217;émerveillement&nbsp;&raquo; pour une perception plus assurée des effets intéressants de mon travail avec les gens en difficulté.<br />
Nous avons entendu Boris Cyrulnik redire que &laquo;&nbsp;notre histoire n&#8217;est pas notre destin&nbsp;&raquo;, une autre façon de croire qu&#8217;il existe des histoires alternatives, pour ne pas dire préférées. Nous avons entendu quelqu&#8217;un citer Paul Ricoeur : &laquo;&nbsp;notre identité est narrative&nbsp;&raquo;, Sartre : &laquo;&nbsp;L&#8217;essentiel n&#8217;est pas ce qu&#8217;on a fait de l&#8217;homme, mais ce que l&#8217;homme fait de ce qu&#8217;on a fait de lui&nbsp;&raquo;, Bourdieu et le concept d&#8217;habitus. Nous avons entendu l&#8217;idée que écrire/lire ou jouer/assister à une représentation, peindre/regarder, etc., sont des activités où les intervenants sont toujours co-auteurs d&#8217;une nouvelle œuvre, que parler permet de fixer les souvenirs dans la mémoire (un enfant à qui on ne parle pas enregistre les choses en mémoire mais n&#8217;aurait pas accès à ses souvenirs). J&#8217;ai aussi entendu que &laquo;&nbsp;le récit a pour fondement le vécu&nbsp;&raquo; et que le fait de raconter sa vie à quelqu&#8217;un permet (puisque l&#8217;orateur et l&#8217;auditeur sont co-auteurs d&#8217;un nouveau récit) de remanier la perception de ce qui est arrivé, de voir les choses autrement (Cyrulnik). Sylvia Nabinger, brésilienne, qui travaille sur le sujet de l&#8217;adoption internationale, a expliqué pourquoi il était important que les parents biologiques (souvent la mère) donnent un nom à l&#8217;enfant : ce prénom est attaché à l&#8217;imaginaire de la famille, c&#8217;est quelque chose d&#8217;une fine trace et cela n&#8217;empêche pas la famille adoptive d&#8217;ajouter un autre prénom au premier. Ca me rappelle que notre vie est multi-histoires.</p>
<p>J&#8217;ai aimé le témoignage de ce jeune garçon d&#8217;origine brésilienne, adopté en France et fou de cheval, que ses parents ont accompagné au Brésil pour retrouver ses racines. Il avait notamment en tête l&#8217;image un peu idéalisée des gauchos, des ranchs et des grandes étendues de la pampa. Nous l&#8217;avons vu, là-bas, galoper à cheval avec les gauchos, emmitouflé dans un grand poncho de laine, comme s&#8217;il avait fait ça toute sa vie : &laquo;&nbsp;j&#8217;ai compris pourquoi j&#8217;aimais tant le cheval. Il n&#8217;y a pas de hasard&nbsp;&raquo; sont les mots qu&#8217;il a prononcés. Ce jeune homme a aujourd&#8217;hui une vie qu&#8217;on pourrait qualifier de banale, une vie comme tout le monde, en France. Sans ce voyage et les compréhensions qu&#8217;il a permises, peut-être que sa vie n&#8217;aurait pas pu se dérouler aussi simplement. Ce que je veux dire, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;est pas devenu gaucho : cette idée est essentielle dans le travail que je fais avec les jeunes (et les moins jeunes d&#8217;ailleurs) sur l&#8217;orientation.</p>
<p>Christophe Niewiadomski a parlé de la montée de l&#8217;individualisme réflexif, presque comme une nouvelle injonction, en tout cas une obligation née à mon avis des difficultés et de l&#8217;insécurité du monde moderne : la question de l&#8217;orientation par exemple se pose de façon beaucoup moins aiguë en période de plein emploi où on peut plus facilement laisser aller les choses, compter sur les opportunités, compenser un boulot pas très &laquo;&nbsp;folichon&nbsp;&raquo; par la sensation de sécurité qu&#8217;il offre, compter sur les contre-parties.</p>
<p>Le brésilien E.C. de Souza a tenu à présenter son travail sur l&#8217;apprentissage par la biographie en Français. Sa mauvaise maîtrise de notre langue a malheureusement rendu son exposé incompréhensible. J&#8217;ai retenu qu&#8217;il y a des tas de choses qu&#8217;on sait faire et qui n&#8217;ont pas été apprises à l&#8217;école. Vivre dans la rue notamment &laquo;&nbsp;permet&nbsp;&raquo; d&#8217;acquérir de nombreux savoirs et compétences. Cette idée rejoint l&#8217;idée narrative de reconstruire à partir des talents et des savoirs populaires. Je me suis demandée pourquoi je n&#8217;intervenais pas pour dire simplement que nous ne comprenions rien et qu&#8217;il vaudrait mieux que quelqu&#8217;un d&#8217;autre lise la contribution d&#8217;Elizeu à sa place, quand Jean-Louis Roux à ma gauche m&#8217;a très finement rappelé le jeu de Paulo Freire lorsqu&#8217;il avait reçu chez lui Cheryl White et David Denborough qui n&#8217;avaient pas fait l&#8217;effort de s&#8217;exprimer dans sa langue, et Christophe, à ma droite (j&#8217;étais bien entourée), me soufflait le mot &laquo;&nbsp;respect&nbsp;&raquo;. Alors, je n&#8217;ai rien dit, je n&#8217;ai rien compris de ce qu&#8217;Elizeu disait mais j&#8217;ai écouté le son de sa voix et respecté le point d&#8217;honneur qu&#8217;il mettait à lire son texte dans notre langue. Il me semble ce matin que j&#8217;ai appris beaucoup plus de ce petit événement insignifiant que de tous les discours de la journée d&#8217;hier.</p>
<p>Je fais même un autre lien : cette écoute sans compréhension me rappelle aussi l&#8217;intervention/performance de Philippe Lacadée, poète et psychanalyste, intervention un peu surréaliste, œuvre d&#8217;art délirante (ou bien est-ce mon travail de co-auteur qui en a fait une œuvre d&#8217;art ?). Cette intervention m&#8217;a fait la même impression que lorsque je suis devant un tableau de Dali où je ne comprends rien mais que je trouve étrangement très beau ! Est-il nécessaire de toujours comprendre?</p>
