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	<title>CoopRH</title>
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	<description>Un blog utilisant WordPress</description>
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		<title>LE JOUR DES ROIS</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 08:24:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes le 6 janvier, Epiphanie, qui signifie en grec &#171;&#160;apparition&#160;&#187;, et c&#8217;est le jour que nous avons choisi pour publier un nouveau livre. &#171;&#160;Le roi qui croyait à la solitude&#160;&#187; est un conte initiatique, qui présente sous une forme poétique les principaux concepts, idées et méthodes de l&#8217;approche narrative. Au seuil de la maturité, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a rel="attachment wp-att-2661" href="http://www.cooprh.com/blog/?attachment_id=2661"><img class="alignleft size-full wp-image-2661" title="Couv Roi" src="http://www.cooprh.com/pratiques-narratives/wp-content/uploads/Couv-Roi.jpg" alt="" width="194" height="318" /></a>Nous sommes le 6 janvier, Epiphanie, qui signifie en grec &laquo;&nbsp;apparition&nbsp;&raquo;, et c&#8217;est le jour que nous avons choisi pour publier un nouveau livre.</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Le roi qui croyait à la solitude&nbsp;&raquo; est un conte initiatique, qui présente sous une forme poétique les principaux concepts, idées et méthodes de l&#8217;approche narrative. Au seuil de la maturité, traversant une période de doute et de rupture, le roi Sangha a perdu la trace de ses espoirs et de ses rêves. Sa vie est saturée d&#8217;histoires dominantes personnifiées par des sorcières, les soeurs Solitude et Imposture, représentantes patentées du pouvoir moderne qui instillent dans son esprit toutes sortes d&#8217;idées négatives sur lui-même.<br />
<span id="more-549"></span><br />
Chaque chapitre comporte une courte définition des principes narratifs tels que l&#8217;externalisation, le reauthoring, le remembrement, les cartes, les histoires dominantes et préférées, les témoins extérieurs, les cérémonies définitionnelles, etc.<!--more--></p>
<p>Au fil du conte, le roi Sangha restaurera, grâce à différentes rencontres, ses capacités à redevenir auteur de sa vie et à redéfinir ses engagements, sa vocation et sa place dans le monde. C&#8217;est à notre connaissance la première fois que les idées narratives sont ainsi présentées sous forme de fiction. Ce petit livre, destiné à un large public qui a déjà entendu parler de la narrative et souhaite en savoir un peu plus sans pour autant se plonger immédiatement dans un ouvrage spécialisé, propose sous une forme ludique de tremper un orteil dans l&#8217;univers des pratiques narratives et de réfléchir aussi à la résonance dans son propre contexte des thèmes de la séparation, du deuil, de la responsabilité, du respect et de la liberté.</p>
<p>Totalement auto-édité et inaugurant pour l&#8217;occasion le label des Editions de la Fabrique Narrative, il est disponible au prix de 12 € sur Lulu.com à l&#8217;adresse suivante :</p>
<p><a href="http://www.lulu.com/product/couverture-souple/le-roi-qui-croyait-à-la-solitude/18801368" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.lulu.com/product/couverture-souple/le-roi-qui-croyait-_-la-solitude/18801368?referer=');">http://www.lulu.com/product/couverture-souple/le-roi-qui-croyait-à-la-solitude/18801368.</a></p>
<p>Nous attendons avec impatience vos commentaires, résonances, réflexions et réactions&#8230; et serions très heureux que vous nous aidiez à le faire connaître.</p>
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		<title>DE L&#8217;HOMME-ORCHESTRE AU CHEF D&#8217;ORCHESTRE</title>
		<link>http://www.cooprh.com/blog/a-propos/de-lhomme-orchestre-au-chef-dorchestre.html</link>
