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	<title>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative &#187; Histoires alternatives</title>
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	<description>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative</description>
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		<title>UNE AUTRE HISTOIRE</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jun 2011 05:57:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les cultures dominantes disqualifient les autres en les qualifiant de primitives et se qualifient elles mêmes de seule voie possible et de &#171;&#160;vraie vie&#160;&#187;. Mais il existe d&#8217;autres récits et des options différentes. Aider une histoire alternative à se déployer c&#8217;est à la fois respecter la volonté de ceux qui ont accepté de se raconter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="425" height="349" src="http://www.youtube.com/embed/FjAP16tUkA0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p>Les cultures dominantes disqualifient les autres en les qualifiant de primitives et se qualifient elles mêmes de seule voie possible et de &laquo;&nbsp;vraie vie&nbsp;&raquo;. Mais il existe d&#8217;autres récits et des options différentes. Aider une histoire alternative à se déployer c&#8217;est à la fois respecter la volonté de ceux qui ont accepté de se raconter pour ne pas disparaître et proposer un exercice de décentrage qui rend très exotiques et parfois très pathétiques nos coutumes et nos pratiques. Seul, reste l&#8217;art, qui transperce et traverse l&#8217;humain avec une résonance universelle. Quelle leçon de civilisation, en effet !</p>
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		<title>Nouveau groupe narratif à Nantes</title>
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		<pubDate>Sat, 30 Oct 2010 10:07:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de la Fabrique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>

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		<description><![CDATA[Une excellente nouvelle : notre amie et partenaire Sandrine Janssen, co-fondatrice de la Coop RH, lance son propre groupe de formation à l&#8217;approche narrative à Nantes, de façon totalement indépendante de la Fabrique Narrative mais dans le respect des intentions, de la posture et des pratiques que nous cherchons à y promouvoir. Nous lui souhaitons [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une excellente nouvelle : notre amie et partenaire Sandrine Janssen, co-fondatrice de la Coop RH, lance son propre groupe de formation à l&#8217;approche narrative à Nantes, de façon totalement indépendante de la Fabrique Narrative mais dans le respect des intentions, de la posture et des pratiques que nous cherchons à y promouvoir. Nous lui souhaitons bonne chance et nous réjouissons de voir l&#8217;approche narrative se diffuser et grandir en France à travers ce type d&#8217;initiatives. Avec l&#8217;AREPTA et l&#8217;équipe de pionniers de Julien Betbeze (qui font venir Jill Freedman l&#8217;année prochaine, nous en reparlerons largement ici), Nantes devient décidément une cité narrative !</strong></p>
<p><strong>Le cycle d’initiation :</strong> Pour les coachs, thérapeutes et autres professionnels de la relation d’aide qui exercent en accompagnement individuel, je propose un cycle de 8 journées alternant formation et supervision. </p>
<p>La formation (4 jours) bien que théorique, laisse une large place à l’expérimentation. La supervision (4 jours) permet de partager sa nouvelle pratique dans un cadre bienveillant et collaboratif.</p>
<p>Attention ! Ces journées s’adressent uniquement aux personnes déjà formés à la relation d’aide quelque soit leur formation.<span id="more-1477"></span></p>
<p><strong>La formule à la carte :</strong></p>
<p>Pour les professionnels de la relation d’aide qui souhaitent s’initier à l’approche narrative et ont déjà un lieu de supervision: </p>
<p>- 4 journées d’initiation à l’accompagnement narratif individuel.<br />
- 4 journées d’initiation à l’accompagnement narratif des groupes.<br />
Ces deux cycles sont indépendants, vous pouvez vous inscrire à l’un ou l’autre ou les deux. Bien que ces cycles soient nommés initiation, ils vous permettront de pratiquer dès la fin des deux premiers jours.</p>
<p><strong>La supervision narrative uniquement :</strong></p>
<p>Pour les praticiens qui cherchent un lieu de supervision collective, je proposerai en fonction des inscriptions des journées en petit groupes dans nos locaux nantais.</p>
<p><strong>Modalités pratiques :</strong></p>
<p>Chaque groupe est composé de 8 personnes maximum. Le tarif est de 200 € TTC par jour. (Il peut être imputé sur votre budget de formation)</p>
<p><strong>Calendrier prévisionnel :</strong></p>
<p>Cycle complet: les vendredi 5 Novembre, 3 décembre, 14 janvier, 11 février, 18 mars, 15 avril, 13 mai, 10 juin 2011.</p>
<p>Initiation à l’accompagnement individuel en deux fois deux jours les 15 et 16 Novembre 2010 puis les 24 et 25 janvier 2011</p>
<p>Initiation à l’accompagnement des groupes en deux fois deux jours les 6 et 7 décembre 2010 puis les 21 et 22 février 2011.</p>
<p>Pour tout renseignement, vous pouvez me joindre par mail à l’adresse suivante:  Sandrine@cooprh.com<br />
Par téléphone au 06 63 75 67 63<br />
Nos locaux se situent rue Mondésir, dans le centre ville de Nantes.<br />
Pour en savoir plus:  RV sur le site de la COOP RH : www.cooprh.com</p>
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		<title>Qu&#8217;est-ce que le réel ?</title>
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		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 10:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;une de mes clientes me dit : &#171;&#160;je me rends compte que j&#8217;ai passé ma vie à rêver ma vie au lieu de la vivre&#160;&#187;.