<p>Pour revenir à des choses plus pratiques, j&#8217;ai adoré le travail de Sandra Cabrol dont l&#8217;équipe est en train de pacifier les favelas de Rio. Elle appuie ce travail sur la résilience, l&#8217;écologie et l&#8217;activité créative qui &laquo;&nbsp;transforme la subjectivité&nbsp;&raquo;, c&#8217;est une élève de Cyrulnik mais ce qu&#8217;elle fait ressemble tellement au travail de David Denborough que je lui ai proposé de lui envoyer la traduction française de &laquo;&nbsp;Pratiques Narratives Collectives&nbsp;&raquo;. On dit au Brésil pour parler de quelque chose réputée impossible &laquo;&nbsp;Faire ça, c&#8217;est comme extraire du lait de la pierre&nbsp;&raquo;, et c&#8217;est ce qu&#8217;elle fait !<br />
Boris Cyrulnik a conclu sur une idée qui m&#8217;est très chère et qui l&#8217;oppose aux théoriciens américains qui ont repris ses travaux : &laquo;&nbsp;la résilience n&#8217;est pas l&#8217;adaptation, c&#8217;est au contraire la résistance. Il ne s&#8217;agit pas de s&#8217;adapter aux mauvaises conditions mais de trouver des solutions pour résister, c&#8217;est le milieu qui doit s&#8217;adapter&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>POLICE DE L&#8217;AMOUR OU POLICE TOUT COURT ?</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 17:10:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[
Regardez cette vidéo. Mixed feelings. Dans un premier temps, elle est enthousiasmante : elle met en valeur une performance centrée autour de la redécouverte du rapport  humain direct dans un contexte urbain particulièrement stressant qui est celui du métro. Elle semble cohérente avec les idées narratives par la déconstruction du système qui amène les gens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/9Y3hWXoBTU0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>Regardez cette vidéo. Mixed feelings. Dans un premier temps, elle est enthousiasmante :</strong> elle met en valeur une performance centrée autour de la redécouverte du rapport  humain direct dans un contexte urbain particulièrement stressant qui est celui du métro. Elle semble cohérente avec les idées narratives par la déconstruction du système qui amène les gens à s’isoler et à croire qu’ils vont lutter contre cet isolement et contre la peur par la consommation.</p>
<p>Mais par contre, la façon dont le sujet est amené, le fait que les initiatives ne viennent pas de la communauté mais d’un leader qui prend le pouvoir sur elle sans qu’elle n’ait rien demandé, le fait que ce soit ce leader qui impose un nom et fabrique une communauté par ce nom, et lui propose des initiatives me fait me demander à quoi on joue et à quoi on assiste ici. Pourtant, peu à peu, sous nos yeux, une communauté se créée effectivement et commence à fonctionner.</p>
<p>Ceci pose sans doute la question du rôle du coach dans la mise en mouvement du client.<span id="more-1877"></span> À qui appartient la demande ? Qui touche les droits d’auteur des idées, principes, espoirs et rêves qui alimentent ces initiatives ? Il ne s’agit pas des initiatives d’un groupe de personnes mais d’un mouvement politique qui propose de « rendre les gens » plus conscients, mais sans qu’il le demandent spécialement. C’est le problème de toutes les avant-gardes du prolétariat ! Et en même temps, si aucune initiative n’est prise pour lutter contre l’énorme force du pouvoir moderne et des discours normalisateurs qui plongent les gens le nez dans les journaux gratuits et le regard dans la méfiance vis-à-vis de tout rapport social un peu authentique, cela ne risque pas non plus de faire bouger les choses.</p>
<p><strong> Alors qu’en pensez-vous ?</strong> Quel est le regard que vous portez sur ce type d’initiative ? Avez-vous eu l’occasion de faire ou de voir des choses similaires dans votre travail de praticiens narratifs ? Et si vous aviez été dans ce wagon, qu&#8217;auriez-vous fait, ressenti, pensé, et où cela vous aurait-il emmené ou vous n’auriez pas été sinon (à part à la prochaine station de métro) ?</p>
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		<title>Il y a toujours une deuxième histoire !</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Apr 2011 05:48:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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Il y a toujours une deuxième histoire que le client peut raconter&#8230; sauf s&#8217;il a été enfermé dans une histoire dominante de diagnostic. Merci à Stephen Madigan de nous avoir transmis cette vidéo.
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			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe title="YouTube video player" width="450" height="298" src="http://www.youtube.com/embed/Wv49RFo1ckQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Il y a toujours une deuxième histoire que le client peut raconter&#8230; sauf s&#8217;il a été enfermé dans une histoire dominante de diagnostic. Merci à Stephen Madigan de nous avoir transmis cette vidéo.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Printemps narratif : Gaye Stockell à Paris le 31 mai</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Apr 2011 10:31:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[la Fabrique Narrative]]></category>
		<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la première fois, nous allons organiser une Master Class à Paris grâce à Elizabeth Feld, Dina Scherrer et Valérie Steiner. Ce sera avec Gaye Stockell qui nous fait l’honneur de passer une journée avec nous le mardi 31 mai prochain sur le thème “retrouver l’esprit du travail narratif”.