		<comments>http://www.cooprh.com/blog/a-propos/de-lhomme-orchestre-au-chef-dorchestre.html#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 15:58:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Sandrine Janssen Voici une vidéo qui illustre d&#8217;une très jolie façon ce que nous autres praticiens de la COOP RH essayons de faire dans nos formations et accompagnements managériaux&#8230; Notre intention est en effet, de faire jouer à chaque membre de l&#8217;entreprise (ou de l&#8217;encadrement, ou du groupe qui nous est confié), sa partition. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><object width="526" height="374"><param name="movie" value="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf"></param><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always"/><param name="wmode" value="transparent"></param><param name="bgColor" value="#ffffff"></param><param name="flashvars" value="vu=http://video.ted.com/talk/stream/2009G/Blank/ItayTalgam_2009G-320k.mp4&#038;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/ItayTalgam-2009G.embed_thumbnail.jpg&#038;vw=512&#038;vh=288&#038;ap=0&#038;ti=663&#038;lang=fr&#038;introDuration=15330&#038;adDuration=4000&#038;postAdDuration=830&#038;adKeys=talk=itay_talgam_lead_like_the_great_conductors;year=2009;theme=the_creative_spark;theme=presentation_innovation;theme=unconventional_explanations;theme=art_unusual;theme=not_business_as_usual;event=TEDGlobal+2009;tag=Business;tag=leadership;tag=music;tag=psychology;tag=society;&#038;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;" /><embed src="http://video.ted.com/assets/player/swf/EmbedPlayer.swf" pluginspace="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" bgColor="#ffffff" width="526" height="374" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" flashvars="vu=http://video.ted.com/talk/stream/2009G/Blank/ItayTalgam_2009G-320k.mp4&#038;su=http://images.ted.com/images/ted/tedindex/embed-posters/ItayTalgam-2009G.embed_thumbnail.jpg&#038;vw=512&#038;vh=288&#038;ap=0&#038;ti=663&#038;lang=fr&#038;introDuration=15330&#038;adDuration=4000&#038;postAdDuration=830&#038;adKeys=talk=itay_talgam_lead_like_the_great_conductors;year=2009;theme=the_creative_spark;theme=presentation_innovation;theme=unconventional_explanations;theme=art_unusual;theme=not_business_as_usual;event=TEDGlobal+2009;tag=Business;tag=leadership;tag=music;tag=psychology;tag=society;&#038;preAdTag=tconf.ted/embed;tile=1;sz=512x288;"></embed></object></p>
<p><strong>Par <a href="http://www.cooprh.com/nous/">Sandrine Janssen</a></p>
<p>Voici une vidéo qui illustre d&#8217;une très jolie façon ce que nous autres praticiens de la COOP RH essayons de faire dans nos formations et accompagnements managériaux&#8230;<br />
Notre intention est en effet, de faire jouer à chaque membre de l&#8217;entreprise (ou de l&#8217;encadrement, ou du groupe qui nous est confié), sa partition.</strong></p>
<p>Nous sommes d&#8217;accord pour dire que la performance commune nécessite que chaque musicien joue sa partition de manière juste et dans le même tempo que ses collègues. Mais comme nous le démontre l&#8217;animateur dans la vidéo suivante, on atteint un bien meilleur niveau de performance lorsque chaque musicien au lieu d&#8217;exécuter des directives et des consignes, interprète et raconte sa propre histoire.</p>
<p>N&#8217;est ce pas l&#8217;objet de notre approche ? Faire raconter à vos équipes les histoires qui les connectent et les rassemblent dans un même but. Leur permettre de prendre conscience de leurs atouts individuels et collectifs pour interpréter la partition, de s&#8217;accorder, s&#8217;entendre, s&#8217;écouter et jouer ensemble sous l&#8217;impulsion d&#8217;un chef&#8230;afin de produire l&#8217;harmonie qui génère la réussite des plus grands projets&#8230;</p>
<p>Vous n&#8217;y croyez pas ? Ecoutez !</p>
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		<title>UN NOUVEAU SITE POUR LA COOP RH</title>
		<link>http://www.cooprh.com/blog/journal-de-bord/un-nouveau-site-pour-la-coop-rh.html</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Nov 2011 16:32:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons le plaisir de vous présenter notre nouveau site, entièrement refait grâce au talent de l&#8217;agence Anode et Cathode et au travail de toute notre équipe et de tous nos partenaires. Le site intègre désormais la dimension cabinet conseil RH pour les entreprises, Fabrique Narrative (école et centre de diffusion des pratiques narratives) et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/Sans-titre1.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-525" title="Sans titre" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/Sans-titre1-1024x810.jpg" alt="" width="450" height="355" /></a></p>
