Journal de Bord Novembre/ Décembre: Paris sur mer !

Il y a des gens qui pensent que les gares parisiennes sont pleines de courants d’air. C’est peut-être vrai.

Ou pas.

Parlons un peu, par exemple, de la gare Montparnasse.. sans aucun doute, l’air y est. Mais, ne vous êtes-vous jamais interrogé sur la provenance de cet air là? Qui n’a pas l’air de rien d’ailleurs….
On sort d’un train, plus ou moins surchauffé et on est à Paris, mais avec nos sacs, nos rêves et nos valises, qu’emportent-on à notre insu?
Qui va s’engouffrer dans les couloirs de l’antichambre de “la plus belle ville du monde” ?
De Nantes, de Dax, de Bayonne, de Bordeaux ou de la Rochelle? Qu’avons-nous chargé comme bagage clandestin à votre avis?

Que portons-nous toujours en nous qui nous suit jusque sur ces quais capitaux?
Un vent, un vent léger qui nous précède ou nous poursuit, celui qui court de là d’où l’on vient, et qui, même un peu éteint par des souffles lointains tient. Il tient. Il a ses embruns.
Cet air là, collé à nos manteaux l’hiver. Agrippé à nos tee-shirts l’été… il tient et il vient, il s’immisce, il se faufile avant nos pas dans les couloirs du métro. Il nous colle à la peau ce vent mi fou mi sage. Violent et docile à la fois, il est dans notre marche. Et il vient avec nous.
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Atlantique, … nom d’une ligne de train à grande vitesse.
Nom d’une ligne de vie, qui va du Cap Ferret à l’Ile de Ré. De Biarritz aux Sables d’Olonnes, de Royan à Saint Malo et qui débarque à Paname, sûr de lui et de ses frissons.
Bonjour la Seine, bonjour ma mie disait Charles Trenet bien avant de nous donner « la mer ».


Bonjour Paris. « J’suis rien qu’une scop, une petite scop qui vient de l’océan, là bas.
La puissance de la nature m’a portée jusque là, vers la rue du Pont Neuf, au 27 très exactement. C’est grâce à cet océan, à ses courants de joie et de conscience, à ses marées de respect et de courage: celles qui ramène les hommes sur la grève…. la plage, que l’équipe de la Coopérative Atlantique des Ressources humaines (COOP RH) a ce bureau parisien.
Et c’est bon cette risée volontaire qui vient pour dire aux gens d’ici, de Paris qu’on est là pour les accompagner.
Car ici, comme à Nantes ou Bordeaux, nous restons des professionnels de la tempête en haute mer! Et, où que l’on soit, ça donne une main qui se tend, un talent qui s’exprime et une poignée de guides fin prêts à tirer les leçons des orages, les trop longs séjours au port, les capitaines pas bons comme ceux qui le sont trop. Ceux qui ont perdu le Cap ou ceux qui ne savent plus lire la carte….

ponts-paris-france-1003475267-11733611.jpgNous sommes six matelots, doués de quelques heures d’une navigation hardie et vous êtes venus à notre rencontre, le 13 novembre, dans ces bureaux à flanc de Seine, à l’invitation de François et Elizabeth, avec Valérie comme coach partenaire.
27 rue du Pont Neuf, pouvait-il y avoir meilleur ancrage?
Et si le vent du large continue à nous pousser malgré ces temps de crise, la confiance reste le seul maître à bord. Parce que c’est grâce à elle que nous croyons pouvoir mêler les eaux océaniques à celles de la Seine, les entrées maritimes aux courants d’air des gares. C’est la confiance en vous comme la vôtre dans notre travail à vos côtés.

C’est une question de tempérament, aussi!
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La Vigie

Aucun commentaire sur “Journal de Bord Novembre/ Décembre: Paris sur mer !”

  1. Françoise dit :

    Paris vous remercie de lui apporter cet air du large, ce même air qui pousse la marée jusque dans ses rues, heureux mariage… la Seine et l’Océan !
    Sur les quais de Paris… le « long des golfs clairs » (Trénet) même si « le ciel de Nantes rend mon coeur chagrin » (Barbara) ! Ces trois lieux sont des points d’ancrage, ces points sont vos mains qui se tendent pour nous accueillir, nous les naufragés de la vie. Merci d’être sur le pont !
    Bon vent à tous !

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