Gaye Stockell a commencé à explorer les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Optima} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 12.0px Optima; min-height: 14.0px} span.s1 {letter-spacing: 0.0px} span.s2 {text-decoration: underline ; letter-spacing: 0.0px color: #0c00ad} --><strong><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/DSC_0001.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1060" title="DSC_0001" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/DSC_0001-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a>Pour la première fois, nous allons organiser une Master Class à Paris grâce à Elizabeth Feld, Dina Scherrer et Valérie Steiner. Ce sera avec Gaye Stockell qui nous fait l’honneur de passer une journée avec nous le mardi 31 mai prochain sur le thème “retrouver l’esprit du travail narratif”.</strong></p>
<p>Gaye Stockell a commencé à explorer les idées concernant les pratiques narratives il y a maintenant plus de 20 ans à Sydney alors qu’elle travaillait dans un service d’aide à la santé mentale. Son approche fut alors perçue comme très innovante par Michael White et David Epston, qui l’ont poussée à enseigner. Après avoir ouvert son propre cabinet, Gaye a continué à explorer les pratiques narratives dans ses conversations avec les familles, les couples et des individus. Elle a également ouvert une consultation pour les psychologues et les travailleurs sociaux. <span id="more-1832"></span>Ce travail de consultation/supervision s’est particulièrement focalisé sur les problématiques liées aux agressions sexuelles, la santé mentale, la drogue, l’alcool, à l’adolescence et aux sans-abri. Durant toutes ces années, elle a également enseigné dans de nombreuses universités et institutions aussi bien en Australie et aux USA, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni.</p>
<p><strong>Cet atelier proposera aux participants des conversations et des exercices  leur permettant d’explorer et de renforcer le coeur de leurs pratiques d’accompagnement et de l’utilisation des idées narratives dans leur travail.</strong></p>
<p>“Mon intention est d’inviter les participants à s’engager dans des conversations qui font émerger leurs intentions, leurs espoirs, leurs valeurs, et l’histoire de ces espoirs, ces valeurs, ces intentions. Ces conversations permettront également l’expression par chacun des participants des découvertes (prises de conscience ?) concernant l’appréciation qu’il porte sur son travail.</p>
<p>Il y aura des discussions autour des idées et des pratiques qui constituent ma propre exploration de la narrative, incluant la pratique du remembrement et le recours à la résonance d’un témoin extérieur .</p>
<p>Tous ceux qui ont participé à de telles conversations ont témoigné de leur effet enrichissant sur leur pratique de la narrative.”</p>
<p>Pour plus de renseignements sur ces deux événements enthousiasmants, contacter <a href="mailto:catherine@cooprh.com">catherine@cooprh.com</a> à Bordeaux ou <a href="mailto:elizabeth@cooprh.com">elizabeth@cooprh.com</a> à Paris.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Erickson, les peaux-rouges et la thérapie</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/resistances/erickson-les-peaux-rouges-et-la-therapie.html</link>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2010 07:58:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[Le chef Two Moon (DR)
Extraite de Milton Erickson et transmise par Béatrice Arnaud, une métaphore inspirante et intéressante sur la posture du thérapeute. La question est : influent ou pas influent ? 
Erickson avait du sang amérindien dont il était très fier. Il disait : &#171;&#160;la différence majeure entre mon travail en hypnothérapie et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1407" class="wp-caption alignnone" style="width: 219px"><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/two_moon2.jpeg"><img class="size-medium wp-image-1407" title="two_moon2" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/two_moon2-209x300.jpg" alt="" width="209" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Le chef Two Moon (DR)</p></div>
<p><strong>Extraite de Milton Erickson et transmise par Béatrice Arnaud, une métaphore inspirante et intéressante sur la posture du thérapeute. La question est : influent ou pas influent</strong><strong> ? </strong></p>
<p>Erickson avait du sang amérindien dont il était très fier. Il disait : &laquo;&nbsp;la différence majeure entre mon travail en hypnothérapie et le reste, c&#8217;est la même qu&#8217;il y a entre comment un blanc chasse et comment un peau-rouge chasse. Il dit, quand l&#8217;homme blanc part à la chasse, il rassemble des bombes, des tanks, des mitraillettes, des chiens, des milliers de personnes, ils vont en voiture jusque dans la forêt, et puis tout le monde sort en hurlant et tire sur tout ce qui bouge en espérant qu&#8217;ils vont atteindre quelque chose. Voilà comment le blanc part à la chasse. Le peau rouge part tout seul, jusqu&#8217;à l&#8217;orée de la forêt, il a peut-être un couteau, dit une prière, en demandant son pardon à la forêt parce qu&#8217;il va prendre une vie, afin que son peuple puisse vivre, il marche avec respect, en étant très attentif à ne pas perturber quoi que ce soit, trouve un joli rocher plat au soleil, il s&#8217;assied, il médite et attend qu&#8217;un animal vienne. C&#8217;est comme ça que chasse l&#8217;homme rouge et c&#8217;est comme ça que moi, je fais la psychothérapie.&nbsp;&raquo;</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>N&#8217;oublie pas les chevaux écumants du passé</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Oct 2010 15:24:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[
Par Stéphane Kovacs
 

Stéphane est salarié de Orange France Télécom depuis 1997 et y exerce à temps partiel un rôle d&#8217;accompagnement des personnes, des groupes et des communautés. Formé aux pratiques narratives et compagnon de route de ce blog, il nous livre ici une histoire merveilleuse sur la transmission emprunté à Christiane Singer et un point de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/notre-dame-de-paris.jpg"><img class="size-medium wp-image-1388 alignnone" title="notre-dame-de-paris" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/notre-dame-de-paris-241x300.jpg" alt="" width="217" height="270" /></a></p>
