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	<title>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative &#187; Carnets de route</title>
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	<description>Errances Narratives, le blog de la Fabrique Narrative</description>
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		<title>RENTREE ET MEMORIAL DAY</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2011 12:02:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Elizabeth Feld
Nous voilà à la fameuse rentrée 2011. La rentrée est un phénomène d&#8217;un très fort contexte culturel français pour lequel la plupart des étrangers ne sont pas préparés.
Pour ma part, d&#8217;origine américaine avec presque 20 ans d&#8217;expérience de vie en France, (dont une au lycée), je ne m&#8217;y suis jamais habituée, et je n&#8217;ai jamais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Par Elizabeth Feld</strong></em></p>
<p><strong>Nous voilà à la fameuse rentrée 2011. <em>La rentrée</em> est un phénomène d&#8217;un très fort contexte culturel français pour lequel la plupart des étrangers ne sont pas préparés.</strong></p>
<p>Pour ma part, d&#8217;origine américaine avec presque 20 ans d&#8217;expérience de vie en France, (dont une au lycée), je ne m&#8217;y suis jamais habituée, et je n&#8217;ai jamais vu pareil ailleurs&#8230;  Je trouve qu&#8217;il y a une sorte de folie collective, toute une société en deuil, car les vacances (pourtant bien longues par rapport aux autres pays) sont terminées, et tous à 100 à l&#8217;heure pour tout mettre en place tout de suite.</p>
<p>Aux Etats Unis, la fin de la période d&#8217;été se marque par une fête- Memorial day- qui est soit le dernier lundi d&#8217;août ou le premier lundi de septembre, c&#8217;est donc aujourd&#8217;hui. <span id="more-2164"></span> On  le célèbre avec des barbecues et, soit disant, on fait des cérémonies définitionnelles en commémoration (memorial) des morts des guerres.</p>
<p>De manière générale, je quitte Paris pour d&#8217;autres climats chaque rentrée, pour éviter les folies de <em>la rentrée</em>.</p>
<p>Cette année, je vais vivre une rentrée tout à fait exceptionnelle dans un rassemblement communautaire avec ma communauté d&#8217;adoption en France, celle de la pratique narrative: à Arcachon et avec Stephen Madigan, qui va sans doute nous remettre sur une nouvelle voie riche de réflexions.</p>
<p>Peut-être que le Memorial auquel je dédierai cette Memorial day d&#8217;aujourd&#8217;hui serait l&#8217;hommage aux communautés et aux rassemblements communautaires, dans le sens narratif et des fameuses expressions esthétiques  dont voici un exemple: <a href="http://www.classicalarchives.com/feature/dont_miss_this.html?utm_content=omega123%40comcast.net&amp;utm_source=VerticalResponse&amp;utm_medium=Email&amp;utm_term=Explore%20Flash%20Mob%20in%20Copenhagen%26nbsp%3B&amp;utm_campaign=Classical%20Archives%20Newsletter%20-%20August%2010%2C%202011content" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.classicalarchives.com/feature/dont_miss_this.html?utm_content=omega123_40comcast.net_amp_utm_source=VerticalResponse_amp_utm_medium=Email_amp_utm_term=Explore_20Flash_20Mob_20in_20Copenhagen_26nbsp_3B_amp_utm_campaign=Classical_20Archives_20Newsletter_20-_20August_2010_2C_202011content&amp;referer=');">cliquer ici</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>VU DU CIEL</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Aug 2011 12:57:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[C&#8217;est vrai, Michael White adorait piloter. Il y fait référence dans l&#8217;avant-propos de &#171;&#160;Maps&#171;&#160;.