Et aussi : &#171;&#160;je n&#8217;ai jamais été en contact avec le réel&#160;&#187;. Mais en termes d&#8217;approche narrative, cela a t-il un sens de distinguer d&#8217;un côté, une réalité solide et objective, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft size-medium wp-image-977" title="google-recherche-temps-reel" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/google-recherche-temps-reel-300x225.jpg" alt="google-recherche-temps-reel" width="240" height="180" />L&#8217;une de mes clientes me dit : &laquo;&nbsp;je me rends compte que j&#8217;ai passé ma vie à rêver ma vie au lieu de la vivre&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Et aussi : &laquo;&nbsp;je n&#8217;ai jamais été en contact avec le réel&nbsp;&raquo;. Mais en termes d&#8217;approche narrative, cela a t-il un sens de distinguer d&#8217;un côté, une réalité solide et objective, comme une chaîne de montagnes immuable avec laquelle on pourrait être en contact, et de l&#8217;autre côté le rêve, c&#8217;est à dire une histoire fantasmagorique que l&#8217;on se raconte pour donner un sens à sa vie ? Pas sûr du tout&#8230;</p>
<p><span id="more-975"></span><strong></strong></p>
<p><strong>La vision narrative de la réalité est proche de celle des philosophes idéalistes :</strong> le réel ne nous est perceptible qu&#8217;à travers le filtre de notre interprétation. Donc, si j&#8217;écoute un peu différemment le récit de ma cliente, j&#8217;y vois deux lignes narratives :</p>
<p>- l&#8217;une qui serait conforme à un récit majoritaire concernant la nature des choses et de la vie, et relierait ses expériences en fonction de schémas reconnus culturellement comme &laquo;&nbsp;réalistes&nbsp;&raquo;,</p>
<p>- l&#8217;autre qui serait une production de son imagination et produirait en permanence une vie &laquo;&nbsp;rêvée&nbsp;&raquo; dont le caractère fictif serait souligné uniquement par le décalage avec la première.</p>
<p><strong>Je pense pour ma part que nous fabriquons tous, tout le temps, ces deux lignes de narration.</strong> Le décalage entre les deux, par contre, varie selon les individus. A mon avis, c&#8217;est une question de premier plan et de second plan, et de relation entre les deux. Pour certains, il est inévitable, et nous acceptons avec résignation (avec réalisme ?) que la réalité que nous construisons ne soit pas en harmonie avec la réalité que nous aurions aimé construire. Pour d&#8217;autres, comme ma cliente, ce décalage est vécu comme une intense souffrance.</p>
<p><strong>Peut-être parce qu&#8217;elle a commencé un beau jour à faire passer son rêve au premier plan</strong> pour se défendre contre des expériences de vie insupportables / inracontables. Peut-être aussi que ce rêve contenait une promesse de réalisation de soi (ou de vengeance) dans le futur qui donnait un sens aux turpitudes du présent en les inscrivant dans une perspective où les sacrifices seraient récompensés et les souffrances justifiées. Peut-être parce qu&#8217;à un moment, se réfugier dans la fabrication d&#8217;une seconde histoire constituait le seul endroit où son sentiment d&#8217;initiative personnelle pouvait s&#8217;exprimer.</p>
<p><strong>Il me semble que l&#8217;exploration des valeurs, des espoirs et des engagements</strong> contenus dans sa vie rêvée est une voie intéressante pour construire des passerelles entre les deux mondes ; que décider brutalement de déménager pour se borner à vivre dans le réel représente un sacrifice immense. Se re-membrer avec ses rêves, honorer leur apport à sa vie et la manière dont ils ont façonné son identité, me semble une façon créative et joyeuse de leur dire &laquo;&nbsp;hullo&nbsp;&raquo; autrement, ce qui implique d&#8217;accepter de les mettre sur un plan différent et de renégocier leur place. Car la tâche la plus difficile dans une vie d&#8217;homme, c&#8217;est de renoncer à ce qu&#8217;on n&#8217;a pas eu.</p>
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		<title>Un horrible conte de Noël</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 09:26:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>

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		<description><![CDATA[
Nicole dit que Michel ne sait pas choisir les cadeaux de Noël. Michel répond qu&#8217;il n&#8217;aime pas faire des cadeaux.