<p><strong><strong>Par Stéphane Kovacs</strong></strong></p>
<p><strong><strong> </strong></p>
<p></strong></p>
<p><strong>Stéphane est salarié de Orange France Télécom depuis 1997 et y exerce à temps partiel un rôle d&#8217;accompagnement des personnes, des groupes et des communautés. Formé aux pratiques narratives et compagnon de route de ce blog, il nous livre ici une histoire merveilleuse sur la transmission emprunté à Christiane Singer et un point de vue remarquablement pertinent sur la crise de France Telecom et la façon dont elle pourrait se rattacher à la tradition des bâtisseurs de cathédrales.<br />
</strong><strong> </strong><br />
« Un ami de longue date, Richard Baker Roshi, héritier dharma de<br />
Suzuki Roshi, et sa fille de trois ans sont installés à la table du<br />
petit déjeuner chez nous. Sophie commence avec son couteau à rayer la<br />
table. Et grâce à ce geste qui ne m’a guère enchantée, voilà que<br />
j’assiste à une leçon de transmission.<br />
Le père arrête avec douceur la petite main :<br />
« Halte, Sophie, à qui est cette table ? »<br />
Alors la petite fille boudeuse :<br />
« Je sais ! A Christiane.<br />
- Non, mais avant Christiane !&#8230;Elle est ancienne cette table,<br />
n’est-ce pas ? D’autres ont déjeuné là…<br />
- Oui, les parents, les grands parents, les…<br />
- …Mais ce n’est pas tout !&#8230;Avant encore ?<br />
<span id="more-1387"></span><br />
Elle a appartenu à l’ébéniste qui en avait acquis le bois. Mais d’où<br />
venait ce bois ?&#8230;Oui, d’un arbre qu’avait abattu le bûcheron…Mais<br />
l’arbre, à qui appartenait-t-il ?&#8230;A la forêt qui l’a protégé…Oui…et<br />
à la terre qui l’a nourri…à l’air, à la lumière, à l’univers entier… !<br />
…Et puis, Sophie, elle appartient à d’autres…la table…à ceux qui ne<br />
sont pas encore nés et qui viendront déjeuner après nous…ici même<br />
quand nous serons partis et quand nous serons morts. »<br />
Un cercle après l’autre se forme, comme après le jet d’une pierre dans un étang.<br />
Et les yeux de Sophie aussi s’agrandissent, se dilatent.<br />
L’hommage aux origines. Ainsi commence tout processus d’humanisation. »<br />
Christiane Singer &#8211; « N’oublie pas les chevaux écumants du passé » –<br />
Albin Michel</p>
<p><strong>Reconnaissance. Le mot est lâché.</strong> Je ne connais pas d&#8217;autre anecdote<br />
pour décrire et stimuler aussi bien le sentiment de reconnaissance que<br />
ce récit de Christiane Singer. Ces quelques lignes mettent en scène la<br />
reconnaissance d&#8217;une façon magistrale puisqu&#8217;elle s&#8217;impose de toute sa<br />
présence sans être nommée. La crise traversée par Orange France<br />
Télécom à l&#8217;automne 2009 m&#8217;a rappelé ce récit. Elle m&#8217;a rappelé<br />
combien rare, précieuse, éphémère, fragile et pourtant gratuite est la<br />
reconnaissance. Dans la première partie de cette note je rends hommage<br />
aux salariés d&#8217;Orange FT en prenant l&#8217;audace d&#8217;une comparaison du<br />
réseau qu&#8217;ils ont construit avec Notre-Dame de Paris.</p>
<p>&laquo;&nbsp;N’oublie pas les chevaux écumants du passé ». L&#8217;oubli est le<br />
contraire de la reconnaissance. La deuxième partie de cette note<br />
décrit cette forme particulière d&#8217;oubli dont le mécanisme subtil peut<br />
rendre inhumain n&#8217;importe lequel d&#8217;entre nous, pas uniquement à<br />
regret.</p>
<p><strong>Notre-Dame de Paris et le réseau de télécommunications</strong></p>
<p>Des milliers de personnes et d’entreprises ont été, sont et seront en<br />
relation plus facilement et plus vite grâce aux infrastructures et aux<br />
services de réseaux créés par les salariés d&#8217;Orange France Télécom<br />
d&#8217;hier et d&#8217;aujourd&#8217;hui. Grâce à ces réseaux, des personnes ont été,<br />
sont et seront plus proches les unes des autres tout en étant<br />
éloignées physiquement. Elles ont eu, ont et auront accès plus<br />
facilement à des informations, à des connaissances ou à des services<br />
auxquels il leur était impossible ou difficile d’accéder auparavant.</p>
<p>Le réseau d’Orange France Télécom mérite une analogie avec ces œuvres<br />
collectives qui défient le temps comme Notre-Dame de Paris avec cette<br />
différence qu&#8217;au lieu de s&#8217;être nourrie de l&#8217;ambition des hommes de se<br />
relier au ciel, le réseau espère les aider à mieux se relier entre<br />
eux.<br />
Des milliers de visiteurs venus des quatre coins du monde se pressent<br />
chaque année pour visiter ce chef d’œuvre d&#8217;art gothique qu&#8217;est Notre<br />
Dame de Paris et en ressortir émerveillés. Au palmarès du succès<br />
touristique et culturel français, cet édifice tient depuis plusieurs<br />
dizaines d&#8217;années la première place avec sa consoeur la Tour Eiffel.<br />
Réaliser des oeuvres de cette envergure qui passent ensuite à la<br />
postérité demande des moyens considérables et parmi ces moyens celui<br />
qui fait le plus défaut n&#8217;est pas uniquement l&#8217;argent mais aussi et<br />
surtout le temps.</p>
<p><strong>A votre avis combien de temps a duré l’édification de Notre-Dame de<br />
Paris ? </strong>Entre la première pierre posée en 1163 par le pape Alexandre<br />
III et son achèvement, il s’est écoulé 170 ans.</p>
<p>Étant donné l’espérance de vie aux 12ème et 13ème siècles, plusieurs<br />
générations de compagnons se sont donc succédées dans la construction<br />
de cet ouvrage sans avoir entrevu l’œuvre dans son état achevé.</p>
<p>170 ans et des centaines de compagnons qui n’ont pas l’opportunité de<br />
célébrer la fin de leur travail et encore moins d’en retirer la fierté<br />
d&#8217;avoir participé à une œuvre qui passera à la postérité.</p>
<p>Le réseau d’Orange France Télécom est une œuvre qui passera à la<br />
postérité car bien longtemps après que nous ayons quitté ce monde, nos<br />
enfants, nos petits enfants et leurs descendants utiliseront ce réseau<br />
pour se mettre en relation et pour utiliser bien d’autres services. Il<br />
n’aura pas fallut 170 ans ni plusieurs générations pour admirer l’état<br />
achevé de ce chef d’œuvre parce que nous l’avons sous les yeux, elle<br />
est terminée.</p>