La randonnée était pour lui une expérience inspirante sur le plan métaphorique. Les cartes narratives sont des cartes de randonnée, comportant quelques sentiers balisés et pour le reste, non cartographiés car l&#8217;exploration de ces nouveaux territoires appartient au client. Elles sont représentées [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&#8217;est vrai, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_White" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Michael_White?referer=');">Michael White</a> adorait piloter. Il y fait référence dans l&#8217;avant-propos de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.amazon.com/Narrative-Practice-Norton-Professional-Books/dp/0393705161" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.amazon.com/Narrative-Practice-Norton-Professional-Books/dp/0393705161?referer=');">Maps</a>&laquo;&nbsp;.</strong></p>
<p>La randonnée était pour lui une expérience inspirante sur le plan métaphorique. Les <a href="http://www.ancelet.fr/cartes_pratiques_narratives/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.ancelet.fr/cartes_pratiques_narratives/?referer=');">cartes narratives</a> sont des cartes de randonnée, comportant quelques sentiers balisés et pour le reste, non cartographiés car l&#8217;exploration de ces nouveaux territoires appartient au client. Elles sont représentées vues du ciel, et non pas, comme le suggère souvent la disposition des paper-boards dans les salles de formation, comme un empilement d&#8217;étapes. <span id="more-2134"></span> Le client est sur un chemin, comme dans l&#8217;allégorie de <a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/narrative-creative/creer-dautres-%C2%AB-entites-narratives-%C2%BB.html" target="_blank">John Stillmann</a>, il voit d&#8217;où il vient et où il va, avec de nombreux embranchements où des choix s&#8217;offrent à lui. Mais voir les choses du ciel, c&#8217;est bénéficier d&#8217;une topographie plus large, bien qu&#8217;à plat. Peut-être voir plus d&#8217;embranchements, plus à l&#8217;avance, pouvoir suggérer des possibles et signaler des virages en épingle.</p>
<p>Le pilotage est également l&#8217;un des derniers domaines de formation où l&#8217;apprentissage se fait essentiellement par imitation. L&#8217;élève apprend en commettant des erreurs. Contrairement au système académique où la réponse exacte est recherchée et où la connaissance préalable de la théorie garantit le succès dans les évaluations, toute la science du pilote débutant ne lui sert à rien lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de décoller ou d&#8217;atterrir. Le feeling, le corps, le tour de main, retrouvent leur noblesse tandis que le cortex est plutôt la traîne.</p>
<p>N&#8217;y a t-il pas ici une idée applicable dans la formation des coachs ? Il faut des repères solides, de la théorie uniquement en renfort de la pratique, une vision large, des cartes et une boussole, et surtout beaucoup de tours de piste !</p>
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		<title>PRENDRE LE TEMPS DE S&#8217;EPOUILLER</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 15:58:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[Pascal Picq est paléo-anthropologue. Il applique les découvertes de l&#8217;anthropologie aux processus de l&#8217;entreprise, mais également propose une vision globale et reliée de l&#8217;évolution humaine et dans l&#8217;entreprise.
 
Voici pour ceux que cela intéresse des éléments assez détaillés extraits de la conférence passionnante qu&#8217;il a donnée à l&#8217;université d&#8217;été du CECA, le 24 août dernier. 

Freud aurait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Picq" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Pascal_Picq?referer=');">Pascal Picq</a> est paléo-anthropologue. Il applique les découvertes de l&#8217;anthropologie aux processus de l&#8217;entreprise, mais également propose une vision globale et reliée de l&#8217;évolution humaine et dans l&#8217;entreprise.</strong><br />
 <br />
Voici pour ceux que cela intéresse des éléments assez détaillés extraits de la conférence passionnante qu&#8217;il a donnée à l&#8217;université d&#8217;été du CECA, le 24 août dernier. <br />
<span id="more-2120"></span></p>
<p>Freud aurait dit que la science a infligé trois blessures à l&#8217;amour propre de l&#8217;humanité : la copernicienne, la darwinienne, et la freudienne. Trois millions d&#8217;années, c&#8217;est une durée qui nous dépasse (surtout vers la fin). Charles Darwin a construit sa théorie en 20 ans, ce qui serait impossible aujourd&#8217;hui du fait de l&#8217;accélération des publications. La science ne réfléchit plus, elle &laquo;&nbsp;fonctionne&nbsp;&raquo; (Deleuze). Le temps de l&#8217;épistémologie a disparu, la possibilité de penser une construction du savoir et de produire une histoire des sciences. </p>
<p>M. Picq appartient à un mouvement qui se nomme &laquo;&nbsp;slow science&nbsp;&raquo;, sur le modèle du &laquo;&nbsp;slow food&nbsp;&raquo;. Il fait référence à la notion de &laquo;&nbsp;temps profond&nbsp;&raquo; : le temps n&#8217;existe pas, nous avons l&#8217;impression que nous menons un combat contre le temps mais c&#8217;est la détérioration de nos structures qui définit le temps perçu. Les fossiles n&#8217;ont pris sens qu&#8217;à la lumière d&#8217;une théorie (une histoire) de l&#8217;évolution. Freud a parlé de la blessure psychologique et narcissique, mais jamais de la blessure du temps. Toutes nos philosophies et nos idéologies ne nous ont pas préparés à l&#8217;idée qu&#8217;un monde sans nous puisse être possible, probable dans l&#8217;avenir, et vraisemblablement fonctionnera mieux. </p>