Je suggère alors que faire des cadeaux est un apprentissage qui passe notamment par le fait d&#8217;en recevoir, et que Michel n&#8217;en a peut-être pas souvent eu l&#8217;occasion. Avec beaucoup d&#8217;émotion, il me raconte l&#8217;histoire suivante [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-939" title="pere-noel-coca-cola-19311" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/pere-noel-coca-cola-19311-300x271.jpg" alt="pere-noel-coca-cola-19311" width="300" height="271" /></p>
<p><strong>Nicole dit que Michel ne sait pas choisir les cadeaux de Noël. Michel répond qu&#8217;il n&#8217;aime pas faire des cadeaux.</strong></p>
<p>Je suggère alors que faire des cadeaux est un apprentissage qui passe notamment par le fait d&#8217;en recevoir, et que Michel n&#8217;en a peut-être pas souvent eu l&#8217;occasion. Avec beaucoup d&#8217;émotion, il me raconte l&#8217;histoire suivante qu&#8217;il date de ses 6 ou 7 ans : il venait d&#8217;un milieu assez pauvre et la tradition familiale était de ne pas faire de cadeaux à Noël. Un jour, pourtant, il trouve un paquet à son nom sous le sapin. Le coeur battant, il l&#8217;ouvre. Sous le papier cadeau et la ficelle brillante, il trouve&#8230; un martinet.</p>
<p><span id="more-935"></span></p>
<p><strong>Terrible histoire, non ?</strong> Qui explique pourquoi à 60 ans passés, Michel n&#8217;aime toujours pas trop recevoir des cadeaux, ni en faire. Mais ceci nous renvoie aussi à une métaphore qui se rattache au discours dominant du pouvoir social encapsulé dans la soi-disante sagesse populaire des proverbes : &laquo;&nbsp;qui aime bien châtie bien&nbsp;&raquo;. Combien de martinets camouflés dans du papier de soie avons nous reçus au cours de notre existence, qui nous restent encore aujourd&#8217;hui en travers du gosier ? Sous la forme de proverbes, mais aussi d&#8217;hypocrisies, de prétendus services que l&#8217;on nous rend sans que nous n&#8217;ayons rien demandé ou de bons conseils que nous donnent des conseilleurs qui sous couvert de nous &laquo;&nbsp;aider&nbsp;&raquo;, ne nous parlent que d&#8217;eux-mêmes et de leur ambition à diriger notre vie ?</p>
<p><strong>Cette histoire de Michel résume l&#8217;essence même de la double contrainte :</strong> je te fais mal mais tu n&#8217;as pas le droit d&#8217;être en colère ni de te protéger car ce mal, je te le fais pour ton bien. Et nous-même, en tant que coachs et thérapeutes, ne nous arrive t-il pas de faire rentrer en fraude des martinets bien joliment empaquetés dans le territoire de nos clients ? Emballés dans le papier cadeau de nos bonnes intentions ou de notre &laquo;&nbsp;expertise&nbsp;&raquo;, entourés de la ficelle brillante du transfert (ou pour parler Narrative, de la façon dont l&#8217;histoire dominante du client essaie de nous recruter à son service), ces martinets sont composés des lanières normalisatrices de notre propre contexte. Ils font d&#8217;autant plus mal qu&#8217;ils sont fourgués sous le couvert du décentrage. Ce ne sont pas forcément de grands discours moralisateurs. Il suffit parfois d&#8217;un haussement de sourcils ou d&#8217;un regard pour enfermer l&#8217;autre dans une histoire de violence. Joyeux Noël quand même !</p>
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		<title>Il est paru !</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 18:58:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>

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		<description><![CDATA[Ca y est. Après plus d&#8217;un an de travail, le premier livre d&#8217;approche narrative rédigé par des praticiens français est en librairie!
Il s&#8217;agit d&#8217;un ouvrage collectif qui présente le travail d&#8217;une vingtaine de collègues, de façon très simple et concrète, chacun dans son style et avec sa façon créative d&#8217;introduire les idées narratives dans son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-746" style="border: 1px solid black;" title="97827296102581" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/97827296102581-193x300.jpg" alt="97827296102581" width="193" height="300" /><strong>Ca y est. Après plus d&#8217;un an de travail, le premier livre d&#8217;approche narrative rédigé par des praticiens français est en librairie!</strong></p>
<p>Il s&#8217;agit d&#8217;un ouvrage collectif qui présente le travail d&#8217;une vingtaine de collègues, de façon très simple et concrète, chacun dans son style et avec sa façon créative d&#8217;introduire les idées narratives dans son travail. &laquo;&nbsp;Comprendre et pratiquer l&#8217;approche narrative&nbsp;&raquo; (Dunod-Interéditions) offre un panorama du travail des narranautes en France depuis l&#8217;introduction il y a 5 ans de cette approche puissante, respectueuse et innovante, aussi à l&#8217;aise dans l&#8217;accompagnement des personnes que dans celui des équipes et des communautés, dans les entreprises, les hôpitaux, les quartiers sensibles, les prisons, les maisons de retraite, bref tous les lieux où le sens et le lien sont questionnés.</p>
<p><strong>Le sommaire détaillé de l&#8217;ouvrage, la quatrième de couverture et un lien pour l&#8217;acheter sur Amazon ont été mis en ligne par </strong><a href="http://www.ancelet.fr/coaching/fr/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ancelet.fr/coaching/fr/?referer=');"><strong>Lionel Ancelet</strong></a><strong> sur son blog : voir </strong><a href="http://www.ancelet.fr/pratiquer_narrative/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ancelet.fr/pratiquer_narrative/?referer=');"><strong>ici</strong></a><strong>.</strong></p>
<p>En ce qui me concerne, j&#8217;ai réellement pris conscience de la valeur de ce livre lorsque j&#8217;en ai relu les épreuves avec <a href="http://www.croisements-narratifs.fr/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.croisements-narratifs.fr/?referer=');">Béatrice Dameron</a> l&#8217;été dernier. En effet, j&#8217;en avais lu les différentes contributions au fur et à mesure qu&#8217;elle avaient été rédigées par les auteurs, mais dans le désordre et séparées par des délais parfois assez longs. Mais les lire à la file était entièrement différent : j&#8217;ai pris conscience (avec fierté) de la richesse de nos diverses pratiques, de la façon dont, chacun sur son champ de travail, nos différences se complètent et offrent une mosaïque très riche d&#8217;options et de possibilités d&#8217;initiatives qui rendent hommage à la liberté d&#8217;exploration dont Michael White nous a inlassablement fait et refait le cadeau.</p>
<p><span id="more-744"></span></p>