<p><strong>L’histoire personnelle des salariés d’Orange est aussi liée à cette<br />
œuvre et pourtant je me demande encore où le plaisir et la fierté d’y<br />
avoir contribué sont-ils cachés ?</strong></p>
<p>L’histoire de Notre-Dame de Paris a aussi connu son lot de crises,<br />
lesquelles ont souvent été oubliées. Pendant la Révolution Notre-Dame<br />
de Paris fut par exemple vendue à un ferrailleur et échappa de<br />
justesse à la démolition. C&#8217;est Victor Hugo qui la sauva de ce<br />
tragique destin grâce à la campagne de soutien et de recueil de fonds<br />
qu’il lança avant qu’il ne soit trop tard, campagne qui déboucha en<br />
1841 sur les travaux de restauration qui furent confiés à l’architecte<br />
Viollet-le-Duc.</p>
<p>Comme Notre-Dame de Paris, la vie du réseau d’Orange France Télécom et<br />
l’histoire de ses salariés rencontrent également des crises comme<br />
celle qui éclata à l&#8217;automne 2009. Si la tempête médiatique a perdu de<br />
sa vigueur ses effets sur l’entreprise et chacun de ses salariés<br />
restent d’actualité.</p>
<p><strong>A l&#8217;origine de cette crise se trouve un défaut d’humanité.</strong> Si tout<br />
processus d’humanisation commence selon Christiane Singer par un<br />
hommage à nos origines, à notre histoire et à nos prédécesseurs, en<br />
proposant cette comparaison j&#8217;espère rendre hommage à mes collègues et<br />
à leur oeuvre.</p>
<p><strong>Comment manquer d&#8217;humanité ?</strong></p>
<p>A des degrés divers chacun porte en lui une part d’inhumanité si on<br />
accepte le principe que l&#8217;inhumanité est une forme d’oubli de<br />
l’humanité (1). Pas un oubli causé par une altération de la mémoire<br />
mais plutôt un déplacement de l’attention, de l’avant plan vers<br />
l’arrière plan de la conscience.</p>
<p>Un être humain existe par son histoire, par ses relations, par ses<br />
rêves, par ses valeurs, ses buts, ses espoirs, ses nombreux domaines<br />
de vie et par sa singularité, ce qui fait qu’il est unique et<br />
comparable à aucun autre.</p>
<p>S&#8217;il est découpé, séparé, classifié et considéré sous un seul angle,<br />
un être humain perd facilement sa substance d’être humain : un salarié<br />
est déjà moins un être humain que Martine Durand ! Porter uniquement<br />
son attention sur le rôle de salarié joué par une personne, c’est déjà<br />
s’éloigner de ce qui fait qu’il est un être humain à part entière,<br />
c’est déjà oublier, ou passer à l’arrière plan, le fait qu’il est<br />
aussi et en même temps : père ou mère, fils ou fille, ami ou amie,<br />
membre d’association, partenaire de sport, épouse ou mari, etc.</p>
<p>Bien entendu chacun sait qu’un salarié est un être humain et personne<br />
ne l’oublie : mais cet oubli n’est pas une affaire de mémoire. La vie<br />
professionnelle a parfois pour conséquence de déplacer l’attention<br />
depuis la dimension singulière de ce qui fait un être humain pour la<br />
concentrer exclusivement  sur le rôle de salarié.</p>
<p>Une façon de faire l’expérience de ce déplacement consiste à observer<br />
ce qui se produit lorsque l’on pense, exemple fictif, à une vendeuse<br />
en boutique puis lorsque l’on pense à Martine Durand quand il s&#8217;agit<br />
pourtant de la même personne. Certes, Martine Durand est une vendeuse<br />
en boutique mais si l’attention est portée sur cet aspect de la vie de<br />
Martine, et uniquement sur celui-ci, alors quelque chose d’important<br />
et qui fait que Martine est un être humain, passe au second plan : car<br />
Martine n’est pas uniquement vendeuse en boutique.</p>
<p><strong>Cette faculté de déplacer son attention sur une partie et une seule<br />
d’un être humain et de faire abstraction du reste, serait une<br />
évolution récente (2</strong>). C&#8217;est un phénomène qui ne serait en lui-même ni<br />
mauvais, ni bon, mais les deux en même temps.<br />
Songez par exemple au chirurgien sur le point de greffer un organe à<br />
un patient dont le diagnostic vital est engagé. Où est-il préférable<br />
que son attention soit investie ? Il serait délicat pour la réussite<br />
de son intervention que ce chirurgien laisse venir au premier plan<br />
celles de ses pensées et de ses émotions qui sont provoquées par<br />
l’histoire, les relations, les rêves, les buts et les espoirs de son<br />
patient.</p>
<p>Ni bon, ni mauvais donc, mais sans une certaine vigilance ce phénomène<br />
est parfois capable d’avoir sur nous et sur nos relations une emprise<br />
croissante, au point de rendre ces relations moins humaines, et ce le<br />
plus souvent à notre insu.</p>
<p><strong>La crise qui a frappé Orange France Télécom est une crise dont nous<br />
n’avons pas mesuré toutes les conséquences. Pour autant une crise<br />
n’est pas la fin d’une histoire.</strong> En chinois le mot crise est composé<br />
de deux idéogrammes : danger et opportunité. Si la crise que notre<br />
entreprise a rencontré présente de réels dangers, elle contient<br />
également des opportunités, et parmi celles-ci la possibilité<br />
d’entretenir cette vigilance. Si cette crise ramène à un peu plus<br />
d’attention sur ce qui rend chacune et chacun d’entre nous unique en<br />
sa qualité d’être humain, elle aura aussi été une opportunité,<br />
opportunité certes tragique mais d&#8217;un genre pour lequel il est donc<br />
parfois trop tard et jamais trop tôt.</p>
<p><em>(1) Je me reconnais dans cette affirmation une vision optimiste de<br />
l&#8217;être humain puisque ce que j&#8217;écris suppose que l&#8217;homme nait humain<br />
et devient inhumain seulement par la suite. Cela n&#8217;est pas<br />
nécessairement vrai et n&#8217;a pas vocation à l&#8217;être : c&#8217;est ce en quoi<br />
j&#8217;ai foi au moment où j&#8217;écris.</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>(2) Axel Honneth -&nbsp;&raquo;La Réification, Petit traité de Théorie critique.&nbsp;&raquo;<br />
- Gallimard<br />
</em></p>
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		<item>
		<title>Traduire, un acte politique</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Sep 2010 04:59:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Catherine Mengelle
A cause d&#8217;une suggestion de Pierre, j&#8217;essaie de comprendre certaines idées de Foucault sur le silence.