<p>Pour que les espèces changent, il faut du temps. Pendant longtemps, on a pensé qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un processus graduel, puis Stephen J. Gould a montré qu&#8217;elle se faisait par événements brutaux et par a-coups. La description de l&#8217;évolution est façonnée par la perspective anthropomorphique-centrée. </p>
<p>Nous n&#8217;avons aucune incidence sur les catastrophes, même si nous en connaissons les lois physiques. S&#8217;il y avait tout le temps des catastrophes, il ne pourrait pas y avoir d&#8217;adaptation. C&#8217;est comme l&#8217;histoire de la Reine Rouge dans &laquo;&nbsp;Alice au pays des merveilles&nbsp;&raquo; : Alice court et le paysage la suit. Elle s&#8217;en étonne. La Reine lui dit : &laquo;&nbsp;ici, il vous faudra courir très vite pour rester à votre place&nbsp;&raquo;. Donc ce sont les communautés, interconnectées, qui déterminent les mécanismes d&#8217;adaptation. </p>
<p>Récemment, une dizaine de patrons ont sorti un livre intitulé &laquo;&nbsp;empreintes sociales, en finir avec le court terme&nbsp;&raquo;. La crise a deux dimensions : elle se décompose en événements perturbateurs et en représentation de la crise. La génération des Baby boomers, qui n&#8217;a jamais connu de crise, sur-représente la notion de crise et se met en situation de réaction court-termiste rapide. </p>
<p>L&#8217;homme appartient aux espèces de type K. Il y a 2 grandes stratégies dans l&#8217;évolution en termes de reproduction : d&#8217;une part celle des rongeurs (gestation courte, naissances immatures et portées nombreuses, adaptées aux ressources fluctuantes rapides). D&#8217;autre part, la notre qui privilégie le temps des individus (écosystèmes complexes, forte compétition, longue gestation, un seul petit, espèces dotées d&#8217;empathie et besoin des autres, maturité somatique et sexuelle tardive). </p>
<p>Depuis la seconde guerre mondiale, l&#8217;espérance de vie a augmenté d&#8217;un tiers bien que nous n&#8217;ayons pas changé génétiquement. Mais en modifiant notre environnement, nous avons permis à des gènes muets de s&#8217;exprimer. Il n&#8217;y a pas de gène de l&#8217;obésité (juste une prévalence) mais surtout une très grande influence du contexte. Ce qui détermine notre survie, c&#8217;est notre extrême plasticité. Bien vieillir, ce n&#8217;est pas lutter contre le temps mais optimiser sa structure : continuer à être actif physiquement, affectivement et socialement. Accepter la décroissance et rester actif socialement. L&#8217;isolement provoque la dégénérescence. Notre cerveau est une machine sociale et il peut compenser tant que nous restons relié et actif, tant que nous utilisons nos structures. </p>
<p>Le temps des ouvriers et des employés est fragmenté : en le fragmentant, on a tué leur temps social. Sous couvert de réduction du temps de travail, on a promu la désocialisation et l&#8217;affaiblissement des liens. Il y a 30 ans, il y avait trois âges de la vie, aujourd&#8217;hui ces âges sont bousculés. Les espèces K sont des espèces à longue vie qui ont besoin des autres. En tuant ou en laissant mourir les individus âgés, on efface la mémoire du groupe. C&#8217;est le cas des éléphants, protégés puis chassés &laquo;&nbsp;écologiquement&nbsp;&raquo;  C&#8217;est aussi le cas dans les entreprises. </p>
<p>L&#8217;innovation est également une question importante dans l&#8217;évolution. Si on a la tête dans le guidon, on n&#8217;aperçoit aucun chemin divergent. Darwin fait l&#8217;éloge des petites différences qui nous définissent beaucoup plus que les points communs. Le chimpanzé est un animal politique, sa stratégie sociale est l&#8217;épouillage. Chez lui, le vainqueur n&#8217;est pas le plus fort mais le plus habile à créer des coalitions, prendre le pouvoir et redistribuer les ressources. Ce qui définit l&#8217;humain, c&#8217;est le temps social, le temps passé avec les autres. Pas tout le temps ensemble, mais du temps qualitatif avec des lieux rituels qui incluent les jeunes et leur permettent de rencontrer les anciens. Il est important de manger ensemble. Si les hommes et les femmes français sont les plus minces en Europe, c&#8217;est parfaitement corrélé (statistiquement) avec le temps social passé à manger et avec la structuration des repas. il existe deux types d&#8217;innovation : Lamarckienne (ingénieur, améliore des filières existantes) et Darwinienne (les mutations génétiques : créer de la variation sans augurer de ses usages possibles)</p>
<p>Les rituels de passage ont disparu de toutes les sociétés humaines. Les Néanderthal avaient déjà des rituels funèbres. Les primates ont des préoccupations autour de la mort. L&#8217;idéologie de progrès a conduit a dégrader le passé, ce qui est une énorme erreur. Depuis homo Erectus, depuis au moins un million d&#8217;années, le propre de l&#8217;homme est de donner du sens, de créer une émotion esthétique et d&#8217;y consacrer plus de temps que nous. Nous sommes des êtres de sens, plongés en permanence dans la nécessité d&#8217;une intéraction sémantique. Ce n&#8217;est pas l&#8217;évolution qui a un sens, c&#8217;est l&#8217;évolution qui a permis de donner un sens à l&#8217;évolution. </p>
<p>Par contre, Les bactéries étaient les premières formes de vie sur la terre, et elles nous enterreront, même si elles ne sont pas capables de réfléchir au sens de la vie. </p>
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		<title>UN MONDE SANS FROTTEMENTS</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 13:59:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La valeur du temps&#160;&#187;, tel est le thème cette année de l&#8217;Université d&#8217;été du CECA (Centre Entreprise et Communication Avancé) qui a lieu aujourd&#8217;hui et demain au Château Smith Haut-Laffitte, près de Bordeaux.
