Voilà les Enfants Perdus. Nous les avons rencontrés à Casablanca, en tournant une nuit avec le SAMU social, dans le cadre d’un reportage avec les journalistes du magazine « Actuel« .
Comme au pays Imaginaire, ils vivent en petites bandes, omniprésents et invisibles. Leur existence est une boucle sans fin : trouver de l’argent, acheter de la colle ou du « dolio » (solvant à peinture) qu’ils sniffent dans des sacs en plastique, trouver un coin pour s’écrouler et dormir quelques heures, puis recommencer. Certains ont huit ans, certains consomment un demi-litre de colle par jour, certains ont 15 ans mais ont l’air d’en avoir 8, certains se prostituent, certains volent, certains ont déjà les neurones et les poumons grillés par le produit.
PETER PAN N’EXISTE PAS
23 janvier 2012REDEVENIR AUTEUR
20 janvier 2012Un article ultra-classique et lumineux sur le reauthoring, démarche la plus centrale des pratiques narratives, extrait des notes d’atelier de Michael White publiées en septembre 2005 sur le site du Dulwich Centre et traduit de l’anglais par notre ami Pierre Nassif.
1. Quand les personnes consultent des thérapeutes, elles leur racontent des histoires. Elles parlent de ce qui les amène à la thérapie et habituellement, elles rendent comptent de ce qui a provoqué leur décision de chercher de l’aide. Habituellement, elles communiquent la manière dont elles comprennent l’histoire de leur problème, de leur embarras, de leur dilemme. En agissant ainsi, ces personnes relient les évènements de leurs vies selon des séquences qui se déroulent en mettant en évidence un thème ou une intrigue. Dans le même temps, elles évoquent systématiquement les personnalités et les protagonistes qui en sont les acteurs en amenant le thérapeute à partager leurs conclusions au sujet de l’identité de ceux-ci. Lire le reste de cet article »
LE JOUR DES ROIS
6 janvier 2012
Pour acheter ce livre (12 €), voir ici.
« Le roi qui croyait à la solitude » est un conte initiatique, qui présente sous une forme poétique les principaux concepts, idées et méthodes de l’approche narrative. Au seuil de la maturité, traversant une période de doute et de rupture, le roi Sangha a perdu la trace de ses espoirs et de ses rêves. Sa vie est saturée d’histoires dominantes personnifiées par des sorcières, les soeurs Solitude et Imposture, représentantes patentées du pouvoir moderne qui instillent dans son esprit toutes sortes d’idées négatives sur lui-même.
Chaque chapitre comporte une courte définition des principes narratifs tels que l’externalisation, le reauthoring, le remembrement, les cartes, les histoires dominantes et préférées, les témoins extérieurs, les cérémonies définitionnelles, etc. Lire le reste de cet article »
FAITES VOS VOEUX
29 décembre 2011
Traditionnellement, il est de bon ton d’échanger des voeux.
La folie du téléphone portable a même créé une nouvelle pratique : celle de les présenter par texto le plus près possible de minuit, ce qui a pour effet de saturer régulièrement les réseaux sans pour autant manifester une qualité particulière d’affection aux récipiendaires.
Dans notre petit milieu narratif et aborigénophile, il est de bon ton de déconstruire cette pratique des voeux pour y voir une simple manifestation de notre représentation du temps, de notre obsession de le mesurer, et de notre propension à nous réjouir sans raison, un peu stupidement, du simple écoulement des unités que nous avons nous-même créées.
Pourtant, le retour du printemps et de la chaleur, l’allongement des jours, la repousse des feuilles sur les branches, le retour du gibier a constitué pour notre espèce pendant des millions d’années de véritables miracles. C’était comme si le monde sortait une fois de plus de la mort, pour offrir à nouveau toute la magie des possibles. Lire le reste de cet article »
NARRATIVE MEDICINE : THE TRANSLATION
27 décembre 2011Many foreign friends have been interested by the report on Rita Sharon’s Conference in Paris. Here it is, thanks to Debra Leblanc, with our best wishes for very happy new year celebrations.
Report by Fanny Moureaux-Néry
Our friend Fanny attended the conference on narrative medicine that we had referred to in this blog in an article dated November 20th. She drafted a very good report, with precision, deep understanding and humanity, taking us farther in our discovery of new paths that run through the art of healing. Thank you, Fanny!
