En parcourant les écrits des uns et des autres, je réalise aujourd’hui qu’il y a plus d’un an que je ne vous ai pas donné de nouvelle du bord.
Normal et pas normal!
Normal car nous avons entrepris une sorte de tour du monde des Ressources Humaines, aventure nécessaire vu l’état des choses humaines depuis une année, aventure périlleuse aussi, les océans de l’entreprise comme des institutions n’offrant pas toujours des eaux calmes ni des brises légères. Peu ou pas de problème d’équipage, encore que… Mais à l’arrivée au port, une troupe plus soudée, plus motivée, vraiment forte pour affronter les tempêtes que rencontrent les hommes et les femmes dans le monde du travail, notre mer à nous.
Pas normal, parce que, avec les outils d’aujourd’hui et consciente que des centaines de lecteurs du blog de la COOP RH (…) attendaient patiemment, j’aurais pu, du haut de mon mât d’observation, confier quelques plis à des goélands transporteurs et vous dire que nous pensions à vous. Que chaque journée couchée dans ce journal de bord est dédiée à une réflexion vous concernant: construire de nouveaux modules de formation, adaptés au temps qui court pour le dire gentiment, adapté à la crise pour le dire tout court. Crise économique? Oui, sans doute, crise spirituelle, existentielle oui, sûrement.
Faudrait pas voir à se cacher la tête sous le sac: le doute est partout.
Archive pour la catégorie ‘Journal de bord’
Ne pas se cacher la tête sous le sac
Mercredi 19 mai 2010Janvier Février 2009 « Cette année, on n’a pas fait les voeux »
Mercredi 28 janvier 2009Au début, c’était trop tôt. Après ça a été trop tard…
Et puis l’ambiance générale n’y était pas. La crise par-ci, un froid polaire par-là (pourquoi s’obstinent-ils à mettre Noël et le 1er de l’An en hiver ? On se le demande mais …bon), avec des mecs (presque) comme vous et moi qui continuent à mourir dans la rue sous la neige ici,
et des enfants qui continuent à mourir dans la rue sous les bombes là-bas.
Avec tous ces gens très riches en Amérique qui volent l’argent d’autres gens riches en Amérique et qui font que les employés de banque de Clermont-Ferrand, Nancy et Clohars Carnoët Finistère vont se faire du souci d’ennui.
Une grande manif se prépare pour le 17 février pour le retour au franc! Ce qui prouve bien que – même si la Star Ac s’est définitivement cassée la gueule – le Père Noël a encore des fans. Rien à voir, on est d’accord.
(zzz faudrait faire les voeux zzzz faudrait faire les voeux zzzzzz faudrait faire les voeux) Lire le reste de cet article »
Journal de Bord Novembre/ Décembre: Paris sur mer !
Vendredi 28 novembre 2008Il y a des gens qui pensent que les gares parisiennes sont pleines de courants d’air. C’est peut-être vrai.
Ou pas.
Parlons un peu, par exemple, de la gare Montparnasse.. sans aucun doute, l’air y est. Mais, ne vous êtes-vous jamais interrogé sur la provenance de cet air là? Qui n’a pas l’air de rien d’ailleurs….
On sort d’un train, plus ou moins surchauffé et on est à Paris, mais avec nos sacs, nos rêves et nos valises, qu’emportent-on à notre insu?
Qui va s’engouffrer dans les couloirs de l’antichambre de “la plus belle ville du monde” ?
De Nantes, de Dax, de Bayonne, de Bordeaux ou de la Rochelle? Qu’avons-nous chargé comme bagage clandestin à votre avis?
Que portons-nous toujours en nous qui nous suit jusque sur ces quais capitaux?
Un vent, un vent léger qui nous précède ou nous poursuit, celui qui court de là d’où l’on vient, et qui, même un peu éteint par des souffles lointains tient. Il tient. Il a ses embruns.
Cet air là, collé à nos manteaux l’hiver. Agrippé à nos tee-shirts l’été… il tient et il vient, il s’immisce, il se faufile avant nos pas dans les couloirs du métro. Il nous colle à la peau ce vent mi fou mi sage. Violent et docile à la fois, il est dans notre marche. Et il vient avec nous.

Atlantique, … nom d’une ligne de train à grande vitesse.
Nom d’une ligne de vie, qui va du Cap Ferret à l’Ile de Ré. De Biarritz aux Sables d’Olonnes, de Royan à Saint Malo et qui débarque à Paname, sûr de lui et de ses frissons.
Bonjour la Seine, bonjour ma mie disait Charles Trenet bien avant de nous donner « la mer ».