&#171;&#160;Le temps réel, c&#8217;est le monde sans frottements. Or la vraie vie, en physique comme dans la réalité, c&#8217;est plein de frottements&#160;&#187;. Selon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;La valeur du temps&nbsp;&raquo;, tel est le thème cette année de <a href="http://fr-fr.facebook.com/pages/Ceca-Université-Hommes-entreprises-33-Bordeaux/107762539261528?sk=wall" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr-fr.facebook.com/pages/Ceca-Universit_-Hommes-entreprises-33-Bordeaux/107762539261528?sk=wall&amp;referer=');">l&#8217;Université d&#8217;été du CECA (Centre Entreprise et Communication Avancé)</a> qui a lieu aujourd&#8217;hui et demain au Château Smith Haut-Laffitte, près de Bordeaux.</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Le temps réel, c&#8217;est le monde sans frottements. Or la vraie vie, en physique comme dans la réalité, c&#8217;est plein de frottements&nbsp;&raquo;. Selon <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Sorente" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Isabelle_Sorente?referer=');">Isabelle Sorente</a>, Polytechnicienne, écrivaine et femme de théâtre, nous sommes co-acteurs de l&#8217;addiction à l&#8217;interdépendance, pas celle de l&#8217;aile du papillon décrite par les mystiques bouddhistes mais celle imposée par l&#8217;information et la connexion permanente. Chaque chose devient mesurable et les chiffres remplacent la chose. L&#8217;addiction aux chiffres donne une illusion de maitrise qui nous permet de lutter contre l&#8217;angoisse de l&#8217;incertitude, d&#8217;être pris dans une guerre de titans entre les machines indifférentes et la nature indifférente où notre place d&#8217;humains n&#8217;existe pas. <span id="more-2114"></span></p>
<p><strong>Nous ne faisons pas la guerre contre les machines comme dans les films de SF, nous essayons de nous adapter et de suivre les machines, de leur ressembler, d&#8217;être aussi performants et fonctionnels qu&#8217;elles.</strong> Comment rester humains au cœur de la tempête autrement qu&#8217;en alternant des phases psychorigides et des sur-compensations émotionnelles dès qu&#8217;il se produit une catastrophe dans le monde, alternance qui est un symptôme de notre addiction ? </p>
<p>La Bhaggavad Gita nous donne t-elle des clés pour trouver le salut au coeur de l&#8217;action ? Ou alors la flexibilité recommandée au Prince par Machiavel ? Il y a une grande noblesse dans la condamnation de vivre dans un monde en temps réel, mais comment faire pour ne pas imiter une machine ? Mais il y a une chose que les machines ne savent pas faire, c&#8217;est se mettre a la place de l&#8217;autre. Une société où le temps manque, c&#8217;est une société où les autres manquent. Pour Mme Sorrente, la compassion, le &laquo;&nbsp;care&nbsp;&raquo;, recèlent un espoir ainsi que l&#8217;apparition des &laquo;&nbsp;hommes d&#8217;action philosophes&nbsp;&raquo; qui accompagnent &laquo;&nbsp;l&#8217;anthropocène&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Mais ce &laquo;&nbsp;notre monde&nbsp;&raquo;, que décrit Mme Sorente, est-ce qu&#8217;il n&#8217;oublie pas au passage l&#8217;infinie diversité des communautés humaines et des réponses qu&#8217;elles ont élaborées pour leur vie ? Cette addiction généralisée n&#8217;est-t-elle pas avant tout la maladie des Lumières propagée par la culture économique dominante du profit ? Comment des communautés évoluées socialement  mais économiquement dominées peuvent-t-elles faire valoir leur sagesse face aux haut-parleurs déchaînés de la folie capitaliste ? </p>
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		<title>EN TERRE ETRANGERE</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Aug 2011 07:12:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[S&#8217;il vous reste encore un peu de vacances, et si vous aimez la science-fiction, je vous suggère de lire ou de relire « En terre étrangère », le chef-d&#8217;oeuvre de Robert Heinlein.