Il m&#8217;est très difficile de lire les écrits, très conceptuels, des philosophes. Il me semble pourtant être tombée sur une idée qui m&#8217;ouvre des compréhensions nouvelles sur le silence de ceux qui ne disposeraient pas de la syntaxe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Catherine Mengelle</strong></p>
<p><strong>A cause d&#8217;une suggestion de Pierre, j&#8217;essaie de comprendre certaines idées de Foucault sur le silence.</strong></p>
<p>Il m&#8217;est très difficile de lire les écrits, très conceptuels, des philosophes. Il me semble pourtant être tombée sur une idée qui m&#8217;ouvre des compréhensions nouvelles sur le silence de ceux qui ne disposeraient pas de la syntaxe dominante pour parvenir à s&#8217;exprimer.</p>
<p>Longtemps, cela a été le cas de ceux qui &laquo;&nbsp;disaient la vérité&nbsp;&raquo;. Ceux-là étaient considérés comme fous par ceux qui ne se souciaient pas de la vérité et condamnés à mourir (Socrate). Aujourd&#8217;hui, ceux qui &laquo;&nbsp;disent la vérité&nbsp;&raquo; ont pris le pouvoir et condamnent ceux qui n&#8217;y arrivent pas (les &laquo;&nbsp;fous&nbsp;&raquo;) à l&#8217;enfermement et au silence. Lequel de ces deux discours est le bon ? Aucun des deux sans doute, et chacun abuse de son pouvoir, pour de multiples raisons.</p>
<p>Il y a naturellement violence à vouloir imposer à tous une langue unique, ce que font dans l&#8217;histoire les états centralisateurs. Tout ce qui ne se dit plus en basque, en occitan, en breton, en langue des sorciers, etc. est tombé dans le domaine du silence. L&#8217;idée nouvelle pour moi, c&#8217;est que cela ne signifie pas que ce non-dit n&#8217;existe plus. Le silence existerait autant que la parole. On peut donc travailler avec le silence autant qu&#8217;avec la parole. Et ça me rappelle l&#8217;article de Stéphane Kovacs &laquo;&nbsp;Donner la parole à des pensées ou des émotions silencieuses&nbsp;&raquo; (2010).</p>
<p><span id="more-1373"></span></p>
<p><strong>Je me dis alors, en suivant cette logique, qu&#8217;il est parfaitement vain de vouloir &laquo;&nbsp;soigner&nbsp;&raquo; ceux que l&#8217;on considère &laquo;&nbsp;fous&nbsp;&raquo;</strong>. Tout effort, dans nos cultures occidentales, pour leur apprendre la syntaxe dominante se fait généralement en force, avec l&#8217;obligation de lâcher leur propre syntaxe. Or une vie humaine n&#8217;y suffit pas. Il faut plusieurs générations pour oublier une langue et l&#8217;esprit de la langue, si on les oublie jamais complètement. Et le phénomène s&#8217;accompagne toujours de beaucoup de souffrance. Est-ce qu&#8217;il ne serait pas possible plutôt d&#8217;apprendre aux &laquo;&nbsp;fous&nbsp;&raquo; à parler ou à balbutier une langue étrangère, sans pour autant les obliger à oublier la leur ? Est-ce que le premier travail ne serait pas d&#8217;honorer leur propre langue en essayant de l&#8217;apprendre un minimum (dire bonjour, merci, à bientôt, des choses comme ça), avant de leur proposer d&#8217;apprendre aussi la nôtre ? Ne pourrait-on commencer par créer des espaces permettant à leur parole de renaître du silence ? Ne pourrait-on honorer la résistance que montrent tous ceux dont on veut faire taire la langue et s&#8217;intéresser aux raisons qu&#8217;ils ont de résister ? Condamner une langue au silence, c&#8217;est, en en méprisant la culture, condamner au silence des savoirs spécifiques de guérison et des talents.</p>
<p>Je suis bien consciente que cette toute petite réflexion sur le royaume du silence, aurait besoin de se nourrir de bien plus de lectures et d&#8217;expériences. Mais, si on laisse de côté Foucault que j&#8217;ai sans doute mal compris, j&#8217;aime bien ces idées de langues et de syntaxe et je les trouve en rapport avec l&#8217;approche narrative, qui est habituée à écouter plusieurs langues vivantes et à se tenir à l&#8217;écoute des savoirs et des talents locaux. En effet, son monde est celui du voyage, de la découverte, de la flânerie, de la curiosité, de l&#8217;intérêt. Elle laisse chacun s&#8217;exprimer comme il le veut et fait l&#8217;effort d&#8217;entrer dans la syntaxe de l&#8217;autre. Son intention n&#8217;est pas de soigner (par rapport à quelle norme ?), mais d&#8217;aider à trouver comment apaiser ses relations avec la norme dominante, chacun à sa façon. Serait-il possible qu&#8217;un jour la norme dominante soit multi-culturelle et multi-langue ?</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;approche narrative, un choix politique</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/resistances/lapproche-narrative-un-choix-politique.html</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Aug 2010 10:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de la Fabrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/?p=1362</guid>
		<description><![CDATA[Par Catherine Mengelle
Www.declictonavenir.com
Une contribution de la &#171;&#160;narracoach&#160;&#187; qui a traduit &#171;&#160;Qu&#8217;est-ce que l&#8217;approche narrative ?&#160;&#187;, d&#8217;Alice Morgan (Editions Hermann-l&#8217;Entrepôt) et qui est en train de mettre la dernière main a la version française de &#171;&#160;Collective narrative practice&#160;&#187;, le passionnant ouvrage de référence de David Denborough.
