Archive pour la catégorie ‘L’édito’

Culture d’entreprise

Mercredi 18 février 2009

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Mettez 5 chimpanzés dans une chambre. Accrochez une banane au plafond et disposez une échelle permettant d’accéder à la banane. Mettez en place un système qui fait tomber de l’eau très glacée dans toute la chambre dès qu’on commence à escalader l’échelle. Les chimpanzés apprennent vite qu’il ne faut pas escalader l’échelle. Arrêtez le système d’eau glacée, de sorte que l’escalade n’a plus son effet gelé.

Maintenant, remplacez l’un des chimpanzés par un nouveau. Ce dernier va chercher à escalader et sans comprendre pourquoi, se fera tabasser par les autres. Remplacez encore un des vieux chimpanzés par un nouveau. Ce dernier se fera encore tabasser, et c’est le chimpanzé No 6 (celui qui a été introduit juste avant) qui tapera le plus fort.

Continuez le processus jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que des nouveaux. Alors, aucun ne cherchera à escalader l’échelle et si jamais l’un d’entre eux ose y penser, il se fera massacrer illico par les autres. Le pire, c’est qu’aucun des chimpanzés n’a la moindre idée sur le pourquoi de la chose. C’est ainsi que se constitue une culture d’entreprise.

Cette histoire rappellera des souvenirs à tous les nouveaux venus qui, proposant des initiatives au sein du Comité de Direction qu’ils viennent d’intégrer, s’entendent répondre avec mépris : « mais mon pauvre ami, on a déjà essayé, ça ne marche pas et en plus, on se fait taper dessus par tout le monde. On voit bien que vous êtes nouveau ici ! » Il est donc utile d’observer sans juger avant de prendre des initiatives, afin de comprendre pourquoi tout le monde vous tombe dessus alors que vous suggérez juste de cueillir une banane.

La résistance au changement est souvent la principale activité d’une culture d’entreprise. Issues au départ de récits fondateurs liés aux rêves et aux espoirs des pionniers , les cultures d’entreprises, dès qu’elles deviennent des « traditions » que plus personne ne remet en question, constituent des limites à la créativité.

Il est donc essentiel de tenir compte des habitudes acquises avant de proposer vos idées nouvelles, peut-être excellentes, mais que vos collègues ne peuvent pas entendre. Car les accepter, ce serait reconnaître qu’ils se sont trompés pendant si longtemps… sans savoir pourquoi.

Bonnes révolutions de début d’année

Mercredi 14 janvier 2009

Nous connaissons tous au moins une personne qui arrête de fumer tous les premiers de l’an et recommence vers le 15 mars.

Ce qui est important, dans les résolutions de début d’année, ce n’est pas tant de les tenir, que de les prendre. De même qu’une mauvaise stratégie vaut mieux que pas de stratégie du tout, et un objectif non atteint est préférable à une absence d’objectif.

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Il est donc salutaire de faire le bilan de l’année écoulée et se fixer des objectifs pour celle qui démarre. Quitte à se prendre un peu de temps pour ça, par exemple une journée pour soi tout seul, au vert, à réfléchir et faire le point. Cela devrait être la fonction des entretiens d’évaluations, s’ils étaient bien menés, par des gens connaissant le dossier et acceptant de prendre un vrai moment avec la personne, au lieu de se borner à une petite demi-heure politiquement correcte où l’on réitère les messages institutionnels de l’entreprise, incitations à être des battants performants releveurs de challenges.

Alors avant de vous faire évaluer par autrui, commencez par essayer de vous évaluer vous-même en toute sincérité. Qu’avez-vous réussi de valable l’année passée, quels objectifs n’avez-vous pas atteint et pourquoi, quels buts vous fixez vous pour l’année prochaine ? Sans oublier quelques grands classiques :
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EDITO Décembre 2008 Si j’étais Père Noël…

Lundi 22 décembre 2008

Si j’étais Père Noël…

Si j’étais Père Noël, j’écouterais, passionnée, imprégnée, habitée, les problèmes des êtres, dirigeants, DRH mais dans tous les cas, humains, qui sont en face de moi… et je leur offrirais des solutions. des solutions rien que pour eux
Après 10 années passées à comprendre les situations heureuses et malheureuses de mes clients d’avant – qui sont toujours présents – et à décortiquer avec eux la façon dont ils exercent autorité et humanité,
si j’étais Père Noël, je reviendrais vers eux.

Quand on s’intéresse aux autres, aux gens, quoi de plus merveilleux que de s’occuper, auprès d’eux, de trouver avec eux les meilleurs collaborateurs. Réussir un recrutement, c’est s’engager à apporter une hotte de compétences et de bienveillance à l’entreprise que l’on accompagne.
Si j’étais Père Noël, je ferais ça.

Je ne me préoccuperais que de savoir si l’homme, l’être l’humain, dans ce qu’il a de plus prometteur, peut offrir en présent à d’autres qui sont pleins d’espérances, d’ambitions et d’inquiétude pour la pérennité de leur nom, de leur produit, de leur savoir faire, de leur invention, de leur capacité d’intervention.
Oui, c’est sûr, si j’étais Père Noël, je consacrerai ma vie à ça.
Mais quelle stratégie adopter pour me faire entendre ?
Pourrais-je intégrer et m’approprier les qualités que j’admire chez les managers rencontrés ? Comment naviguer dans les eaux troubles et profondes d’un océan profond sans sombrer au milieu des requins?

Comment sauver l’entreprise de celui qui est devant moi et qui a consacré sa vie entière à l’héritage de son père: un présent qu’il ne peut abandonner au premier venu.

Comment aider ce Dirigeant à accepter des décisions d’actionnaires qui se fichent éperdument de savoir s’ils vendent ou pas leur âme au diable.
Tous ces êtres humains aux mains si puissantes sont juste des hommes quand ils sont devant moi. Des hommes de bonne foi et de vraie volonté. Lire le reste de cet article »