<p><strong>Cadeau aussi, ce texte magnifique de Michael sur la psychologie populaire</strong> que nous avons eu l&#8217;honneur de traduire et publier en France pour la première fois, grâce à la compréhension et au soutien de Cheryl White et David Denborough, Directeurs du Dulwich Center. Loin de toutes les expertises sur la vie de l&#8217;autre et sur le &laquo;&nbsp;fonctionnement&nbsp;&raquo; des gens, il se rattache à une compréhension dite &laquo;&nbsp;populaire&nbsp;&raquo; du comportement, fondée sur les intentions, les espoirs, les rêves et les valeurs de la personne d&#8217;une part, et d&#8217;autre part sur l&#8217;idée que les gens entreprennent tous, peu ou prou, des actions et des initiatives pour donner forme et sens à leur vie. Un texte encore une fois libérateur et plein de respect car il honore la capacité de chacun à produire un savoir et une compétence personnels dans la conduite de sa vie.</p>
<p><strong>Cette métaphore est à la fois la racine et l&#8217;étayage de toute la posture narrative.</strong> Elle nous rappelle l&#8217;extrême modestie qui doit nous gouverner lorsque nous nous engageons avec précautions aux côtés de nos clients sur les territoires inexplorés de leur histoires non racontées. Elle nous évite de nous croire plus savants que nos clients et de nous raccrocher comme à de fragiles bouées d&#8217;un savoir illusoire à des métaphores stratégiques ou fonctionnelles qui nous feraient substituer une compréhension interne experte et horlogère à l&#8217;accueil émerveillé et perplexe de l&#8217;infinie capacité du vivant à créer de nouvelles options.</p>
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		<title>Putting Shame to Good Use</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/resistances/putting-shame-to-good-use.html</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 22:55:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[One of the very interesting topics discussed on the second day of Rob, Shona and Maggie’s workshop was the narrative use of shame.
Leaving the problem’s “territory” to create new landscapes, celebrating differences instead of controlling and molesting others to make them similar: this is the objective of the journey of men who use violence, an [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-567 alignleft" title="minst_re_de_la_honte_m" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/minst_re_de_la_honte_m-211x300.jpg" alt="minst_re_de_la_honte_m" width="211" height="300" /><strong>One of the very interesting topics discussed on the second day of Rob, Shona and Maggie’s workshop was the narrative use of shame.</strong></p>
<p>Leaving the problem’s “territory” to create new landscapes, celebrating differences instead of controlling and molesting others to make them similar: this is the objective of the journey of men who use violence, an essential stage of which consists in becoming able to “walk in someone else&#8217;s shoes” in order to develop a plural understanding of life fed by multiple narratives.</p>
<p><strong>Experiencing shame plays an important role in therapy with men who use violence. </strong>Shame offers a starting point for conversations on the absent-but-implicit of shame: “What kind of man do you want to be and does this shame refer you to?” This is a kind of door that can be opened, leading to the idea that being responsible does not mean accepting “guilt” or falling into repentance, but rather remaining in contact with an ethical feeling (A. Jenkins), with the impact of our life choices and practices on the lives of those around us, and with our identity project (who we want to be).</p>
<p><span id="more-664"></span></p>
<p><strong>To reach this destination, it is not enough to use a preferred story and simply turn our back to prior abuse and practices: </strong>something must happen so that the abuse and its impact on the victim’s life can be acknowledged, which is possible if it occurs on a new platform located on “solid ground”. The restitution/reparation practices I referred to yesterday are part of this process. Shame, too, although poorly attributed. Often victims of violence feel shame, instead of the authors of violence. “Shame on who?” is a question Rob often asks in his work with these authors. Shame can constitute a starting point towards preferred territories and a conversation on honorable acts much more than on guilt, which refers back to the internal identity of a “guilty” or “criminal” individual.</p>
<p><strong>Becoming able to feel shame is an important step in this journey </strong>(“What does the fact that you feel shame say about you?”) It also allows for a strong story to be built based on shame and facing up, although shame is often associated with a story of weakness in the standard definitions of masculinity. “How can you put shame to use and make it an ally?”</p>
<p><strong>This work on violence in family therapy can be very naturally applied to institutional violence</strong>, in dealing with moral and sexual harassment in the corporate world, and also in working on corporate values and culture and the way certain forms of institutional violence originate from ignorance or turning a blind eye to these values.</p>
<p><strong>On another topic, the Euroconference itself, the first of its type, starts tomorrow.</strong> It is already a success, having attracted more than 230 delegates. Just one disappointment: of these 230 individuals, the only one who refused to shake my hand was a French colleague. First (and in the first draft of this article), I told myself that we would stay on topic. But after thinking about it, I wondered whether something had happened in my relationship with this colleague that pertained to violence and that her attitude reflected her own way of dealing with it, and not necessarily a negative intention that was specifically targeting me. I therefore concluded that I should leave the door open and sincerely try to see the situation from her standpoint &#8230; and to let time heal. The fact that I am able to adopt this kind of attitude and draw this conclusion is proof itself of the impact of our work over the past two days.</p>
<p><img class="alignnone size-medium wp-image-566" title="p1000526" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/p1000526-300x225.jpg" alt="p1000526" width="197" height="149" /></p>
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		<title>&#171;&#160;Croisements narratifs&#160;&#187; enfin en ligne !</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Jun 2009 21:05:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le site-blog de Béatrice Dameron est en ligne depuis hier (voir ici), tout à son image : érudit mais pas ennuyeux. Elle commence par une pièce maîtresse : la traduction en français de l&#8217;article cultissime de Stephen Madigan, &#171;&#160;the eight habits&#8230;&#160;&#187;
Merci Béatrice !