<p><a href="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/Sans-titre1.jpg"></a><strong>Nous avons le plaisir </strong>de vous présenter notre nouveau site, entièrement refait grâce au talent de l&#8217;agence <a href="http://www.anodeetcathode.net/" target="_blank" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.anodeetcathode.net/?referer=');">Anode et Cathode</a> et au travail de toute notre équipe et de tous nos partenaires. Le site intègre désormais la dimension cabinet conseil RH pour les entreprises, Fabrique Narrative (école et centre de diffusion des pratiques narratives) et édition d&#8217;ouvrages en français consacrés à l&#8217;approche narrative.</p>
<p>N&#8217;hésitez pas à nous faire part de vos remarques, critiques et suggestions pour améliorer encore ce site que vous pouvez découvrir ici :<a href="http://www.cooprh.com/" target="_blank"> http://www.cooprh.com</a></p>
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		<title>REGIME DE CRISE</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 11:16:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe Belud</dc:creator>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>

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		<description><![CDATA[Mardi soir dernier mes pas m’ont guidé vers une conférence d’Henri Bourguinat, professeur honoraire à l&#8217;Université de Montesquieu de Bordeaux 4, sur le thème , très en vogue, de “Crise financière et désordre monétaire international”. Ce spécialiste très reconnu d’économie financière internationale, auteur de plusieurs ouvrages *, nous a éclairé assez lumineusement sur les origines [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mardi soir dernier mes pas m’ont guidé vers une conférence d’Henri Bourguinat, professeur honoraire à l&#8217;Université de Montesquieu de Bordeaux 4, sur le thème , très en vogue, de “Crise financière et désordre monétaire international”.</strong></p>
<p>Ce spécialiste très reconnu d’économie financière internationale, auteur de plusieurs ouvrages *, nous a éclairé assez lumineusement sur les origines de la crise, dénonçant avec pragmatisme “l’hypertrophie” de la finance mondiale, le dérèglement du marché interbancaire ( les banques ne se font même plus confiance entre elles, comme c’est étrange ), l’inutilité sociale d’un bon tiers des mouvements financiers de la planète, la “désillusion du bout du tunnel”, constat inquiétant que les efforts entrepris jusqu’ici nous laissent peu d’espoir quand à une amélioration de la situation.<span id="more-507"></span></p>
<p>Rien de très nouveau malgré tout&#8230;<br />
Plus édifiantes furent ses préconisations :</p>
<p>- Parler vrai ( politiques et financiers ) pour éviter de se discréditer davantage</p>
<p>-Travailler à l’augmentation des fonds propres en distribuant moins de dividendes</p>
<p>- Restructurer les banques en séparant les banques de dépôt et les banques d’affaires et d’investissement</p>
<p>- S’attaquer à la fameuse “titrisation” (transformation de prêts en titres). Les banques qui prennent un risque doivent le garder pour elle et non pas le céder à d’autres.</p>
<p>Comparé aux mesures qui ont prévalu jusqu’ici on ne peut que louer le bon sens de ces propositions. Il m’est alors venu à l’esprit une analogie avec ces successions de régimes que certains s’acharnent à subir dans l’espoir de réduire leur surcharge pondérale. Les avis convergent de plus en plus pour dénoncer le peu d’effet de ces cures austères et vanter les mérites des changements profonds de comportements alimentaires pour retrouver “sa ligne” et vivre mieux.</p>
<p>C’est un peu de ça dont il s’agit, en vérité. Arrêter de faire toujours un peu plus de la même chose qui renforce le symptôme et s’engager sur les chemins de la clarté, de l’équilibre, et du courage sur fond d’honnêteté. C’est ce que réclament notamment les “indignés” qui campent aujourd’hui un peu partout dans le monde. Il serait temps que nous nous y mettions tous, au risque de voir la crise enfler démesurément et notre santé se détraquer  pour longtemps&#8230;</p>
