Archive pour la catégorie ‘Explorations’

Film : la Classe de Mer 2010

Samedi 23 octobre 2010

La Classe de Mer 2010 de la Fabrique Narrative from Pierre Blanc-Sahnoun on Vimeo.

Voici un petit film de dix minutes qui montre à la fois l’intention, le déroulement et l’ambiance de la Classe de Mer 2010 de la Fabrique Narrative, qui s’est tenue en septembre 2010 à Arcachon autour de Stephen Madigan. Ceux qui y étaient retrouveront avec plaisir des images de ces trois journées pleines d’étincelles narratives et de belles découvertes. Ceux qui n’y étaient pas pourront se rendre compte de ce qu’est cette Classe de Mer dont l’ambition est à la fois de pratiquer « l’art narratif » pendant trois jours autour d’un très grand invité qui vient partager ses idées et nous inspirer et de nous retrouver dans un cadre agréable, à la gastronomie soignée, pour développer les liens, les collaborations et les projets entre membres de la Fabrique Narrative.

Ce film a été tourné par Régis Peignard et réalisé par Eric Bouget.

Entendre ce qui n’est pas dit – une conversation sur l’absent mais implicite

Dimanche 17 octobre 2010

Par Jean-Louis Roux

« Entendre ce qui n’est pas dit : Réflexion et outillage sur l’absent mais implicite » est un article en plusieurs volets écrit par Jean-Louis Roux et que nous avons décidé de réunir dans une page spéciale des Errances Narratives, consacrée a une conversation spécifique sur ce thème important et central, commun à plusieurs approches d’accompagnement.

L’absent mais implicite est le sujet sur lequel Michael White travaillait avant sa disparition. Si l’on doit comprendre principalement que l’absent mais implicite est quelque chose de connu, mais implicite du point de vue de la personne dans l’histoire quelle donne à entendre au thérapeute, il n’appartient pas seulement de demander une description à la personne accompagnée, mais de l’accompagner à construire « un » sens à nouveau à partir d’une reconnaissance objective de l’intentionnalité du « critère » contenu dans l’absent mais implicite.

Voir la suite sur la page « Entendre ce qui n’est pas dit – une conversation sur l’absent mais implicite » sur le menu « Pages » en colonne de droite ou en cliquant sur ce lien.

Guy Ausloos à Bordeaux !

Dimanche 26 septembre 2010

Une fois n’est pas coutume, nous souhaitons vous signaler un événement non-narratif.  Il s’agit d’un colloque intitulé : « Prendre soin des autres, enjeux actuels et dimensions professionnelles », organisé à Bordeaux par l’Institut Michel Montaigne les 21 et 22 octobre prochains.

L’Institut Michel Montaigne n’est pas spécifiquement un centre narratif, mais développe un enseignement de qualité des thérapies familiales systémiques. Il fait venir régulièrement des figures de forte magnitude dans cette discipline, dont notamment Mony Elkaïm (dont Michael White et Jill Freedman ont suivi l’enseignement), et des pointures de la pensée tels que Boris Cyrulnik, Antoine Guedeney, Jean-Didier Vincent et Edgar Morin.

Le colloque des 21 et 22 octobre donnera l’occasion, entre autres intervenants, d’accueillir le philosophe et sociologue Gilles Lipovetsky mais surtout le pédopsychiatre systémicien canadien Guy Ausloos, thérapeute familial de tout premier plan, auteur notamment de « la compétence des familles » auquel nous avions consacré un post sur ce blog il y a quelques mois, intéressés par la congruence de sa posture avec la posture narrative. Ce post avait donné lieu à l’époque à beaucoup de commentaires intéressants (voir ici).

Ce n’est pas non plus un hasard, les fondateurs de la narrative étant au départ des thérapeutes familiaux formés à la systémique, qui ont développé leur propres pistes et leur propres territoires. Ne ratez pas ce colloque qui sera l’occasion de tisser des passerelles entre différents paysages de notre pratique, de renouer avec son histoire et d’enrichir notre compréhension de la façon dont le contexte « hyper-moderne » (expression de G. Lipovetsky) et l’exacerbation de l’individualisme influence notre représentation du soin et façonne nos pratiques d’accompagnement. PBS.

Informations et inscriptions : Institut Michel Montaigne.

L’au-dehors et l’en-dedans

Jeudi 15 juillet 2010

La construction de passerelles entre l’approche narrative et la psychanalyse n’en est encore qu’à ses débuts.