Si Philip K Dick est le Mozart de la science-fiction américaine des années 50, Robert Heinlein en est le Bach avec des oeuvres comme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>S&#8217;il vous reste encore un peu de vacances, et si vous aimez la science-fiction, je vous suggère de lire ou de relire « En terre étrangère »,</strong> le chef-d&#8217;oeuvre de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_A._Heinlein" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/fr.wikipedia.org/wiki/Robert_A._Heinlein?referer=');">Robert Heinlein</a>.</p>
<p>Si Philip K Dick est le Mozart de la science-fiction américaine des années 50, Robert Heinlein en est le Bach avec des oeuvres comme &laquo;&nbsp;Starship Troopers&nbsp;&raquo; ou « Une porte sur l&#8217;été ».</p>
<p>« En terre étrangère » raconte l&#8217;histoire d&#8217;un homme né et élevé sur la planète Mars, au sein d&#8217;une espèce dont la culture et les rapports sociaux n&#8217;ont rien à voir avec les nôtres. <span id="more-2098"></span>Cet homme nommé Valentin Michael Smith est le premier homme né sur mars de parents humains, et en tant que tel, confronté à de très forts enjeux politiques et médiatiques.</p>
<p>Mais il ne comprend rien à la façon dont les terriens vivent et interagissent, ou plutôt, il les comprend (parfois de façon hilarante) à partir d&#8217;un référentiel totalement différent issu d&#8217;un autre système de représentation.</p>
<p>Nos clients ne sont-ils pas tous un peu des martiens ? Et lorsque nous les écoutons, ou lorsqu&#8217;ils nous écoutent, est-ce que nous ne risquons pas de prendre les mots pour argent comptant et de nous croire intelligents, capables de comprendre les expériences de vie de nos clients alors qu&#8217;elles nous sont aussi étrangères que les conceptions de la vie d&#8217;un ambassadeur d&#8217;une espèce extraterrestre… ?</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LA VISITE DU CHATEAU</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 10:59:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[Une métaphore opérative pour ceux qui enseignent et partagent les idées narratives&#8230;
Vous visitez un château ou un musée avec un enfant. Chacun d&#8217;entre vous a un appareil photo. Après la visite, vous chargez les photos sur l&#8217;ordinateur et comparez vos deux diaporamas. Ils n&#8217;ont rien à voir. Les photos composent deux récits différents qui donnent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une métaphore opérative pour ceux qui enseignent et partagent les idées narratives&#8230;</strong></p>
<p>Vous visitez un château ou un musée avec un enfant. Chacun d&#8217;entre vous a un appareil photo. Après la visite, vous chargez les photos sur l&#8217;ordinateur et comparez vos deux diaporamas. Ils n&#8217;ont rien à voir. Les photos composent deux récits différents qui donnent l&#8217;impression que vous avez visité deux endroits différents.<br />
<span id="more-2088"></span><br />
En l&#8217;occurrence, l&#8217;enfant pourrait ne photographier que les têtes d&#8217;animaux empaillées pendues aux murs et les détails de tableaux représentant des animaux&#8230; Parce que ce sujet l&#8217;intéresse. En fait, il suffit d&#8217;observer les touristes au cours d&#8217;une visite de monument pour constater que tout le monde fait à peu près les mêmes photos des mêmes choses -sauf justement les enfants- Pourquoi ? </p>
<p>Peut-être parce que d&#8217;une part, ce sont certaines choses qui sont soulignées et mises en valeur par les organisateurs du contexte (les &laquo;&nbsp;metteurs en contexte&nbsp;&raquo; ?) et aussi que nous partageons un ensemble de notions culturelles communes qui informent ce qui est censé mériter la photo au cours d&#8217;une visite de musée et ce que nous laissons de côté parce que ce n&#8217;est &laquo;&nbsp;pas intéressant&nbsp;&raquo; (jamais de photos des WC par exemple). </p>
<p>Nous visitons tous le même château mais nous en revenons avec des diaporamas différents, façonnés par l&#8217;idée que nous nous faisons de ce qui est important et digne d&#8217;être immortalisé. Ceci semble constituer une métaphore pédagogique intéressante pour expliquer la constitution des récits, en complément ou en alternative de la métaphore du métro, développée sur le site de Dina Scherrer et reprise ici-même par Thierry Groussin il y a un peu plus d&#8217;un an. </p>
<p><em>(à propos de photographie, ce serait sans doute intéressant aussi de réfléchir à la différence dans notre manière de photographier et donc dans notre manière de regarder le monde lorsque nous avons un appareil photo autour du cou, apportée par la transition entre l&#8217;argentique et le numérique&#8230; C&#8217;est un sujet pour Lionel Ancelet !)</em></p>
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		<title>LE DEBUT DE L&#8217;HISTOIRE</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Jul 2011 17:15:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[Est-ce que la préhistoire est de la non-histoire, ou de l&#8217;histoire non histoirisée ? 