L&#8217;un des freins à la diffusion des idées narratives en France est la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-medium wp-image-508 alignleft" title="p1000347_23" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/p1000347_23-209x300.jpg" alt="p1000347_23" width="181" height="259" /></p>
<p><strong>Le site-blog de Béatrice Dameron est en ligne depuis hier (voir <a href="http://www.croisements-narratifs.fr/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.croisements-narratifs.fr/?referer=');">ici</a>), tout à son image : érudit mais pas ennuyeux. Elle commence par une pièce maîtresse : la traduction en français de l&#8217;article cultissime de Stephen Madigan, &laquo;&nbsp;the eight habits&#8230;&nbsp;&raquo;<br />
Merci Béatrice !<br />
</strong></p>
<p>L&#8217;un des freins à la diffusion des idées narratives en France est la rareté du matériel théorique disponible en traduction française. A cet égard, la parution tant attendue de la traduction de  &laquo;&nbsp;Maps&nbsp;&raquo; (le dernier dans les deux sens du terme hélas ouvrage de Michael White) le mois prochain chez Satas est une excellente nouvelle pour toute la communauté narrative francophone. Egalement à la rentrée, chez Interéditions, la sortie de &laquo;&nbsp;Comprendre et pratiquer l&#8217;approche narrative&nbsp;&raquo;, un ouvrage collectif d&#8217;une vingtaine de praticiens français qui présentent des cas expliqués (avec un long article de Michael White inédit en français), et la création à la Fabrique Narrative de notre propre pôle d&#8217;édition dont l&#8217;une des premières publications sera la traduction par Catherine Mengelle de &laquo;&nbsp;What is narrative therapy ?&nbsp;&raquo;, un livre clé d&#8217;Alice Morgan qui nous a vraiment soutenus dans cette entreprise de traduction, au même titre que les dirigeants du Dulwich Center d&#8217;Adelaide.</p>
<p><span id="more-501"></span></p>
<p><strong>Mais l&#8217;initiative de Béatrice vient apporter un contrepoint indispensable à ces travaux : </strong>un centre de ressources qui offre des traductions des articles les plus importants des fondateurs de l&#8217;approche narrative et des chercheurs qui font avancer ce domaine, ce genre d&#8217;articles qui allument de petites lumières dans la tête, un recueil de ses propres articles parus sur d&#8217;autres sites, et des conversations commentées dans son blog. Rien que du bonheur. Mais la traduction d&#8217; &laquo;&nbsp;eight habits&#8230;&nbsp;&raquo;  est une oeuvre de salubrité publique, tant il y a d&#8217;intelligence dans chaque centimètre carré des écrits de Stephen</p>
<p><strong>Stephen Madigan, Canadien de Vancouver et fondateur du Yaletown Family Therapy Center est, rappelons le, l&#8217;un des premiers élèves de Michael White et David Epston, </strong>et aussi l&#8217;un des enseignants, thérapeutes et praticiens actuels les plus intéressants. C&#8217;est lui qui a le plus développé le travail sur la contribution inconsciente du thérapeute à la persistance des problèmes, et la prise de conscience de la position culturelle du thérapeute, de l&#8217;endroit d&#8217;où il forge ses questions et de l&#8217;influence de ses angles morts culturels sur l&#8217;identité du client. C&#8217;est un chercheur exigeant et passionnant, mais qui apporte en même temps des ouvertures très concrètes et opérationnelles, directement utilisables.</p>
<p><strong>J</strong><strong>e pense que &laquo;&nbsp;Croisements narratifs&nbsp;&raquo;</strong> qui se situe dans l&#8217;esprit de ce que Michèle Gauthier appelle &laquo;&nbsp;la stratégie de l&#8217;abondance&nbsp;&raquo;, va jouer un rôle important dans l&#8217;élaboration en France d&#8217;une pensée narrative libre et ouverte.</p>
<p><img class="size-thumbnail wp-image-505 alignleft" title="132" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/132-150x150.jpg" alt="132" width="75" height="75" /></p>
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		<title>Le Bounty, école de management</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Jun 2009 07:00:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[Résistances]]></category>

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		<description><![CDATA[
La DRH d&#8217;un grand établissement hospitalier du Sud Ouest dit souvent que : &#171;&#160;le DRH, c&#8217;est le dernier à avoir les pieds mouillés&#160;&#187;.
