Archive pour la catégorie ‘Carnets de route’

RENTREE ET MEMORIAL DAY

Lundi 5 septembre 2011

Par Elizabeth Feld

Nous voilà à la fameuse rentrée 2011. La rentrée est un phénomène d’un très fort contexte culturel français pour lequel la plupart des étrangers ne sont pas préparés.

Pour ma part, d’origine américaine avec presque 20 ans d’expérience de vie en France, (dont une au lycée), je ne m’y suis jamais habituée, et je n’ai jamais vu pareil ailleurs…  Je trouve qu’il y a une sorte de folie collective, toute une société en deuil, car les vacances (pourtant bien longues par rapport aux autres pays) sont terminées, et tous à 100 à l’heure pour tout mettre en place tout de suite.

Aux Etats Unis, la fin de la période d’été se marque par une fête- Memorial day- qui est soit le dernier lundi d’août ou le premier lundi de septembre, c’est donc aujourd’hui. Lire le reste de cet article »

VU DU CIEL

Samedi 27 août 2011

C’est vrai, Michael White adorait piloter. Il y fait référence dans l’avant-propos de « Maps« .

La randonnée était pour lui une expérience inspirante sur le plan métaphorique. Les cartes narratives sont des cartes de randonnée, comportant quelques sentiers balisés et pour le reste, non cartographiés car l’exploration de ces nouveaux territoires appartient au client. Elles sont représentées vues du ciel, et non pas, comme le suggère souvent la disposition des paper-boards dans les salles de formation, comme un empilement d’étapes.  Lire le reste de cet article »

PRENDRE LE TEMPS DE S’EPOUILLER

Mercredi 24 août 2011

Pascal Picq est paléo-anthropologue. Il applique les découvertes de l’anthropologie aux processus de l’entreprise, mais également propose une vision globale et reliée de l’évolution humaine et dans l’entreprise.
 
Voici pour ceux que cela intéresse des éléments assez détaillés extraits de la conférence passionnante qu’il a donnée à l’université d’été du CECA, le 24 août dernier. 
Lire le reste de cet article »

UN MONDE SANS FROTTEMENTS

Mercredi 24 août 2011

« La valeur du temps », tel est le thème cette année de l’Université d’été du CECA (Centre Entreprise et Communication Avancé) qui a lieu aujourd’hui et demain au Château Smith Haut-Laffitte, près de Bordeaux.

« Le temps réel, c’est le monde sans frottements. Or la vraie vie, en physique comme dans la réalité, c’est plein de frottements ». Selon Isabelle Sorente, Polytechnicienne, écrivaine et femme de théâtre, nous sommes co-acteurs de l’addiction à l’interdépendance, pas celle de l’aile du papillon décrite par les mystiques bouddhistes mais celle imposée par l’information et la connexion permanente. Chaque chose devient mesurable et les chiffres remplacent la chose. L’addiction aux chiffres donne une illusion de maitrise qui nous permet de lutter contre l’angoisse de l’incertitude, d’être pris dans une guerre de titans entre les machines indifférentes et la nature indifférente où notre place d’humains n’existe pas.  Lire le reste de cet article »

EN TERRE ETRANGERE

Lundi 15 août 2011

S’il vous reste encore un peu de vacances, et si vous aimez la science-fiction, je vous suggère de lire ou de relire « En terre étrangère », le chef-d’oeuvre de Robert Heinlein.

Si Philip K Dick est le Mozart de la science-fiction américaine des années 50, Robert Heinlein en est le Bach avec des oeuvres comme « Starship Troopers » ou « Une porte sur l’été ».

« En terre étrangère » raconte l’histoire d’un homme né et élevé sur la planète Mars, au sein d’une espèce dont la culture et les rapports sociaux n’ont rien à voir avec les nôtres. Lire le reste de cet article »

LA VISITE DU CHATEAU

Mardi 26 juillet 2011

Une métaphore opérative pour ceux qui enseignent et partagent les idées narratives…

Vous visitez un château ou un musée avec un enfant. Chacun d’entre vous a un appareil photo. Après la visite, vous chargez les photos sur l’ordinateur et comparez vos deux diaporamas. Ils n’ont rien à voir. Les photos composent deux récits différents qui donnent l’impression que vous avez visité deux endroits différents.
Lire le reste de cet article »

LE DEBUT DE L’HISTOIRE

Dimanche 24 juillet 2011

Est-ce que la préhistoire est de la non-histoire, ou de l’histoire non histoirisée ?