Considérer la préhistoire, c&#8217;est réfléchir à l&#8217;endroit depuis lequel on décide de la nommer ainsi. Cela signifie que la préhistoire a eu lieu avant le début de l&#8217;histoire, c&#8217;est à dire à un moment où il ne s&#8217;est rien passe qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Est-ce que la préhistoire est de la non-histoire, ou de l&#8217;histoire non histoirisée ? </strong></p>
<p>Considérer la préhistoire, c&#8217;est réfléchir à l&#8217;endroit depuis lequel on décide de la nommer ainsi. Cela signifie que la préhistoire a eu lieu avant le début de l&#8217;histoire, c&#8217;est à dire à un moment où il ne s&#8217;est rien passe qui soit digne d&#8217;être recruté dans le grand casting des événements historiques. Ou alors que les sources de mémoire transmissible n&#8217;existaient pas. De ce fait, nous serions tentés de porter sur cette période et ses contemporains un regard colonialiste, comme si l&#8217;histoire se confondait avec le progrès et que notre époque, notre culture façonnées par l&#8217;individualisme et la machine à vapeur, constituaient un aboutissement plutôt qu&#8217;une option possible, et l&#8217;effet d&#8217;un certain empilement de choix dictés par un empilement symétrique de contextes.<span id="more-2082"></span><br />
Comme si nos frères humains qui vivaient il y a 50.000 ans ou il y a 800.000 ans (premières sépultures) n&#8217;avaient pas aimé, pas espéré, pas créé d&#8217;oeuvres, pas joui, pas médité sur les mystères du temps. Comme si leur médecine, leur organisation sociale, leurs rites funéraires, leurs religions, leurs réponses aux grandes questions de la vie, n&#8217;avaient pas vraiment compté. Comme si chacun d&#8217;entre eux ne portait pas autant de savoirs et de complexité que chacun d&#8217;entre nous. Ainsi, le colonialisme n&#8217;est pas seulement territorial, il peut assimiler le temps à l&#8217;espace et devenir aussi temporel, relisant les &laquo;&nbsp;expériences de vie&nbsp;&raquo; du passé à travers les lunettes de notre identité intentionnelle occidentale, blanche, hétérosexuelle et surtout post-industrielle, définissant ainsi a-posteriori différentes catégories historiques de la normalité ou une sorte de sens de l&#8217;histoire essentialiste et pan-historique. </p>
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		<title>Et aussi…</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Mar 2011 05:55:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[

 La revue &#160;&#187; Commencements&#160;&#187; éditée par Thierry Groussin vient de sortir son premier numéro. Il s&#8217;agit d&#8217;une revue  plurielle et passionnante  (tout comme le blog de Thierry, Indiscipline Intellectuelle) scrutant les signes de l&#8217;émergence de cultures alternatives à l&#8217;activité du pouvoir moderne et  du discours global dominant de la rentabilité &#8211; performance. La revue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/Mail_Comm1.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1737" style="border: 1px solid black;" title="Mail_Comm1" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/Mail_Comm1-300x211.jpg" alt="" width="300" height="211" /></a></p>
<ol>
<li> La revue &nbsp;&raquo; Commencements&nbsp;&raquo; éditée par <a href="http://co-evolution.pagesperso-orange.fr/qui_sommes_nous_TG.htm" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/co-evolution.pagesperso-orange.fr/qui_sommes_nous_TG.htm?referer=');">Thierry Groussin</a> vient de sortir son premier numéro. Il s&#8217;agit d&#8217;une revue  plurielle et passionnante  (tout comme le blog de Thierry,<a href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/?referer=');"> Indiscipline Intellectuelle</a>) scrutant les signes de l&#8217;émergence de cultures alternatives à l&#8217;activité du pouvoir moderne et  du discours global dominant de la rentabilité &#8211; performance. La revue est disponible à la Fabrique Narrative, ou bien via le site de l&#8217;association &laquo;&nbsp;<a href=" http://co-evolutionproject.org/ " target="_blank">The Co-Evolution project</a>&laquo;&nbsp;, lieu d’échanges humaniste autour de la métamorphose sociale et économique qui est engagée<span id="more-1731"></span></li>
<li>Notre amie <a href="http://www.lkb-coaching.com/lkb_lynne.html" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.lkb-coaching.com/lkb_lynne.html?referer=');">Lynne Burney</a> lance la neuvième année du parcours « <a href="http://www.lkb-coaching.com/lkbcorp_team.html" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.lkb-coaching.com/lkbcorp_team.html?referer=');">LKB School of Team Coaching</a> » &#8211;  formation de coaching d’équipe &#8211; à la fin de ce mois et a besoin de quelques participants supplémentaires pour pouvoir constituer une équipe digne de ce nom. Nous avions fait cette formation il y a quelques années et nous pouvons recommander son sérieux, sa clarté, son opérationnalité et son éthique.</li>
<li>&laquo;&nbsp;Vivre l’expérience de la création pour ensuite pouvoir l’accompagner en conscience&nbsp;&raquo; :  Telle est l&#8217;ambition du séminaire <a href="http://aliactis.wordpress.com/coaching-et-creation/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/aliactis.wordpress.com/coaching-et-creation/?referer=');">Coaching et création</a> animé par <a href="http://aliactis.wordpress.com/aliactis-2/pierre-bremond/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/aliactis.wordpress.com/aliactis-2/pierre-bremond/?referer=');">Pierre Brémond</a> et <a href="http://aliactis.wordpress.com/aliactis-2/olga-werber/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/aliactis.wordpress.com/aliactis-2/olga-werber/?referer=');">Olga Werber Wood</a> à partir du 21 mars prochain. Les disciplines créatives sont très importantes dans la documentation des histoires préférées, et cet atelier vous offrira certainement l&#8217;opportunité de découvrir de nombreux chemins de renarration.</li>
<li>« <a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/conference-sur-lapproche-narrative-et-la-souffrance-au-travail" target="_blank">La souffrance au travail est-elle soluble dans la culture d&#8217;entreprise ?</a> » Une conférence de Pierre Blanc-Sahnoun à NGRH Bordeaux mise en ligne la semaine dernière sur ce blog, sujet également repris dans une chronique d&#8217;&nbsp;&raquo;Objectif Aquitaine&nbsp;&raquo; publiée <a href="http://www.cooprh.com/blog/souffrance-au-travail/souffrance-au-travail-suite.html" target="_blank">ici</a> par le blog de la Coop RH.</li>
</ol>
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		<title>Super-hero (subjugated) stories</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Jan 2011 11:57:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[
Super-hero questions are very interesting to step into preferred territories of identity. 
