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	<title>CoopRH &#187; A propos</title>
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		<title>L&#8217;Appel</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 09:03:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandrine Janssen</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[En ces temps de commémoration de l’appel du Général  de Gaule à la Résistance, je voudrais partager avec vous cette interrogation que soulève en moi la situation des êtres humains dans les entreprises et les institutions. 
Les entreprises attendent des hommes et femmes qui les composent, adhésion, loyauté, engagement, sens du collectif, travail assidu, capacité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En ces temps de commémoration de l’appel du Général  de Gaule à la Résistance, je voudrais partager avec vous cette interrogation que soulève en moi la situation des êtres humains dans les entreprises et les institutions. </p>
<p>Les entreprises attendent des hommes et femmes qui les composent, adhésion, loyauté, engagement, sens du collectif, travail assidu, capacité à s’améliorer encore et toujours… <br />Le tout au service de la performance hissée quasi seule au firmament de l’idéal à atteindre. Pourquoi attendent-elles cela et pas seulement de l’obéissance répétitive comme au temps du taylorisme ? Parce qu’elles ont complexifiés leur production et ont besoin de l’incroyable capacité d’adaptation des êtres humains pour réussir les miracles quotidiens qu’elles accomplissent.</p>
<p>Les cadres se sont donc multipliés au cours des 100 dernières années pour permettre au dirigeants d’encadrer des ressources humaines de plus en plus diverses. Ils  sont chargés de transmettre ces idées d’engagement et d’adhésion à  leurs équipes, ils sont les garants non seulement des produits et services créées par leurs troupes dans le respect des délais et des contraintes multiples exigées par le marché mais aussi de la motivation, du développement des potentiels humains et de l’engagement personnel et collectif de chacun de leurs hommes. Pour cela on leur demande de faire preuve d’initiatives, de devenir des managers talentueux, d’utiliser leur potentiel, de s’améliorer sans cesse et pour cela parfois on leur offre des coachings.<span id="more-392"></span></p>
<p>Quelle est la promesse qui leur est faite  en échange de ces efforts ? De l’argent, un statut social, un pouvoir de consommation élevé, une position sociale enviée, bref le bonheur version occidentale 20°siècle !</p>
<p>Pendant longtemps ce statut privilégié leur a permis également de jouir de plus de confort dans leur travail, d’avoir du temps pour penser, utiliser leur créativité, parfois même ils pouvaient se sentir reliés à leurs collègues et à leurs dirigeants, ils partageaient les mêmes ambitions, les mêmes rêves pour leur entreprise, les mêmes espoirs…</p>
<p>Mais aujourd’hui, un phénomène curieux a pris une ampleur inattendue. Aujourd’hui, les entreprises sont gouvernées non plus par des hommes qui les ont crées et transmises à d’autres hommes mais par des « institutions financières » invisibles, virtuelles,  inconnues des cadres et dirigeants. Ces institutions exigent au nom des promesses faites à leurs clients, une RENTABILITE à deux chiffres d’année en année et comme une vis sans fin….</p>
<p>Pour répondre à ces exigences, les entreprises se sont adaptées,  elles ont gagné du temps, fait de la PRODUCTIVITE  et progressivement  on a rogné sur tous les temps improductifs. D’abord dans les ateliers, puis dans les bureaux des employés, puis même dans les bureaux des Directions…</p>
<p>Or, qu’est ce qui se jouait pendant ces échanges informels, ces moments improductifs ? Souvent c’était  là que des liens de solidarités s’épanouissaient parce que les gens y parlaient, certes de leur travail mais aussi de leur vie, de leur familles, de leurs hobbies, de ce qui avait de la valeur pour eux… et parce qu’ils constataient dans ces occasions que même les « affreux » du services d’en face qui leur posent tout le temps plein de problème avec leurs exigences ( Souvenez vous des incompréhensions entre les Commerciaux et la Prod, entre l’informatique et le service marketing, entre les comptables et la R&amp;D, la supply chain ou autre services… ) bref, que ces empêcheurs de travailler en rond étaient comme eux : des personnes engagées dans leur travail et aussi des pères, des mères, des sportifs, des amoureux de la gastronomie ou du vin… bref des êtres humains…</p>
<p>Aujourd’hui, faute de « fraterniser » avec les autres services, on s’affronte, on rejette la « faute » sur l’autre, cet inconnu qu’il faut traiter en « client » ou en « fournisseur » interne.</p>
<p>Alors aujourd’hui, ne nous étonnons pas qu’on nomme les membres d’une entreprise ou d’une institution des COLLABORATEURS. Ce n’est pas un hasard sémantique, c’est ce que le « marché » attend d’eux. Qu’ils collaborent pour produire des richesses au service des systèmes financiers qui nous gouvernent.</p>
<p><img src="file:///Users/christine/Library/Caches/TemporaryItems/moz-screenshot.png" alt="" /><a href="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/Remonter-à-la-surface.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-393" title="Remonter à la surface" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/Remonter-à-la-surface-300x67.jpg" alt="" width="300" height="67" /></a></p>
<p>Souvenons nous de l’appel du 18 juin, peut être avons nous perdu une bataille aujourd’hui et perdu de vue que la vie d’un être humain ne se résume pas à être un collaborateur, mais la guerre n’est pas finie. </p>
<p>Les fameuses « Résistances au changement » qu’on nous demandent à nous les coachs d’éradiquer,  sont l’expression de cette envie de résister qui parcourt nos vies et nous conduit à nous interroger : qu’est ce qui a vraiment de la valeur pour moi ? Qu’est ce que je veux vraiment faire de ma vie ? Qu’est ce qui est important pour moi ? Et, à partir de là, d’autres histoires peuvent être racontées. Des histoires de plaisir, de succès, de performance collective, de partage, d’équité, d’Humanité quoi!</p>
<p></p>
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		<title>Soumission à l&#8217;autorité</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Mar 2010 08:17:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes à juste titre horrifiés par la réédition de l&#8217;expérience de Stanley Milgram par Christophe Nick, hier soir, sur FR3. 