Considérer la préhistoire, c’est réfléchir à l’endroit depuis lequel on décide de la nommer ainsi. Cela signifie que la préhistoire a eu lieu avant le début de l’histoire, c’est à dire à un moment où il ne s’est rien passe qui soit digne d’être recruté dans le grand casting des événements historiques. Ou alors que les sources de mémoire transmissible n’existaient pas. De ce fait, nous serions tentés de porter sur cette période et ses contemporains un regard colonialiste, comme si l’histoire se confondait avec le progrès et que notre époque, notre culture façonnées par l’individualisme et la machine à vapeur, constituaient un aboutissement plutôt qu’une option possible, et l’effet d’un certain empilement de choix dictés par un empilement symétrique de contextes. Lire le reste de cet article »

Et aussi…

Lundi 14 mars 2011

  1. La revue  » Commencements » éditée par Thierry Groussin vient de sortir son premier numéro. Il s’agit d’une revue  plurielle et passionnante  (tout comme le blog de Thierry, Indiscipline Intellectuelle) scrutant les signes de l’émergence de cultures alternatives à l’activité du pouvoir moderne et  du discours global dominant de la rentabilité – performance. La revue est disponible à la Fabrique Narrative, ou bien via le site de l’association « The Co-Evolution project« , lieu d’échanges humaniste autour de la métamorphose sociale et économique qui est engagée Lire le reste de cet article »

Super-hero (subjugated) stories

Samedi 29 janvier 2011

Super-hero questions are very interesting to step into preferred territories of identity.

Par exemple, une cliente syndicaliste, très virulente, prenant le parti des victimes d’injustice depuis l’âge le plus tendre. « On m’a toujours appelée Zorro », dit-elle. Question : « Mais Zorro, c’est aussi Don Diego de la Vega. Et vous, sous le masque et la cape, quelle serait votre identité secrète ? » Réponse : « Madame de Récamier ou Madame de Staël ». Cette réponse nous fait pénétrer dans de nouveaux territoires identitaires préférés, un pays de porcelaine et de dentelle complètement différent de l’histoire dominante de Zorro (qui n’est d’ailleurs pas une histoire de problème, mais juste un peu envahissante). Lire le reste de cet article »

LE TUNNEL

Samedi 11 décembre 2010

par Dina Scherrer

Dina a été bloquée par les intempéries pendant des heures, comme des milliers de parisiens. Les situations extrêmes  créent ou recréent de nouveaux types de solidarités. Elle porte un regard narratif sur cette mésaventure, qui ouvre sur la question de savoir si nous avons besoin d’une guerre ou d’une situation de crise pour trouver des fonctionnements alternatifs à l’histoire dominante de l’individualisme et de ses pratiques.

J’ai toujours été mal à l’aise lorsque je dois traverser un espace fermé et obscur. Quand j’étais enfant, nous avions un couloir long et sombre où j’ai ressenti de grandes frayeurs. En voiture, il  m’est arrivé de faire un détour de plusieurs kilomètres plutôt que de traverser un long tunnel comme celui de La Défense. La semaine dernière, à la suite d’importantes chutes de neige dans la région parisienne, j’ai passé onze heures dans ma voiture pour faire vingt-cinq kilomètres. Onze heures, dont quatre sans bouger. Dans un tunnel. Je pourrais donc vous faire le récit d’une épreuve horrible. Car, en plus, j’ai eu tout le temps de le voir venir, le tunnel ! Pendant des heures, j’ai vu son entrée se rapprocher inexorablement, sans avoir la possibilité de me défiler, emprisonnée par les voitures qui entouraient la mienne de toute part, devant, derrière, sur les côtés. Et, une fois dans sa bouche sombre, la circulation s’est immobilisée. Quatre heures avant de ressortir. De quoi savourer l’angoisse jusqu’à la panique.
Lire le reste de cet article »