Par exemple, une cliente syndicaliste, très virulente, prenant le parti des victimes d&#8217;injustice depuis l&#8217;âge le plus tendre. &#171;&#160;On m&#8217;a toujours appelée Zorro&#160;&#187;, dit-elle. Question : &#171;&#160;Mais Zorro, c&#8217;est aussi Don Diego de la Vega. Et vous, sous le masque et la cape, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/Superman.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1695" title="Superman" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/Superman-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p><strong>Super-hero questions are very interesting to step into preferred territories of identity. </strong></p>
<p>Par exemple, une cliente syndicaliste, très virulente, prenant le parti des victimes d&#8217;injustice depuis l&#8217;âge le plus tendre. &laquo;&nbsp;On m&#8217;a toujours appelée Zorro&nbsp;&raquo;, dit-elle. Question : &laquo;&nbsp;Mais Zorro, c&#8217;est aussi Don Diego de la Vega. Et vous, sous le masque et la cape, quelle serait votre identité secrète ?&nbsp;&raquo; Réponse : &laquo;&nbsp;Madame de Récamier ou Madame de Staël&nbsp;&raquo;. Cette réponse nous fait pénétrer dans de nouveaux territoires identitaires préférés, un pays de porcelaine et de dentelle complètement différent de l&#8217;histoire dominante de Zorro (qui n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas une histoire de problème, mais juste un peu envahissante).<span id="more-1694"></span></p>
<p><strong>Autre piste, discutée avec Patricia Grellety</strong> qui travaille beaucoup sur ce thème avec des groupes : l&#8217;exploration des super-pouvoirs du super-héros favori de la personne, l&#8217;invention d&#8217;un super-héros qui représente le groupe et doté des super-pouvoirs qui reflètent les intentions, espoirs et engagements du groupe (je l&#8217;ai testé avec des CoDir) ou bien en remplaçant les super-héros par des Dieux et des Déesses imaginaires, inspirés du panthéon antique. Dina Scherrer l&#8217;a fait avec un groupe en entreprise, elle en parlera si elle veut.</p>
<p><strong>Le super-héros a de super-pouvoirs et un &laquo;&nbsp;super-telos&nbsp;&raquo;</strong>, souvent lié à la justice. Il est ancré dans notre imaginaire : on m&#8217;a parlé d&#8217;une expérience dans un quartier difficile aux US : des étudiants habillés en super-héros étaient présents dans les rues et ceci aurait fat baisser le nombre d&#8217;agressions et d&#8217;actes de violence. On rencontre souvent des justiciers dans les conversations de remembrement.</p>
<p><strong>Superman est le plus intéressant de tou</strong>s, car à l&#8217;inverse de ses collègues il est (comme le démontre brillamment Bill dans &laquo;&nbsp;Kill Bill II&nbsp;&raquo;) super-héros à l&#8217;état natif et se déguise en Clark Kent pour avoir l&#8217;air normal. Est-ce que ce n&#8217;est pas une ligne narrative extrêmement intéressante pour aborder le sentiment d&#8217;échec personnel ?</p>
<p><strong>Les contes, les mythes, la culture populaire </strong>sont des supports formidables pour le développement d&#8217;histoires polyphoniques et la double-écoute du client, plus l&#8217;externalisation de thèmes préférés et l&#8217;exploration des relations du client avec ces thèmes. Lionel Ancelet (SF freak NarraBro) dit sur FB que cette veine est présente dans plusieurs films récents. Avez vous d&#8217;autres exemples ou expériences à partager ?</p>
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		<title>LE TUNNEL</title>
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		<pubDate>Sat, 11 Dec 2010 16:55:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carnets de route]]></category>

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		<description><![CDATA[
par Dina Scherrer
Dina a été bloquée par les intempéries pendant des heures, comme des milliers de parisiens. Les situations extrêmes  créent ou recréent de nouveaux types de solidarités. Elle porte un regard narratif sur cette mésaventure, qui ouvre sur la question de savoir si nous avons besoin d&#8217;une guerre ou d&#8217;une situation de crise pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/embouteillage.jpeg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1552" title="embouteillage" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/embouteillage-300x167.jpg" alt="" width="300" height="167" /></a></p>
<p><strong>par Dina Scherrer</strong></p>
