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	<title>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative &#187; Explorations</title>
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		<title>L&#8217;au-dehors et l&#8217;en-dedans</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 07:20:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Explorations]]></category>

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		<description><![CDATA[La construction de passerelles entre l&#8217;approche narrative et la psychanalyse n&#8217;en est encore qu&#8217;à ses débuts. 
De nombreux éléments les séparent (rôle du transfert, définition de l&#8217;inconscient, construction théorique, posture du praticien, stratégie du silence…) encore qu&#8217;il existe beaucoup d&#8217;écoles et de styles de pratiques différents de la psychanalyse dont certains sont très narrativo-compatibles. Un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La construction de passerelles entre l&#8217;approche narrative et la psychanalyse n&#8217;en est encore qu&#8217;à ses débuts. </strong></p>
<p>De nombreux éléments les séparent (rôle du transfert, définition de l&#8217;inconscient, construction théorique, posture du praticien, stratégie du silence…) encore qu&#8217;il existe beaucoup d&#8217;écoles et de styles de pratiques différents de la psychanalyse dont certains sont très narrativo-compatibles. Un article de Christian Beels, un psychiatre qui a eu une longue relation professionnelle avec Michael White offre des pistes intéressantes. Cet article intitulé  &laquo;&nbsp;Some historical conditions of narrative work&nbsp;&raquo; (Family Process Vol 48. No3, 2009, disponible en téléchargement sur le site du Dulwich) remet en perspective les origines de la psychanalyse, de la thérapie familiale systémique et de l&#8217;approche narrative qui en est historiquement issue.</p>
<p><span id="more-1358"></span></p>
<p>Une phrase de Jacques Lacan, citée récemment par Thierry Groussin, offre également une nouvelle perspective : &laquo;&nbsp;l&#8217;inconscient, ce n&#8217;est pas l&#8217;au-dedans mais l&#8217;en dehors&nbsp;&raquo;. Cette phrase est éclairante car elle propose une topologie de l&#8217;inconscient alternative au modèle de Freud, énergétique, qui peut rappeler la thermodynamique et où Michael White et David Epston voient une référence métaphorique à la machine à vapeur, dispositif technique le plus complexe de l&#8217;époque (&laquo;&nbsp;Les moyens narratifs au service de la thérapie&nbsp;&raquo;, Satas, 1980).<br />
L&#8217;inconscient comme un &laquo;&nbsp;en-dehors&nbsp;&raquo; évoque pour sa part le travail clandestin des histoires dominantes, ce que Michel Foucault appelle les &laquo;&nbsp;idées silencieuses&nbsp;&raquo; qui produisent à leur insu les représentations du monde des individus et des groupes.</p>
<p>Ainsi externalisé, l&#8217;inconscient ne relève plus de la chaudière pulsionnelle individuelle, mais de la partie de la construction identitaire opérée dans l&#8217;ombre par ces &laquo;&nbsp;métaphores mortes&nbsp;&raquo; (M. White) qui se présentent comme des vérités et occupent tellement de territoire qu&#8217;il n&#8217;y a plus de place dans la vie de l&#8217;individu pour la moindre voix minoritaire ou version alternative.</p>
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		<title>Michel Foucault, Jacques Derrida et Michael White</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 15:28:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Explorations]]></category>

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par Stéphane Kovacs
http://www.viadeo.com/fr/profile/stephane.kovacs




Un belle réflexion qui épaissit de fines correspondances entre ces trois oeuvres et fait émerger de façon forte et claire le sens du concept de &#171;&#160;déconstruction&#160;&#187;, central à la Narrative. Dénichée par Françoise Quennessen sur le hub Viadeo de Marianne Lechifflart (&#171;&#160;pratiques narratives et histoires préférées&#160;&#187;) cette chronique est reproduite ici avec l&#8217;aimable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste">
<div id="_mcePaste"><strong></p>
<p></strong><strong>par Stéphane Kovacs<br />
<em><em></strong><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/stephane.kovacs" target="_blank"><strong>http://www.viadeo.com/fr/profile/stephane.kovacs</strong></a></em></em></p>
</div>
<div id="_mcePaste"><a href="http://www.viadeo.com/fr/profile/stephane.kovacs" target="_blank"></p>
<p></a></p>
</div>