De nombreux éléments les séparent (rôle du transfert, définition de l’inconscient, construction théorique, posture du praticien, stratégie du silence…) encore qu’il existe beaucoup d’écoles et de styles de pratiques différents de la psychanalyse dont certains sont très narrativo-compatibles. Un article de Christian Beels, un psychiatre qui a eu une longue relation professionnelle avec Michael White offre des pistes intéressantes. Cet article intitulé « Some historical conditions of narrative work » (Family Process Vol 48. No3, 2009, disponible en téléchargement sur le site du Dulwich) remet en perspective les origines de la psychanalyse, de la thérapie familiale systémique et de l’approche narrative qui en est historiquement issue.

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Michel Foucault, Jacques Derrida et Michael White

Jeudi 3 juin 2010
Un belle réflexion qui épaissit de fines correspondances entre ces trois oeuvres et fait émerger de façon forte et claire le sens du concept de « déconstruction », central à la Narrative. Dénichée par Françoise Quennessen sur le hub Viadeo de Marianne Lechifflart (« pratiques narratives et histoires préférées ») cette chronique est reproduite ici avec l’aimable autorisation de Stéphane.

A ma connaissance Michael White n’a pas eu l’occasion de rencontrer l’un ou l’autre de leurs vivant et je me suis demandé ce que Michel Foucault aurait pensé de la mise en œuvre par Michael White de ses travaux. Jusqu’au jour où je suis tombé sur le paragraphe suivant dans lequel Michel Foucault décrit ce qu’est la raison d’être de son œuvre (1) :

Narrative Practice with communities

Lundi 10 mai 2010

Une vidéo du Dulwich Center trouvée sur YouTube par Elizabeth Feld, présentant leur travail avec les communautés. On y trouvera en particulier de beaux exemples d’arbres de vie. Pour ceux qui comprennent l’anglais, malheureusement… Une vidéo du travail de Michael White est en cours de traduction et de sous-titrage, elle sera probablement visible en juillet.

Lapsang but implicit

Jeudi 25 février 2010

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Ce « pun » (désopilant) d’Elizabeth Feld, amatrice de thé de Chine devant l’éternel, permet d’introduire l’un des concepts les plus vertigineux de l’approche narrative.

Nous avons repris au cours d’un séminaire avancé de la Fabrique Narrative la carte de l’absent mais implicite qui avait été présentée en septembre 2008 à Paris par Shona Russell et Sue Mann, comme un travail en cours de développement, et nous avons essayé de la retraiter à la manière de la Fabrique, c’est à dire comme une carte de randonnée qu’il convient de considérer depuis le ciel plutôt que comme un édifice vertical que l’échafaudage de questions permettrait de bâtir peu à peu.

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Ne stressez plus !

Mercredi 24 septembre 2008

Chacun donne le meilleur de lui-même quand il n’a plus besoin de stresser. Une chronique de PBS (« Newzy », septembre 2008) controversée par certains coachs et psys spécialistes du stress qui s’accrochent à l’idée du « bon stress »…

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Certaines critiques du coaching ne sont pas fondamentalement dénuées de fondement. Ainsi, celle développée notamment par Roland Gori de faire oeuvre de normalisation sociale, c’est-à-dire d’être les agents involontaires (ou opportunistes) d’un système qui pousse les managers à la conformité disciplinée à l’égard du dogme de la performance obligatoire.Je trouve que l’histoire du « bon stress » et du « mauvais stress » en est une illustration intéressante.

Il existe en effet une espèce de culture du sens commun managérial qui s’est développée ces dernières années, selon laquelle, grosso modo, un peu de stress, c’est du bon stress : il vous aide à relever les défis, améliorer vos performances, avoir des idées, de l’endurance, du culot, etc. C’est une sorte de doping naturel non seulement acceptable, mais nécessaire pour aider le manager à répondre aux nombreux challenges de son environnement, forcément « stressant », exigeant un dépassement de soi permanent (et blabla, etc.)

Le mauvais stress, par contre, c’est celui qui bouche les artères, qui dézingue les anévrismes, qui coince le dos, qui vous réveille à 4 h du matin avec les autoroutes de l’information dans la tête… Eh bien je n’y crois pas. Il n’y a pas de bon stress. Il y a juste le stress de faire des efforts importants à longueur d’année pour atteindre les objectifs et ne pas se faire virer, et la façon dont chacun s’y prend pour s’adapter tant bien que mal… Lire le reste de cet article »