<p>Christophe Belud<br />
<em>*”Finances Internationales”( avec J.Teiletche et M Dupuy ) Dalloz 2007<br />
“ L’arrogance de la finance, comment la théorie financière a produit le krach” (avec E.Bryis) La Découverte 2009 &#8230;</em></p>
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		<title>MAIS ARNAUD, QU&#8217;EST-CE QUI TE PREND ?</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Sep 2011 09:54:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[Journal de bord]]></category>

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		<description><![CDATA[D&#8217;abord le &#171;&#160;shooting sexy&#160;&#187; d&#8217;il y a 6 mois dans le Soir Mag (ci-dessus), puis les tatouages &#171;&#160;Arnaud 14&#8243; et &#171;&#160;Jade 14&#8243; publiés sur le blog de Jade Foret (la page a disparu mais on trouve la mention ici et dans Libé de ce jour). Qu&#8217;est-ce qui prend à Arnaud Lagardère et plus généralement à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="425" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/JQ3aQUBoFPs" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>D&#8217;abord le &laquo;&nbsp;shooting sexy&nbsp;&raquo; d&#8217;il y a 6 mois dans le Soir Mag (ci-dessus), puis les tatouages &laquo;&nbsp;Arnaud 14&#8243; et &laquo;&nbsp;Jade 14&#8243; publiés sur le blog de Jade Foret (la page a disparu mais on trouve la mention <a href="http://jadeforet.tumblr.com/archive" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/jadeforet.tumblr.com/archive?referer=');">ici</a> et <a href="http://www.liberation.fr/medias/01012361029-arnaud-et-jade-ce-qui-est-tatoue-est-a-moue?xtor=EPR-450206" onclick="pageTracker._trackPageview('/outgoing/www.liberation.fr/medias/01012361029-arnaud-et-jade-ce-qui-est-tatoue-est-a-moue?xtor=EPR-450206&amp;referer=');">dans Libé de ce jour</a>). </strong></p>
<p>Qu&#8217;est-ce qui prend à Arnaud Lagardère et plus généralement à beaucoup d&#8217;hommes arrivés à un certain niveau de pouvoir et à un certain âge, pour clamer à la face du monde, avec une certaine candeur, leur toute-puissance érotique ?<br />
<span id="more-487"></span><br />
<strong>Plusieurs hypothèses :</strong></p>
<p>- en fait, il a toujours été comme ça et il nous donne à voir ici son identité préférée. Tout le reste était dicté par ses fonctions d&#8217;héritier et capitaine d&#8217;industrie, soigneusement mis en scène par des spin doctors payés à prix d&#8217;or pour lui donner l&#8217;air un peu &laquo;&nbsp;sérieux&nbsp;&raquo;, dans la version culturelle dominante et socialement acceptable du chef d&#8217;entreprise responsable qui s&#8217;intéresse vaguement à son job,</p>
<p>- tout ceci est soigneusement orchestré pour faire baisser le cours d&#8217;EADS (explication machiavélique d&#8217;un de nos amis adepte des différentes théories du complot, qui se reconnaîtra ici). </p>
<p>- il est fou amoureux et il ne se rend pas compte du fossé que créent ces bluettes entre les différentes perceptions et images qui existent de lui et circulent publiquement. Il veut donner à Jade des gages de son amour en l&#8217;affirmant urbi et orbi, créant ainsi un conte de fées destiné essentiellement à sa dulcinée, et il s&#8217;en fiche complètement d&#8217;avoir l&#8217;air d&#8217;un ado en plein trip aux endorphines,</p>
<p>- il est coupé du sol, satellisé, comme de nombreux hommes de pouvoir dont l&#8217;entourage leur donne, par des récits auto-censurés, lisses et systématiquement positifs, le sentiment d&#8217;être le roi d&#8217;un monde merveilleux et bienveillant. Les plus malins (Messier&#8230;)  s&#8217;y sont brûlés les doigts. L&#8217;identité est une construction sociale, et donc lorsque votre environnement relationnel vous renvoie en permanence une image de puissance et d&#8217;infaillibilité, lorsque vos collaborateurs ne résistent plus jamais et vous enferment dans un récit dominant de &laquo;&nbsp;l&#8217;actualité heureuse&nbsp;&raquo;, vous n&#8217;avez aucun récit alternatif pour mettre les choses en perspective et ne pas y croire. Appelée &laquo;&nbsp;le chapeau du pouvoir&nbsp;&raquo;, cette distorsion amène certains dirigeants politiques et économiques à progressivement déraper. Comme le dit Bernard Blier dans une fameuse réplique du film &laquo;&nbsp;le jouet&nbsp;&raquo; : &laquo;&nbsp;mais c&#8217;est qui le monstre ?&nbsp;&raquo;</p>