<div><strong>Un belle réflexion qui épaissit de fines correspondances entre ces trois oeuvres et fait émerger de façon forte et claire le sens du concept de &laquo;&nbsp;déconstruction&nbsp;&raquo;, central à la Narrative. Dénichée par Françoise Quennessen sur le hub Viadeo de Marianne Lechifflart (<a href="http://www.viadeo.com/hub/affichefil/?hubId=0021ulx6wo28ej1t&amp;forumId=0022cy2xqffhy146&amp;threadId=00213imp4wgmbf4l#1494016" target="_blank">&laquo;&nbsp;pratiques narratives et histoires préférées&nbsp;&raquo;</a>) cette chronique est reproduite ici avec l&#8217;aimable autorisation de Stéphane.</p>
<p></strong></p>
</div>
<div id="_mcePaste">A ma connaissance Michael White n’a pas eu l’occasion de rencontrer l’un ou l’autre de leurs vivant et je me suis demandé ce que Michel Foucault aurait pensé de la mise en œuvre par Michael White de ses travaux. Jusqu’au jour où je suis tombé sur le paragraphe suivant dans lequel Michel Foucault décrit ce qu’est la raison d’être de son œuvre (1) :</div>
<div><span id="more-1310"></span></div>
<div id="_mcePaste">&laquo;&nbsp;Les études qui suivent, comme d&#8217;autres que j&#8217;avais entreprises auparavant, sont des études d’ « histoire&nbsp;&raquo; par le domaine dont elles traitent et les références qu&#8217;elles prennent; mais ce ne sont pas des travaux d’ « historien&nbsp;&raquo;. Ce qui ne veut pas dire qu&#8217;elles résument ou synthétisent le travail qui aurait été fait par d&#8217;autres; elles sont &#8211; si on veut bien les envisager du point de vue de leur pragmatique &#8211; le protocole d&#8217;un exercice qui a été long, tâtonnant, et qui a eu besoin souvent de se reprendre et de se corriger. C&#8217;était un exercice philosophique : <em>son enjeu était de savoir dans quelle mesure le travail de penser sa propre histoire peut affranchir la pensée de ce qu&#8217;elle pense silencieusement et lui permettre de penser autrement.</em>&nbsp;&raquo;</p>
</div>
<div id="_mcePaste">Michel Foucault explique dans ce paragraphe le but qu&#8217;il poursuivait à travers ses travaux et nous renseigne donc en même temps sur le « paysage de sa conscience ». La dernière phrase de ce paragraphe, celle qui est en italique, est pour moi la clé de voute de l’intention qui a nourri le paysage de sa production littéraire et philosophique.</p>
</div>
<div id="_mcePaste">Vous l&#8217;aurez remarqué, l&#8217;enjeu des travaux de Foucault tel qu&#8217;il le décrit dans cette phrase, et même si c&#8217;est écrit avec un h minuscule, porte sur l&#8217;histoire des hommes, donc en fait sur l&#8217;histoire avec un H majuscule. C&#8217;est ici que je trouve un lien extraordinaire avec les travaux de Michael White : il suffit de remplacer l&#8217;Histoire des hommes par l&#8217;histoire de chacun d&#8217;entre nous pour résumer le travail fantastique que Michael White a accompli à partir des travaux de Michel Foucault car penser sa propre histoire pour l’affranchir de ce qu’elle pense silencieusement et lui permettre éventuellement de penser autrement, n’est-ce pas exactement le propos d’une conversation d’externalisation ou d’une conversation pour redevenir auteur ?</div>
<div id="_mcePaste">Quand on imagine les soulagements, les moments de bonheur, les réconciliations avec soi-même et avec les autres ou avec la vie, que la pratique thérapeutique créée par Michael White a rendu possible en des centaines de lieu au cours des 30 dernières années, et que l&#8217;on se met ensuite à la place de Michel Foucault, qui n&#8217;a pas eu connaissance de cette nouvelle approche thérapeutique, ne peut-on pas, sans trop craindre de se tromper, se dire qu&#8217;il aurait été fier et très reconnaissant envers Michael White pour l&#8217;application qu’il réalisa de ses propre travaux ?</p>
</div>
<div id="_mcePaste">J&#8217;aime donc cette phrase en ce qu&#8217;elle résume cette connivence impossible entre ces deux hommes. Cette phrase m’a aussi fait penser à un troisième homme dont Michael White s&#8217;est inspiré, en particulier pour la notion de &laquo;&nbsp;l&#8217;absent mais implicite&nbsp;&raquo; : le philosophe, lui aussi plus lu et plus connu à l&#8217;étranger qu&#8217;en France, Jacques Derrida(2). Derrida a traqué la notion d&#8217;indécidabilité à travers des textes et des expressions triviales, banales ou très usuelles. Par exemple le mot « entre » exprimerait cette indécidabilité en ce sens qu&#8217;il est aussi bien utilisé pour ce qui sépare que pour ce qui rapproche : la phrase &laquo;&nbsp;entre nous il n&#8217;y a rien&nbsp;&raquo; peut autant exprimer le désir de fusion que celui d&#8217;éloignement. Dans l&#8217;édition de ce mois du Magazine Littéraire, numéro 498, un dossier est entièrement consacré à Derrida. Dans une des chroniques de ce dossier, Charles Ramond, prête à Derrida d&#8217;avoir créé le néologisme &laquo;&nbsp;déconstruction&nbsp;&raquo; qui serait lui aussi un honorable représentant de l&#8217;indécidabilité pour sa capacité à signifier en même temps la destruction et la construction.</p>