Rita Charon teaches Narrative Medicine at Columbia University in New York. I was very moved by the lecture she gave in November at the René Descartes Faculty of Medicine in Paris, because, to summarize, she manages to « re-humanize » medical practice and shares with students what she demands of herself.
I think this report is true to her lecture and the articles I read. I use a lot of her language, but at times I felt the need to restate what I understood. Lire le reste de cet article »
MEDECINE NARRATIVE : LE COMPTE-RENDU
20 décembre 2011Par Fanny Moureaux-Néry
Notre amie Fanny a assisté à la conférence sur la médecine narrative que nous annoncions ici-même dans un article du 20 novembre. Elle en a retiré un très joli compte rendu, à la fois précis, profond et plein d’humanité, qui nous emmène loin dans la découverte de nouvelles routes qui sillonnent le territoire de l’art de soigner. Merci Fanny !
Rita Charon enseigne, à New-York, la Médecine Narrative, à Columbia University La conférence qu’elle a donnée en Novembre à la faculté de Médecine René Descartes à Paris, m’a beaucoup touchée. Car, en un mot, elle accomplit un travail de ré-humanisation de la pratique de la médecine, et transmet aux étudiants, ce qu’elle exige d’elle-même
Je pense être fidèle à son exposé, aux articles que j’ai pu lire. Je reprends beaucoup de ses termes, mais j’ai éprouvé, parfois, le besoin de me reformuler ce que j’avais saisi.
ANNIVERSAIRE NARRATIF
12 décembre 2011
Par Chantal Caumel
Voici un article qui reprend les principes de la construction sociale de l’identité pour les appliquer non pas dans un contexte de thérapie ou de trauma mais dans une merveilleuse initiative de la vie quotidienne permettant de renforcer des connexions entre des gens reliés par cet étrange relation que l’on nomme « amitié ».
Nous les appellerons Alain et Laurence. Alain cherchait une idée de cadeau pour Laurence pour ses 60 ans. Il avait trouvé une idée sans se douter qu’il allait contribuer à redonner vie à des histoires « préférées » que Laurence avait oubliées ou mises dans un coin de sa mémoire. Lire le reste de cet article »
EDUCATION DOMINANTE
3 décembre 2011Attention, cette vidéo décoiffe ! Malheureusement elle est en anglais et nous n’avons pas eu le temps de la traduire. Il s’agit d’une nouvelle production de RSA (vous vous souvenez du cartoon sur la motivation en entreprise basée sur le sens, l’autonomie et le défi technique ?) Ce coup-ci, Sir Ken Robinson s’attaque au système d’éducation occidental et il démontre que ce dernier, reflétant directement les idées des Lumières et de la pensée économique, est devenu un processus industriel visant à formatter l’esprit des enfants dans un sens favorable à l’épaississement et à la reproduction du système.
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UNE HISTOIRE PEUT EN CACHER UNE AUTRE
20 novembre 2011Une petite vidéo talentueuse qui montre comment une histoire dominante fonctionne pour isoler la personne. Plus elle est isolée, et plus elle est victime des effets de cette histoire et « poreuse » à ses activités. Mais il suffit d’un petit stratagème…
MEDECINE NARRATIVE
20 novembre 2011Il existe une médecine narrative. C’est quelque chose de relativement nouveau en France, où l’on peut trouver un prolongement des idées que nous pratiquons dans d’autres disciplines d’accompagnement.
La médecine narrative, enseignée dans certaines facs mais pas partout, s’intéresse en priorité à la relation entre le soignant et le patient, et à l’histoire que le patient se raconte sur sa maladie. Cette histoire est forcément influencée par la façon dont le soignant « met en récit » la maladie et prend le temps ou non d’expliquer et d’écouter. Entre un patient qui se croit condamné et un autre, atteint de la même maladie, qui sait qu’il a une bonne chance de s’en sortir s’il lutte et dont les compétences à résister aux symptômes ont été reconnues et encouragées, le pronostic et la durée de vie, mais surtout la qualité du temps et des relations, seront entièrement différents.
Pour ceux qui ont la chance d’être à Paris le mercredi 30 novembre, une table ronde réunit tous les acteurs importants de ce nouveau développement de la médecine. A priori, aucun Bordelais ne sera là-bas à ce moment-là, donc n’hésitez pas, si vous y assistez, à prendre des notes et à les partager…