<p>- on s&#8217;en fiche. Les choix sentimentaux et les bluettes des grands de ce monde ne nous intéressent pas. Ils nous les donnent à contempler car c&#8217;est pour eux la seule façon qui leur reste d&#8217;avoir le sentiment qu&#8217;ils vivent un lien social, mais nous ne sommes pas obligés de nous y intéresser. Sauf que notre principale activité, et encore plus en tant que coachs narratifs blanchis sous le harnais et dûment déformés par cette activité, c&#8217;est de chercher du sens, encore et encore.</p>
<p>Et vous, vous en pensez quoi ? </p>
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		<title>LA CRISE DES ANES</title>
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		<pubDate>Fri, 02 Sep 2011 17:06:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. </strong></p>
<p>Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie. Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 € par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendirent leurs bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 € et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 € dans huit jours et il quitta le village.<span id="more-484"></span></p>
<p>Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 € l’unité. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.</p>
<p>Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.</p>
<p>Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.</p>
<p>Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fit pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.</p>
<p>Voyant sa note en passe d’être dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.</p>
<p>Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses　: moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale&#8230; On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.</p>
<p><strong>Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés. Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale des maires sortants.</strong></p>
<p><em>Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois. </em></p>
<p><em>Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?</em></p>
<p><strong><em>Le samedi 15 octobre 2011 : journée internationale des indignés</em></strong></p>
<p><em>(d’après une fable espagnole dont l’auteur m’est inconnu).</em></p>
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		<title>LA VALEUR DU TEMPS</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Aug 2011 13:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;La valeur du temps&#160;&#187;, tel est le thème cette année de l&#8217;Université du CECA (Centre Entreprise et Communication Avancé) qui a lieu aujourd&#8217;hui et demain au Château Smith Haut-Laffitte, près de Bordeaux. Une bonne occasion de se poser la question de la place du temps dans notre vie et dans notre pratique. Jean-Louis Servan-Schreiber, qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;La valeur du temps&nbsp;&raquo;, tel est le thème cette année de l&#8217;Université du CECA (Centre Entreprise et Communication Avancé) qui a lieu aujourd&#8217;hui et demain au Château Smith Haut-Laffitte, près de Bordeaux. </strong></p>
<p>Une bonne occasion de se poser la question de la place du temps dans notre vie et dans notre pratique. Jean-Louis Servan-Schreiber, qui a consacré ces 20 dernières années à travailler sur le sujet du temps, qui l&#8217;obsède, ouvre les travaux par une conférence de 20 minutes où il dénonce avec véhémence le court-termisme généralisé et l&#8217;incapacité croissante des dirigeants à penser le futur : &laquo;&nbsp;le temps est aux humains ce que l&#8217;eau est aux poissons, ils ne peuvent pas le penser puisqu&#8217;ils y baignent intégralement&nbsp;&raquo;. <span id="more-479"></span></p>