</div>
<div id="_mcePaste">C&#8217;est ici que se trouve le lien que j&#8217;ai envisagé, je devrais dire imaginé, entre Foucault, White et Derrida . L&#8217;entreprise de « déconstruction » des concepts à partir de la lecture des textes ou de leur interprétation est caractéristique du travail de Derrida. Or jusqu&#8217;à la lecture de cette phrase, celle de Michel Foucault que j&#8217;ai souligné, si je percevais facilement l&#8217;aspect destructif de la déconstruction, il m’était difficile de saisir son aspect constructif.</p>
</div>
<div id="_mcePaste">Or dans sa phrase Michel Foucault évoque une espèce de pensée qui m’était inconnue auparavant : la pensée silencieuse. Comment une pensée peut-elle être silencieuse ? Qu&#8217;est-ce qui donne de la voix à certaines pensées et en rend d&#8217;autres muettes ? Vous êtes-vous posé la question ? Si des pensées sont silencieuses cela signifie donc qu&#8217;elles ne sont pas mortes ou absentes. Certaines pensées seraient donc présentes, vivantes, mais elles seraient silencieuses donc inaudibles. En lisant cette phrase j&#8217;ai donc réalisé comment le travail de Michel Foucault associé à celui de Michael White, les pratiques narratives, contribuaient à une déconstruction &laquo;&nbsp;derridienne&nbsp;&raquo;, du fait, et, j&#8217;en ai fait ma propre définition de l&#8217;accompagnement narratif, de : donner la parole à des pensées silencieuses.</p>
</div>
<div id="_mcePaste">Derrida opérait sur les textes et leurs interprétations. Foucault opèrait sur la pensée et les discours. Si l’objet de leur travail était différent tous les deux entreprenaient une œuvre de déconstruction chacun à sa façon. Donner la parole à des pensées silencieuses est un travail de destruction en ce sens qu&#8217;il diminue le volume sonore des voix des pensées qui éloignent le sujet de ses propres buts, espoirs, rêves et engagements, et c’est un travail de construction en ce sens qu&#8217;il donne la parole à ces pensées silencieuses, pensées alimentées par ses intentions, espoirs, rêves ou engagements.</p>
</div>
<div id="_mcePaste">Déconstruire c’est donc donner la parole à des pensées silencieuses et c’est un des résultats auxquels on peut s’attendre grâce aux pratiques narratives. Depuis que je me suis créé cette définition de la déconstruction la mise en application des pratiques narratives me parait plus facile à comprendre et donc plus facile à expliquer à un tiers. Peut-être vous sera-t-elle également utile à cet effet. C’est un peu ce que j&#8217;espère en terminant l’écriture de cet article.</p>
</div>
<div id="_mcePaste">Bien à vous,</div>
<div id="_mcePaste">Stéphane Kovacs</p>
</div>
<div id="_mcePaste">(1) Histoire de la sexualité vol 2, L&#8217;usage des plaisir &#8211; Gallimard</div>
<div id="_mcePaste">(2) Michael White &#8211; &laquo;&nbsp;Re-engaging with history : the absent but implicit » &#8211; Dulwich Center</div>
</div>
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		<title>Narrative Practice with communities</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 12:46:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>L'équipe de la Fabrique</dc:creator>
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Une vidéo du Dulwich Center trouvée sur YouTube par Elizabeth Feld, présentant leur travail avec les communautés. On y trouvera en particulier de beaux exemples d&#8217;arbres de vie. Pour ceux qui comprennent l&#8217;anglais, malheureusement&#8230; Une vidéo du travail de Michael White est en cours de traduction et de sous-titrage, elle sera probablement visible en juillet.
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<p>Une vidéo du Dulwich Center trouvée sur YouTube par Elizabeth Feld, présentant leur travail avec les communautés. On y trouvera en particulier de beaux exemples d&#8217;arbres de vie. Pour ceux qui comprennent l&#8217;anglais, malheureusement&#8230; Une vidéo du travail de Michael White est en cours de traduction et de sous-titrage, elle sera probablement visible en juillet.</p>
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