J&#8217;abandonne un instant mon travail de traduction pour m&#8217;attarder sur les mots de David Denborough [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Par Catherine Mengelle<br />
Www.declictonavenir.com</em></strong><em></em></p>
<p><strong>Une contribution de la &laquo;&nbsp;narracoach&nbsp;&raquo; qui a traduit &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que l&#8217;approche narrative ?&nbsp;&raquo;, d&#8217;Alice Morgan (Editions Hermann-l&#8217;Entrepôt) et qui est en train de mettre la dernière main a la version française de &laquo;&nbsp;Collective narrative practice&nbsp;&raquo;, le passionnant ouvrage de référence de David Denborough.</strong></p>
<p>J&#8217;abandonne un instant mon travail de traduction pour m&#8217;attarder sur les mots de David Denborough au sujet de l&#8217;individualisme, et les savourer pleinement : &laquo;&nbsp;… l&#8217;essor de la culture &laquo;&nbsp;thérapeutique&nbsp;&raquo; ou psychologique a également énormément contribué au discours individualiste &#8230; Ces vingt dernières années, les praticiens de l&#8217;approche narrative (Freedman &amp; Combs, 1996 ; White &amp; Epston, 1990) ont cherché à développer une forme de thérapie ou d&#8217;accompagnement capable d&#8217;offrir une alternative à la conception individualiste de l&#8217;autonomie, incontournable et vénérée par de nombreux courants psychologiques&#8230; &nbsp;&raquo; (Collective Narrative Practice, David Denborough, 2008).<br />
<span id="more-1362"></span></p>
<p>Ces mots sont, là, sortis de leur contexte, mais tels qu&#8217;ils sont, ils résonnent terriblement chez moi, même si je m&#8217;éloigne un peu du propos de David au moment où il les écrit. Je me suis toujours plus ou moins dit que les courants de la psychologie et du coaching négligeaient régulièrement la dimension sociale et collective des problèmes de vie mais j&#8217;ai l&#8217;impression que c&#8217;est la première fois que je vois cette idée exprimée de façon aussi claire et définitive.</p>
<p>C&#8217;est vrai que je ne lis pas tant que ça non plus, ou peut-être ai-je oublié que je l&#8217;ai déjà lu, ou peut-être n&#8217;avais-je pas été capable alors de le comprendre. Quoi qu&#8217;il en soit, c&#8217;est un grand soulagement aujourd&#8217;hui : je comprends mieux les difficultés que j&#8217;ai rencontrées à l&#8217;époque de ma formation de coaching, que chacun d&#8217;entre nous choisissait decompléter (s&#8217;il n&#8217;était pas déjà master ou certifié dans le domaine) selon ses intérêts, en AT, en PNL, en sophrologie, en hypnose eriksonnienne, en gestalt thérapie, etc., l&#8217;offre est importante … et la dépense élevée !</p>
<p>Aucune de ces approches ne m&#8217;avait jamais totalement convaincue (j&#8217;ai pourtant essayé souvent !) et ça commençait à me désespérer sérieusement. Ca serait quoi, mon truc à moi ? Ces techniques me semblaient rendre la personne responsable non seulement des réponses qu&#8217;elle pourrait trouver, mais également, malheureusement, de son incapacité à les trouver… cercle très vicieux. Elles manquaient également à mon goût de légèreté et d&#8217;humour, de joie de vivre, et de globalité. Je me disais vaguement qu&#8217;on oubliait quelque chose d&#8217;important… et je me sentais coupable de mon incapacité à avancer et du peu d&#8217;intérêt que soulevaient chez moi les techniques de développement personnel.</p>
<p>Tiens, voici une expression intéressante. Le développement personnel s&#8217;adresse à l&#8217;individu et à ses interactions immédiates (avec les membres de sa famille, ses collègues de bureau, sa hiérarchie, etc.) mais rarement, comme son nom le prouve, au contexte élargi à sa communauté, à la société, voire au monde. Le développement personnel dans l&#8217;entreprise, par exemple, m&#8217;apparaissait comme un moyen fabuleux d&#8217;isoler les salariés et de les maintenir dans cet état d&#8217;isolement et de culpabilité, leur enlevant tout moyen d&#8217;action collective efficace… une bénédiction pour le haut management et les actionnaires… Bref, ma position,très politique, me plaçait dans une situation paradoxale : comment faire progresser un projet professionnel dans la relation d&#8217;aide, en restant cohérente avec ce que je ressentais vaguement comme important, quelque chose sur quoi je n&#8217;avais pas du tout envie de lâcher, en dépit de cette impression inconfortable de me mettre à l&#8217;écart, têtue, butée sur mes idées, dans un effort de résistancepénible et douloureux (car si j&#8217;aime bien résister, j&#8217;aime bien aussi les bonnes notes et je &laquo;&nbsp;fais de mon mieux&nbsp;&raquo; !) ?</p>
<p>Je restai dans cette zone de perturbations un certain temps (ragaillardie toutefois par la lecture du livre &nbsp;&raquo;Les managers de l&#8217;âme&nbsp;&raquo; de Valérie Brunel), jusqu&#8217;à ce que Pierre Blanc Sahnoun intervienne dans ma formation une demi-journée, à l&#8217;initiative courageuse de Laurent Rizo (merci pour cela encore et encore), et entrouvre une petite fenêtre, petite mais qui a laissé entrer suffisamment de lumière (Pierre avait beaucoup parlé de pépites ce jour-là) pour que j&#8217;ai la curiosité de regarder à travers. La petite fenêtre s&#8217;est transformée en baie vitrée dès que j&#8217;achevai de lire &nbsp;&raquo;Maps of narrative practice&nbsp;&raquo; de Michael White, qui citait Foucault toutes les dix pages (c&#8217;était possible, alors ?), et aujourd&#8217;hui l&#8217;horizon ne cesse de s&#8217;élargir devant moi. Je trouve important de ne pas réduire les difficultés rencontrées par les gens à des affaires strictement individuelles, pas plus qu&#8217;à des affaires de société d&#8217;ailleurs.</p>