<p>Selon lui, le temps est la seule monnaie qui ne sera jamais remboursée mais nous devons tout payer avec : &laquo;&nbsp;tout porte une &laquo;&nbsp;étiquette secrète&nbsp;&raquo; de temps&nbsp;&raquo;. On peut gagner plus d&#8217;argent, mais pas plus de temps. D&#8217;autant plus que chaque jour passé grignote un peu notre capital dont nous ne connaitrons le montant que le jour où il sera épuisé. Dans les démocraties, la vie publique est déterminée par le tempo des élections, contrairement à la future catastrophe écologique dont l&#8217;échelle de temps est de 50 à 100 ans. Finance, consommation, moyens de communication électroniques ont &laquo;&nbsp;compacté&nbsp;&raquo; l&#8217;espace entre l&#8217;action et la réaction : occupés et informés tout le temps, pied au plancher en permanence, nous sommes en train de désapprendre à réfléchir. Nous lisons de moins en moins et avons plus de mal à lire des textes longs et détaillés.</p>
<p>Face à cette accélération permanente, il est possible de résister et de nager à contre courant. En ce qui me concerne, j&#8217;ai décidé de vivre sans montre. Et vous, avez vous expérimenté des façons personnelles de protéger votre vie et votre travail de ce déferlement de court-terme ?</p>
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		<title>LA COOP RH DANS &#171;&#160;OBJECTIF AQUITAINE&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 25 Jun 2011 06:46:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici un article publié par la revue économique &#171;&#160;Objectif Aquitaine&#160;&#187; sur la COOP RH suite à une conférence de Pierre Blanc-Sahnoun et Christophe Belud sur le thème &#171;&#160;Performance du travail &#8211; souffrance au travail, les deux visages du changement&#160;&#187;.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/Interview-Coop-RH-Objectif-Aquitaine.jpg"><img class="alignnone size-large wp-image-475" style="border: 1px solid black;" title="Interview Coop RH Objectif Aquitaine" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/Interview-Coop-RH-Objectif-Aquitaine-656x1024.jpg" alt="" width="450" height="702" /></a></p>
<p>Voici un article publié par la revue économique &laquo;&nbsp;Objectif Aquitaine&nbsp;&raquo; sur la COOP RH suite à une conférence de Pierre Blanc-Sahnoun et Christophe Belud sur le thème &laquo;&nbsp;Performance du travail &#8211; souffrance au travail, les deux visages du changement&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>L’ESS CONTRE L&#8217;ISOLEMENT </title>
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		<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 04:34:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Laurence d&#8217;Andlau http://laurencedandlau.com Une tribune libre de notre amie Laurence d&#8217;Andlau sur l&#8217;économie sociale et solidaire. Dimanche 12 juin, je suis allée écouter en direct du théâtre du Rond Point l’émission de Stéphane Paoli sur « L’Economie Sociale et Solidaire ». En tant que coach et économiste, j’ai été doublement interpellée. Les mots clé de l’ESS sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Laurence d&#8217;Andlau<br />
</strong><em>http://laurencedandlau.com</em></p>
<p><strong>Une tribune libre de notre amie Laurence d&#8217;Andlau sur l&#8217;économie sociale et solidaire.</strong></p>
<p>Dimanche 12 juin, je suis allée écouter en direct du théâtre du Rond Point l’émission de Stéphane Paoli sur « L’Economie Sociale et Solidaire ». En tant que coach et économiste, j’ai été doublement interpellée. Les mots clé de l’ESS sont transversalité, transdisciplinarité, systémique, irrigation, sens, contamination/virus positif ou encore « open source » (Tarik Ghézali, délégué général du Mouvement des Entrepreneurs sociaux), i.e. tout nous intéresse, les personnes, les bonnes idées d’où qu’elles viennent. Un exemple : « les jardins de cocagne » (production maraîchère dans la région de Besançon)  qui visent à réinsérer les gens à la sortie de prison ; gens qui partent vers d’autres horizons après cette première expérience de réinsertion.</p>
<p><span id="more-462"></span></p>
<p>Je me suis posé 2 types de questions :</p>