Cette réflexion se télescope avec la rediffusion récente des &#171;&#160;révoltés du Bounty&#160;&#187; qui nous offre une admirable réflexion sur le management autour de l&#8217;histoire de Christian Fletcher, honnête homme et copilote du vaisseau [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-medium wp-image-481" title="revoltes-du-bounty-p12" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/revoltes-du-bounty-p12-300x184.jpg" alt="revoltes-du-bounty-p12" width="300" height="184" /></p>
<p><strong>La DRH d&#8217;un grand établissement hospitalier du Sud Ouest dit souvent que : &laquo;&nbsp;le DRH, c&#8217;est le dernier à avoir les pieds mouillés&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Cette réflexion se télescope avec la rediffusion récente des &laquo;&nbsp;révoltés du Bounty&nbsp;&raquo; qui nous offre une admirable réflexion sur le management autour de l&#8217;histoire de Christian Fletcher, honnête homme et copilote du vaisseau éponyme qui finit par se mouiller les pieds et le reste en prenant la tête d&#8217;une mutinerie contre le cruel Capitaine Blye. Plusieurs conceptions du management et plusieurs systèmes de valeurs s&#8217;affrontent sur ce paradigme vivant de l&#8217;entreprise qu&#8217;est un grand trois-mâts engagé dans une mission vitale : rapporter pour son actionnaire des plants d&#8217;arbre à pain qui lui serviront à améliorer ses profits en nourrissant à bas prix les esclaves employés dans ses filiales, pardon, ses domaines.</p>
<p><strong>Le Capitaine Blye est l&#8217;archétype du dirigeant de filiale traditionnel,</strong> incarnant ce que l&#8217;on appelle le management par la terreur, un management où la peur est vue comme le principal driver des collaborateurs et où la mission (augmenter les profits de l&#8217;actionnaire) passe avant tout le reste. Ainsi, pour arroser les fameux plans d&#8217;arbre à pain, l&#8217;eau est prélevée sur les rations de l&#8217;équipage qui meurt de soif. Le temps et la rapidité sont une obsession dans ce type de management, et aucune autre opinion que celle du Capitaine n&#8217;y est concevable.<br />
<span id="more-478"></span><br />
<strong>Face à ce personnage brutal </strong>(mais dont le sadisme assumé et la violence permanente ne le disputent pas à la violence molle  et au sadisme passif que l&#8217;on rencontre parfois aujourd&#8217;hui dans certaines entreprises), le personnage de Christian Fletcher incarne au contraire la tentative pour concilier, fût-ce au prix d&#8217;un déchirement des adducteurs, le sens de l&#8217;objectif et le respect des règles avec les valeurs humanistes et de respect de l&#8217;individu et de sa vie, des valeurs qui en dernière analyse, se révèlent plus importantes que l&#8217;atteinte du délivrable à n&#8217;importe quel prix. Mais l&#8217;expérience autogestionnaire de Fletcher est une fiction romantique, il prendra le pouvoir à la place de Blye exilé sur une chaloupe, après avoir nommé officiers ses principaux complices qui l&#8217;ont manipulé, et ne saura pas l&#8217;exercer.</p>
<p><strong>En effet, et ce n&#8217;est pas le moindre intérêt des &laquo;&nbsp;révoltés du Bounty&nbsp;&raquo;, le film finit mal.</strong> Fletcher est pris au piège de l&#8217;histoire dominante du management par la terreur. Proposant sa vision des choses à son Comité de Direction (&laquo;&nbsp;il faut aller jusqu&#8217;au bout de nos valeurs, quitte à ce qu&#8217;elles nous conduisent au bout d&#8217;une corde&nbsp;&raquo;), se montrant prisonnier de sa culture aristocratique au moins autant qu&#8217;auteur de son acte de révolte, il sous-estime l&#8217;impact de sa suggestion qui provoque un passage à l&#8217;acte immédiat de ses lieutenants. Il sera piégé par son obsession de sauver dans l&#8217;incendie du &laquo;&nbsp;Bounty&nbsp;&raquo; l&#8217;instrument de sa liberté (son sextant&#8230; ahem, heureusement qu&#8217;on n&#8217;est pas chez les Lacaniens !) Ceci causera sa perte et surtout l&#8217;échec d&#8217;un management participatif qui croit pouvoir se dispenser d&#8217;autorité, de cadres et de contrats clairement énoncés.</p>
<p><strong>Que se passe t-il après la fin du film ? </strong>Une société naît sur l&#8217;île des révoltés, une société qui comme toutes les sociétés, commence par un meurtre et se rassemble sur le partage d&#8217;une histoire mythique liée à ce meurtre. Il y a fort à parier que la capitale de l&#8217;île s&#8217;appellera Fletcher City et que les trois mauvais compagnons finiront présidents.</p>
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		<title>Meredith Grey, Harry Potter : même combat !</title>
		<link>http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/histoires-alternatives/meredith-grey-harry-potter-meme-combat.html</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 08:43:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>

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		<description><![CDATA[
Nous vivons dans un monde sans magie et nous avons besoin de nous en procurer aux sources estampillées des histoires humaines.