<p>L&#8217;approche narrative ne réduit jamais, elle élargit, elle explore, elle enrichit, elle épaissit au contraire. Elleconsidère à la fois l&#8217;individu, dont les valeurs personnelles, les talents, les savoirs, les espoirs et les rêves sont totalement respectés et servent de fondation au travail d&#8217;accompagnement et le contexte élargi de son problème. Le &laquo;&nbsp;contexte élargi&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;Broader context&nbsp;&raquo; en Anglais), c&#8217;est le contexte culturel, social et politique, qui ne manque jamais d&#8217;environner la personne et le contexte rapproché du problème, et dont on s&#8217;aperçoit, lorsqu&#8217;on l&#8217;explore et qu&#8217;on le co-déconstruit qu&#8217;il recèle souvent certains éclairages importants qui peuvent lui permettre de mieux comprendre ce qui lui arrive. Elargir le contexte, c&#8217;est aussi le moyen de donner aux gens des possibilités d&#8217;engagement et de contribution à des causes plus larges, des possibilités de lien et d&#8217;échange avec d&#8217;autres personnes, ailleurs, dans leur entreprise, leur ville, en France ou dans le monde, autour de thèmes partagés, ce qui participe à redonner un sentiment de soi fort. On sait bien, par exemple, que l&#8217;isolement total en prison est un moyen de casser les fortes têtes(on sait aussi, par ailleurs, quelles perversités entraînent le collectivisme total et la privation de l&#8217;individualité). Et en ce sens, choisir l&#8217;approche narrative dans sa vie est éminemment politique, pas au sens où l&#8217;entendent les hommes politiques, c&#8217;est un vrai choix de compréhension de l&#8217;être, de la société et du monde, et un engagement.</p>
<p>En ce qui me concerne en tout cas, j&#8217;avais enfin trouvé une communauté, d&#8217;idées et d&#8217;hommes et de femmes, avec qui j&#8217;avais envie de voyager. Ma résistance qui me faisait apparaître comme indécise, incapable d&#8217;avancer, confuse, était la plus belle des réponses que je pouvais apporter à mon problème, et seul un praticien narratif (même s&#8217;il s&#8217;ignore) peut détecter et honorer cela.</p>
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		<title>La Fabrique Narrative, année 2</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 08:55:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[La première année scolaire de la Fabrique Narrative s&#8217;est achevée la première semaine de juillet. Le bilan de cette première année de la fabrique Narrative est très intéressant.
- à partir de rien et sans être aidés par personne sinon nos amis australiens du Dulwich Center, nous avons créé une école de formation d&#8217;intervenants narratifs qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La première année scolaire de la Fabrique Narrative s&#8217;est achevée la première semaine de juillet. Le bilan de cette première année de la fabrique Narrative est très intéressant.</strong></p>
<p>- à partir de rien et sans être aidés par personne sinon nos amis australiens du Dulwich Center, nous avons créé une école de formation d&#8217;intervenants narratifs qui a accueilli plus de 50 stagiaires,<br />
- nous avons fait venir des collègues étrangers comme Jane Hutton et Daria Kutuzova qui nous ont présenté leurs visions et leurs compréhensions personnelles du travail narratif, et surtout Stephen Madigan qui nous fait l&#8217;honneur de sa première master Classe en France début septembre (il reste des places !)<br />
- nous avons validé un modèle pédagogique non contraignant et non normatif, visant à développer les styles et talents spécifiques de chaque stagiaire<br />
- nous avons développé un partenariat riche et inspirant avec nos collègues et amis du Dulwich Center, le centre narratif fondé par Michael et Cheryl White et où toute l&#8217;aventure de l&#8217;approche narrative a commencé,<br />
- Nous avons ouvert en partenariat avec l&#8217;éditeur scientifique Hermann la première collection d&#8217;édition spécifiquement consacrée aux pratiques narratives et publié un premier ouvrage, la traduction par Catherine Mengelle  de l&#8217;ouvrage de référence d&#8217;Alice Morgan, &laquo;&nbsp;Qu&#8217;est-ce que l&#8217;approche narrative ?&nbsp;&raquo;<span id="more-1360"></span></p>
<p>En septembre, outre la Classe de Mer avec le Stephen Madigan, thérapeute canadien mondialement reconnu et compagnon de route de Michael White et David Eston depuis 30 ans (les 6, 7 et 8), nous redémarrons avec des programmes et une organisation beaucoup plus importants :</p>
<p>- une classe d&#8217;initiation, des séminaires de perfectionnement et des séminaires Master Class animés par Pierre Blanc-Sahnoun et Elizabeth Feld, désormais enseignante permanente de la Fabrique,<br />
- Des visites régulières des enseignants australiens du Dulwich Center dans le cadre de séminaires d&#8217;un ou deux jours,<br />
- Des groupes de supervision narrative à Bordeaux, Paris et Nantes,<br />
- et bien d&#8217;autres innovations, projets de livres et de publications inédites, etc.</p>
<p>Bien qu&#8217;un grand nombre des séminaires 2010-11 soient déjà complets, n&#8217;hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez vous former ou vous perfectionner à l&#8217;approche narrative&#8230; ou simplement pour faire connaissance.</p>
<p><em>Contact : catherine@cooprh.com ou 05 56 12 69 62</em></p>
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