<p><strong><em>L’économie sociale et solidaire peut-elle prendre de l’ampleur aux côtés du système économique dominant dans lequel nous vivons ?</em></strong> L’histoire alternative de l’ESS peut-elle progressivement grandir relativement à l’histoire dominante du système économique qui nous est racontée tous les jours ? L’ESS repose sur des valeurs aujourd’hui souvent considérées comme ringardes : solidarité,  mutualisation (qui date du 19°s.), justice sociale, générosité, empathie, sagesse ! Le système économique d’aujourd’hui est remarquable par sa capacité de créer, d’initier, de produire et d’organiser, son efficacité, mais aussi par ce qu’il engendre : le chacun pour soi pour s’en sortir, la solitude et l’isolement, parfois la cupidité et la prédation. Tout ce qui ne se régénère pas dégénère, dit Edgar Morin, présent dans une autre des « 3D » de Stéphane Paoli.</p>
<p>On n’a pas trouvé de meilleur système économique, nous dit-on. Mais peut-on réduire la vie au seul intérêt individuel ? On nous dit aussi que le système économique actuel dominant révèle les talents et pousse les gens à donner le meilleur d’eux-mêmes. <strong>Mais les gens talentueux viennent aussi à l’ESS car ils cherchent du sens dans leur métier.</strong><strong> </strong>Le système économique dominant, nous dit-on encore, est le seul à pouvoir libérer les initiatives individuelles. Mais que dire de ces multitudes d’initiatives solidaires qui changent concrètement la vie des gens au quotidien ?  Probablement qu’elles ne sont pas encore assez organisées, et qu’elles ne sauraient à elles seules remplacer le système économique dominant. Et  on aurait raison. (1)</p>
<p><strong><em>Peut-on redonner à l’homme sa place dans le système ?</em></strong> L’enjeu est ontologique, comme le disait justement le sociologue Michel Maffesoli. Hier, j’ai été à la poste affranchir une lettre et acheter un carnet de timbres : pour ces 2 opérations, y compris l’achat de timbres, j’ai dû m’adresser à plusieurs machines. Les clients rêvent de pouvoir s’adresser à un être humain à qui ils pourraient poser les questions qu’ils se posent et obtenir des réponses précises et humaines, tailler une courte petite bavette éventuellement agrémentée d’un sourire. Une transaction sans sourire est-elle vraiment une transaction, à nos yeux d’êtres humains ? Quant aux « producteurs », ils souhaitent (et ont besoin de) travailler, ne pas être simplement remplacés par des machines ou des automates verbaux, etc. Quelles que soient les capacités d’organisation, de rigueur et d’efficacité pour la production de biens matériels dont fait preuve notre système économique dominant, personne ne peut nier aujourd’hui qu’il fonctionne au détriment de l’être humain : celui-ci est de plus en plus remplaçable et interchangeable, on s’organise de plus en plus pour en avoir besoin de moins en moins.</p>
<p>Aujourd’hui, et c’est le coach témoin de ce qu’il se passe dans les entreprises qui relaie ce fait, dans le monde professionnel, on met les gens devant leur échec, plutôt que de travailler avec et sur leurs potentialités. Et l’isolation de l’individu devient de plus en plus grande : comment passer du « eux » et du « je » au « nous » est une vraie question de coaching.</p>
<h6>(1)	Il ne s’agit pas de vouloir remplacer un système dominant par un autre naissant, balbutiant et pas encore viable, l’ESS n’a vocation à remplacer ni le marché ni l’Etat. Ce n’est pas le combat qui serait bien inégal entre les « bisounours » d’un côté, les « prédateurs » de l’autre, et  les « régulateurs d’un troisième.  L’enjeu est de faire coexister les deux afin que s’offrent aux gens des possibilités de choix.</h6>
<p><em><a href="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/dandlau1.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-468" style="margin: 1px;" title="dandlau" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/dandlau1-150x150.jpg" alt="" width="81" height="81" /></a>Laurence d’Andlau est coach et économiste. Elle est de cultures française, anglo-saxonne (Royaume-Uni, Etats-Unis), et latine (Argentine). Elle est coach de cadres dirigeants du secteur privé comme du secteur public, spécialisée dans les missions de transition, de positionnement et de prise de poste. Elle coache également des particuliers qui cherchent à clarifier leurs choix. Ses outils privilégiés sont l’orientation solution, l’analyse systémique et  l’approche narrative. </em></p>