Certaines séries, par leur succès mondial, nous donnent à penser sur ces histoires qui résonnent tellement fort dans nos vies que nous aimons leurs personnages comme des membres de notre propre famille, des amis que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-191" title="ellen-pompeo-as-meredith-grey" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/ellen-pompeo-as-meredith-grey.jpg" alt="ellen-pompeo-as-meredith-grey" width="193" height="326" /><img class="alignnone size-full wp-image-192" title="harry" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/harry.jpg" alt="harry" width="209" height="326" /></p>
<p><strong>Nous vivons dans un monde sans magie et nous avons besoin de nous en procurer aux sources estampillées des histoires humaines.</strong></p>
<p>Certaines séries, par leur succès mondial, nous donnent à penser sur ces histoires qui résonnent tellement fort dans nos vies que nous aimons leurs personnages comme des membres de notre propre famille, des amis que nous retrouvons épisode après épisode, que nous voyons grandir, évoluer, triompher de leurs problèmes et de leurs ennemis, se connaître, s&#8217;aimer, se séparer&#8230; tandis que notre voisin d&#8217;appartement meurt dans une solitude absolue, à moins qu&#8217;il n&#8217;ait été expulsé de son appartement par la dégringolade sociale et ses employés (huissiers, banquiers, propriétaires) et meure dans une solitude absolue congelé sur le trottoir d&#8217;en face. Mais là n&#8217;est pas le propos, même si c&#8217;est important.</p>
<p><span id="more-190"></span></p>
<p>Le succès mondial du jeune sorcier Harry Potter et celui de la jeune chirurgienne Meredith Grey reposent sur les mêmes ressorts narratifs :</p>
<ul>
<li>l&#8217;hôpital Grace de Seattle, c&#8217;est Poudlard (Hogwart&#8217;s en V.O.)</li>
<li>nous suivons le parcours de jeunes apprentis qui vont apprendre à réaliser des sortilèges magiques dans un cas, des sortilèges médicaux dans l&#8217;autre,</li>
<li>ils sont encadrés par de grands professeurs qui sont eux mêmes de puissants sorciers : Dumbledore et Mc Gonagall d&#8217;un côté, Webber, Shepherd et Burke de l&#8217;autre,</li>
<li>Des métiers très similaires, sorcier et chirurgien : fort prestige social, haute technicité (baguette magique contre bistouri), études longues (7 ans dans les deux cas), réalisations spectaculaires, jargon et formules incompréhensibles, costumes rituels ésotériques flottants et très spécifiques (robe noire contre blouse blanche), imaginaire populaire fort autour de chacun (le système de santé américain ou plutôt son absence fait de surcroît de Grey&#8217;s Anatomy un déni absolu d&#8217;où les assureurs et les comptables sont évacués),</li>
<li>l&#8217;individu y est en permanence présenté comme relié à sa communauté et la narration raconte l&#8217;histoire de ces liens au moins autant que l&#8217;historie de la personne,</li>
<li>dans les deux cas, il s&#8217;agit de romans d&#8217;apprentissage qui exaltent les mêmes valeurs : travail acharné, solidarité pour répondre à la tentation de la compétition, amitié, humour&#8230;</li>
<li>&#8230; et surtout primauté de la vie humaine sur le pouvoir avec une réflexion éthique permanente sur la façon de conduire sa vie honorablement !</li>
</ul>
<p>On peut trouver mille autre ressemblances entre Harry Potter et Grey&#8217;s Anatomy (à commencer par le fait que ma femme et moi soyons raides dingues fans des deux). Ces productions narratives et leur succès reposent sur le fait qu&#8217;elles percutent la culture populaire (ce que Michael White appelle &laquo;&nbsp;folk culture&nbsp;&raquo; en opposition à la culture dominante). Cette culture populaire est celle qui sert d&#8217;antidote et aide les gens à tenir le coup dans les moments difficiles.</p>
<p>Nous avons besoin de pouvoir penser que n&#8217;importe qui peut devenir un sorcier ou un grand chirurgien avec suffisamment de travail et d&#8217;implication. Nous avons besoin de voir que ces gens sont des personnes qui comme nous, tombent amoureuses, souffrent, prennent des cuites (un peu moins pour Harry), se posent des questions&#8230; Nous avons besoin de croire que nos vies peuvent être sauvées par une caste de techniciens de haut niveau qui n&#8217;aurait pas perdu le contact avec sa propre humanité car nos vies seraient sacrées et importantes et elles vaudraient la peine que l&#8217;on se batte pour chacune d&#8217;entre elles.</p>
<p>Lorsque les temps sont durs, ce qui nous sauve, ce sont les histoires. Certaines d&#8217;entre elles sont produites par les communautés. D&#8217;autres sont produites par le système marchand, mais rencontrent notre besoin de sens. Dans le pire des cas, elles nous anesthésient en nous empêchant de nous relier ensemble pour lutter : scotchés à notre télévision, nous n&#8217;entendons pas les cris d&#8217;agonie de nos voisins. Mais dans le meilleur, elles nous proposent une vision féconde de nos propres valeurs, pour peu que nous sachions nous les réapproprier et les remettre au travail dans notre vie au lieu de rester en position de consommateur culturel. Hier, Fifi Brindacier, demain Meredith Grey ou Ron Weasley ?</p>
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		<item>
		<title>Devenir roi</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 13:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoires alternatives]]></category>

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C&#8217;est une toile d&#8217;une artiste qui s&#8217;appelle Anne de Buttet. L&#8217;une des images d&#8217;une série intitulée &#171;&#160;les porteurs&#160;&#187;.
