Archive pour la catégorie ‘Journal de bord’

L’enfer moderne des RH

Jeudi 28 janvier 2010

J’ai reçu  cet article ( merci à Claudine DELERCE des Entreprises Humaines ) que je livre à mon tour à votre réflexion…

Un président de société reçoit en cadeau un billet d’entrée pour une représentation de la symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s’y rendre, il passe l’invitation au responsable des RH de sa société.

Le lendemain, le président se voit remettre le rapport suivant :

1. Les quatre joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes considérables. Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l’ensemble de la symphonie, de manière à réduire les pointes d’inactivité

2. Les douze violons jouent tous des notes identiques. Cette duplication excessive semblant inutile, il serait bon de réduire de manière drastique l’effectif de cette section de l’orchestre. Si l’on doit produire un son de volume élevé, il serait possible de l’obtenir par le biais d’un amplificateur électronique.

3. L’orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches. Il semble que cela constitue un raffinement excessif, et il est recommandé d’arrondir toutes les notes à la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d’utiliser des stagiaires et des opérateurs peu qualifiés.

4. La répétition par les cors du passage déjà exécuté par les cordes ne présente aucune nécessité. Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait possible de réduire la durée du concert de deux heures à vingt minutes.

Nous pouvons donc conclure, Monsieur le Président, que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait été en mesure d’achever sa symphonie.

Janvier Février 2009 « Cette année, on n’a pas fait les voeux »

Mercredi 28 janvier 2009

Au début, c’était trop tôt. Après ça a été trop tard…diapo018_21

Et puis l’ambiance générale n’y était pas. La crise par-ci, un froid polaire par-là (pourquoi s’obstinent-ils à mettre Noël et le 1er de l’An en hiver ? On se le demande mais …bon), avec des mecs (presque) comme vous et moi qui continuent à mourir dans la rue sous la neige ici,
et des enfants qui continuent à mourir dans la rue sous les bombes là-bas.

Avec tous ces gens très riches en Amérique qui volent l’argent d’autres gens riches en Amérique et qui font que les employés de banque de Clermont-Ferrand, Nancy et Clohars Carnoët Finistère vont se faire du souci d’ennui.
Une grande manif se prépare pour le 17 février pour le retour au franc! Ce qui prouve bien que – même si la Star Ac s’est définitivement cassée la gueule – le Père Noël a encore des fans. Rien à voir, on est d’accord.
(zzz faudrait faire les voeux zzzz faudrait faire les voeux zzzzzz faudrait faire les voeux) Lire le reste de cet article »

Journal de Bord Novembre/ Décembre: Paris sur mer !

Vendredi 28 novembre 2008

Il y a des gens qui pensent que les gares parisiennes sont pleines de courants d’air. C’est peut-être vrai.

Ou pas.

Parlons un peu, par exemple, de la gare Montparnasse.. sans aucun doute, l’air y est. Mais, ne vous êtes-vous jamais interrogé sur la provenance de cet air là? Qui n’a pas l’air de rien d’ailleurs….
On sort d’un train, plus ou moins surchauffé et on est à Paris, mais avec nos sacs, nos rêves et nos valises, qu’emportent-on à notre insu?
Qui va s’engouffrer dans les couloirs de l’antichambre de “la plus belle ville du monde” ?
De Nantes, de Dax, de Bayonne, de Bordeaux ou de la Rochelle? Qu’avons-nous chargé comme bagage clandestin à votre avis?

Que portons-nous toujours en nous qui nous suit jusque sur ces quais capitaux?
Un vent, un vent léger qui nous précède ou nous poursuit, celui qui court de là d’où l’on vient, et qui, même un peu éteint par des souffles lointains tient. Il tient. Il a ses embruns.
Cet air là, collé à nos manteaux l’hiver. Agrippé à nos tee-shirts l’été… il tient et il vient, il s’immisce, il se faufile avant nos pas dans les couloirs du métro. Il nous colle à la peau ce vent mi fou mi sage. Violent et docile à la fois, il est dans notre marche. Et il vient avec nous.
le-pont-neuf.jpg
Atlantique, … nom d’une ligne de train à grande vitesse.
Nom d’une ligne de vie, qui va du Cap Ferret à l’Ile de Ré. De Biarritz aux Sables d’Olonnes, de Royan à Saint Malo et qui débarque à Paname, sûr de lui et de ses frissons.
Bonjour la Seine, bonjour ma mie disait Charles Trenet bien avant de nous donner « la mer ».

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