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		<title>TOMBE POUR LA POINTE</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 10:22:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[Les mésaventures de DSK, « tombé pour la pointe », comme le disent les taulards dans leur langage, nous inspire plusieurs réflexions narratives. Sans préjuger de la réalité des faits qui lui sont reprochés, et sans rajouter notre petite opinion aux tombereaux d&#8217;analyses savantes qui ont déjà été publiées, nous pouvons voir en dimension réelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/dsk_31_1191520387.1192351989.jpeg"><img class="alignleft size-medium wp-image-456" title="dsk_31_1191520387.1192351989" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/dsk_31_1191520387.1192351989-300x237.jpg" alt="" width="240" height="190" /></a><strong>Les mésaventures de DSK, « tombé pour la pointe », comme le disent les taulards dans leur langage, nous inspire plusieurs réflexions narratives.</strong></p>
<p>Sans préjuger de la réalité des faits qui lui sont reprochés, et sans rajouter notre petite opinion aux tombereaux d&#8217;analyses savantes qui ont déjà été publiées, nous pouvons voir en dimension réelle comment l&#8217;identité est, comme le disait Michael White, un projet social en négociation permanente, et comment cette construction sociale peut s&#8217;effondrer sous l&#8217;effet d&#8217;une histoire dominante qui vient recouvrir l&#8217;ensemble des représentations disponibles pour un individu, surtout quand il s&#8217;agit d&#8217;un homme public et que de puissants intérêts sont en jeu dans la diffusion et l&#8217;épaississement de cette histoire dominante.<span id="more-455"></span></p>
<p><strong>L&#8217;un des éléments qui abîment le plus l&#8217;identité est l&#8217;exposition prolongée à l&#8217;exercice du pouvoir. </strong>Ceci modifie l&#8217;attitude et les interactions avec les autres, et comme ces interactions sont à la base de la négociation de notre identité, cette dernière en est durablement influencée et modifiée. Dès lors, les autres ont tendance à apparaître comme des objets plutôt que comme des sujets, et à participer plus ou moins activement à la construction de cette relation… Sauf quand ils ne sont absolument pas au courant que la personne à laquelle ils sont confrontés est une célébrité mondiale, comme c&#8217;était le cas de Nafissatou, la Guinéenne de 32 ans qui a porté plainte contre DSK. Décalage de contexte.</p>
<p><strong>Une autre réflexion et de voir comment les histoires différentes sont en compétition les unes contre les autres</strong> et combien il est facile que l&#8217;une de ces histoires envahisse tout le champ narratif et deviennent dominante. DSK, meilleure chances du PS et potentiel futur président de la république française il y a encore quelques jours, économiste admiré, brillant professeur, devient brusquement une petite frappe, un agresseur sexuel, un tas de petits affluents narratifs viennent alimenter cette image, tous les placards s&#8217;ouvrent brusquement sur des squelettes, et l&#8217;on se rend compte que la terre entière prétend d&#8217;un air entendu &laquo;&nbsp;l&#8217;avoir su&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;s&#8217;en être douté&nbsp;&raquo;. C&#8217;est terrifiant.</p>
<p><strong>La campagne actuelle de la Ligue contre le cancer présente une jeune femme qui dit : « je suis une personne, pas un cancer ».</strong> Quelle que soit sa culpabilité dans une affaire dont finalement, nous ne savons pas grand chose, et aussi inexcusable que soit l&#8217;abus sexuel en tant que pratique humaine, il est terriblement effrayant que notre système de diffusion médiatique permette à un tel point qu&#8217;une histoire dominante sans aucune nuance vienne redéfinir de façon totalisante et durable l&#8217;identité d&#8217;une personne, qu&#8217;elle soit directeur du FMI, taulard, étranger en situation irrégulière, chômeur, schizophrène, ou handicapée. À part un travail personnel de tous les instants, la recette pour faire en sorte qu&#8217;une polyphonie narrative minimale reste disponible n&#8217;est manifestement pas encore trouvée.</p>
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