Que portent ces porteurs ? Leur fardeau d&#8217;humanité, leurs histoires, leurs problèmes, leurs espoirs, leurs rêves, leurs déceptions&#8230; ils portent leur vie et ses histoires grandes ou petites. Les autres tableaux de la série (on peut les voir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img id="image93" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/dsc_0024.jpg" alt="dsc_0024.jpg" /></p>
<p><strong>C&#8217;est une toile d&#8217;une artiste qui s&#8217;appelle Anne de Buttet. L&#8217;une des images d&#8217;une série intitulée &laquo;&nbsp;les porteurs&nbsp;&raquo;.</strong></p>
<p>Que portent ces porteurs ? Leur fardeau d&#8217;humanité, leurs histoires, leurs problèmes, leurs espoirs, leurs rêves, leurs déceptions&#8230; ils portent leur vie et ses histoires grandes ou petites. Les autres tableaux de la série (on peut les voir sur le <a href="http://aia.asso.free.fr/anne/" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/aia.asso.free.fr/anne/?referer=');">site</a> de l&#8217;artiste) sont plus sombres. Ils mettent en relief la part d&#8217;ombre et de chagrin, mais sans jamais gommer entièrement l&#8217;étincelle d&#8217;espoir, la force de vie, la fine trace d&#8217;une histoire alternative qui pourrait naître des mêmes traits.  Ce personnage touché par le soleil est le dernier de la série, celui qui est allé le plus loin sur le chemin. Il est devenu roi, il a conquis sa propre royauté intérieure, celle de sa vie et celle de lui-même.</p>
<p>Ce concept de royauté intérieure a émergé au cours des ateliers de l&#8217;Anti-Colloque de l&#8217;Association Européenne de Coaching en Aqutaine, le 10 octobre dernier. Le thème en était &laquo;&nbsp;le coach dans la cité&nbsp;&raquo; et des réponses communautaires ont été esquissées au cours d&#8217;ateliers narratifs, dont l&#8217;une d&#8217;entre elles, extraite du <a href="http://www.mediat-coaching.com/dossiers/dossiers.php?id_dossier=375" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.mediat-coaching.com/dossiers/dossiers.php?id_dossier=375&amp;referer=');">texte définitionnel final</a> : &laquo;&nbsp;notre métier est d&#8217;accompagner  les gens vers leur propre royauté&nbsp;&raquo; (l&#8217;auteur de cette expression est à l&#8217;origine Olga Werber-Wood, rendons à César&#8230;) Cette idée magnifiquement exprimée par ce personnage et rejoint l&#8217;un des concepts clés de l&#8217;approche narrative qui est celui de &laquo;&nbsp;personal agenda&nbsp;&raquo;, le sentiment d&#8217;initiative.</p>
<p><span id="more-21"></span></p>
<p><strong>Le sentiment d&#8217;initiative est ce que l&#8217;on ressent lorqu&#8217;on est l&#8217;auteur de sa vie.</strong> Une radiation chaleureuse qui naît de la certitude que nos actions vont avoir des effets, que nous sommes aux commandes, que nous pouvons piloter notre existence, au moins un peu, pour la faire naviguer en direction de nos espoirs, de nos rêves et de nos engagements. Le processus qui permet d&#8217;y parvenir est de reconnaître et d&#8217;honorer ces moments de royauté, de les faire émerger comme des trésors du chaos insensé de notre existence.</p>
<p><strong>Le personnage du tableau ne porte pas sa couronne sur sa tête.</strong> Il n&#8217;est pas sur le trône, pas encore ou peut-être pas tout le temps, ou pas entièrement. Il semble avec son doigt levé demander encore la permission d&#8217;habiter sa royauté. J&#8217;y vois pour ma part la distance qui reste à parcourir entre l&#8217;identification de ce trésor et le courage de le reconnaître comme sien. J&#8217;y vois aussi l&#8217;humilité de celui qui sait les dangers du pouvoir et qui s&#8217;attache à poser les limites de son propre royaume&#8230; ce qui veut dire respecter et honorer le royaume des autres.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
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