<p><strong>Dina a été bloquée par les intempéries pendant des heures, comme des milliers de parisiens. Les situations extrêmes  créent ou recréent de nouveaux types de solidarités. Elle porte un regard narratif sur cette mésaventure, qui ouvre sur la question de savoir si nous avons besoin d&#8217;une guerre ou d&#8217;une situation de crise pour trouver des fonctionnements alternatifs à l&#8217;histoire dominante de l&#8217;individualisme et de ses pratiques.</strong></p>
<p>J’ai toujours été mal à l’aise lorsque je dois traverser un espace fermé et obscur. Quand j’étais enfant, nous avions un couloir long et sombre où j’ai ressenti de grandes frayeurs. En voiture, il  m’est arrivé de faire un détour de plusieurs kilomètres plutôt que de traverser un long tunnel comme celui de La Défense. La semaine dernière, à la suite d’importantes chutes de neige dans la région parisienne, j’ai passé onze heures dans ma voiture pour faire vingt-cinq kilomètres. Onze heures, dont quatre sans bouger. <em>Dans un tunnel</em>. Je pourrais donc vous faire le récit d’une épreuve horrible. Car, en plus, j’ai eu tout le temps de le voir venir, le tunnel ! Pendant des heures, j’ai vu son entrée se rapprocher inexorablement, sans avoir la possibilité de me défiler, emprisonnée par les voitures qui entouraient la mienne de toute part, devant, derrière, sur les côtés. Et, une fois dans sa bouche sombre, la circulation s’est immobilisée. Quatre heures avant de ressortir. De quoi savourer l’angoisse jusqu’à la panique.<br />
<span id="more-1551"></span></p>
<p>Mais ce n’est pas cette histoire-là que je vais vous raconter. Dans la même situation, quelques années plus tôt, cela aurait été terrible, et j’ai bien senti « l’angoisse du couloir »  qui tentait  de s’emparer à  nouveau de moi, de me « recruter ». Alors, je me suis rapidement mise en « mode survie ». J’ai commencé par repérer les ouvertures possibles pour échapper à cette situation.  J’ai localisé les issues de secours. J’ai évoqué l’éventualité de laisser la voiture sur place et de partir à pied. J’ai établi, grâce à mon téléphone portable, un lien avec l’extérieur en appelant tous ceux qu’il m’est possible d’appeler à minuit sans qu’ils me raccrochent au nez… Autrement dit, j’ai fait foisonner des histoires alternatives à celle de la peur du tunnel. Et je me dis maintenant que ce tunnel est une formidable image pour parler d’une histoire dominante qui nous enferme. Créer des histoires alternatives, c’est percer des issues de secours dans le tunnel.</p>
<p>Du coup, j’ai pu vivre et je peux vous raconter une autre version de cette traversée du tunnel. Ce que je garde de cette expérience et qui m’a beaucoup touchée, c’est la formidable solidarité qui s’est mise place pendant cette épreuve. Dès qu’une voiture patinait ou s’enlisait, plusieurs personnes se mobilisaient pour l’aider. Ceux qui avaient de la nourriture ou de l’eau partageaient avec les autres. Des routiers ont pris en charge une mère et ses enfants en panne d’essence. Des groupes de femmes se relayaient pour cacher celles qui avaient une envie pressante à satisfaire. Des journaux et des magazines circulaient de voiture en voiture. Les gens sortaient de leur véhicule et se parlaient, se remontaient le moral spontanément. Les regards qui s’échangeaient parlaient de compassion et de soutien. Le tout en pleine nuit, sous la neige, par -2° de température, sur une autoroute totalement paralysée. Ce qui était parti pour être un cauchemar s’est transformé en aventure humaine.</p>
<p>Les jeunes, les moins jeunes, les familles, les routiers, des personnes qui ne se seraient certainement jamais rencontrées par ailleurs se retrouvaient sur la même route plongées dans la même histoire.</p>
<p>Quant à moi, comme l’angoisse tentait à nouveau de m’envahir, une jeune femme d’une vingtaine d’année est venue taper à ma vitre. Elle m’a dit qu’elle était paniquée, qu’elle avait du mal a respirer. Elle ne le savait pas, mais c’était  un peu l’état contre lequel je luttais moi-même. Je l’ai rassurée comme j’ai pu, en partageant avec elle les idées que j’avais élaboré pour aller  mieux. Elle ne saura certainement jamais le bien qu’elle m’a fait en venant me parler de son malaise. Car, en la rassurant, je me suis rassurée moi-même.</p>
<p>N’est-ce pas finalement ce que nous faisons tous les jours en coaching : aider une personne qui sans le savoir nous aide aussi…</p>
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