Sa fausse émission de jeux où les candidats sont punis par des décharges électriques et où le véritable cobaye est celui qui envoie les décharges sous l&#8217;autorité d&#8217;une animatrice installe effectivement la télévision au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Nous sommes à juste titre horrifiés par la réédition de l&#8217;expérience de Stanley Milgram par Christophe Nick, hier soir, sur FR3. </strong></p>
<p>Sa fausse émission de jeux où les candidats sont punis par des décharges électriques et où le véritable cobaye est celui qui envoie les décharges sous l&#8217;autorité d&#8217;une animatrice installe effectivement la télévision au rang des pouvoirs dominants majeurs de notre société ; nous disons depuis longtemps qu&#8217;elle est le vecteur privilégié d&#8217;exercice du &laquo;&nbsp;pouvoir moderne&nbsp;&raquo;, que Michel Foucault a décrit comme la prescription faite aux individus de s&#8217;auto-surveiller pour correspondre à une norme. Le plus inquiétant, c&#8217;est que dans les années 60, lorsque Milgram a mené sa série d&#8217;expériences, la proportion de cobayes qui allaient jusqu&#8217;à la dose dangereuse était de 62 % Ici, avec un public déchaîné et une animatrice qui assure : &laquo;&nbsp;nous prenons l&#8217;entière responsabilité&nbsp;&raquo;, avec aussi l&#8217;appât du gain et le fait se se savoir regardé par des millions de télespectateurs (parfait dispositif panoptique) donc l&#8217;idée dominante d&#8217;être fort et de ne pas &laquo;&nbsp;craquer&nbsp;&raquo;, c&#8217;est 80 % des cobayes qui poussent les manettes dangereuses, malgré les cris de douleur du candidat.</p>
<p><strong>Mais nous passons à côté de quelque chose&#8230; </strong><span id="more-351"></span>C&#8217;est bien de prendre conscience et de s&#8217;émouvoir, de fustiger le pouvoir de la télé, mais l&#8217;absent mais implicite assourdissant me semble être la culture dominante number one dans notre société occidentale, celle de l&#8217;entreprise et de la performance. A quand la même émission sur la soumission à l&#8217;autorité dans le comité de direction d&#8217;une grande multinationale ? &laquo;&nbsp;On va fermer 14 usines en Europe pour faire remonter le cours de nos actions &#8211; mais patron, ce sont 5000 familles que nous jetons à la rue, quand même ! &#8211; allez y mon vieux, appuyez sur le bouton, nous assumons toutes les responsabilités !&nbsp;&raquo; A quand une étude ou une expérience sur la soumission à l&#8217;autorité dans ce lieu de pouvoir absolu qu&#8217;est l&#8217;entreprise, où la rebellion au nom des valeurs condamne bien souvent son auteur au départ ou au placard ?</p>
<p><strong>Nous pensons pour notre part</strong> (nous la COOP mais aussi toutes les entreprises et organisations avec lesquelles nous travaillons, les élèves de la Fabrique, le mouvement narratif en France et dans le monde) qu&#8217;il existe d&#8217;autres modèles et que nous avons d&#8217;urgence besoin de les &laquo;&nbsp;histoiriser&nbsp;&raquo;. A côté du management par la soumission et du management par l&#8217;avidité, une fine trace de ce que l&#8217;on pourrait appeler un &laquo;&nbsp;management narratif&nbsp;&raquo; où chacun serait invité à relier (autant que faire se peut) sa vie, ses espoirs et ses valeurs, avec la culture de l&#8217;entreprise. Le moins qu&#8217;on puisse dire, c&#8217;est que c&#8217;est pas gagné !</p>
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		<title>La Narrative de l’école à l&#8217;entreprise.</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Mar 2010 10:35:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandrine Janssen</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[La semaine dernière une discussion avec une DRH m’a permis de me souvenir de cette petite histoire vécue il y a quelques mois et qui mérite je crois d’être narrée.
Mon fils de presque 8 ans va à l’école depuis ses 3 ans et demi comme la plupart des enfants. Dès la moyenne section de maternelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La semaine dernière une discussion avec une DRH m’a permis de me souvenir de cette petite histoire vécue il y a quelques mois et qui mérite je crois d’être narrée.</strong></p>
<p>Mon fils de presque 8 ans va à l’école depuis ses 3 ans et demi comme la plupart des enfants. Dès la moyenne section de maternelle il  a été évalué comme ses petits camarades, et une « histoire de problème »  a commencé à se mettre en place. « Enfant studieux, intelligent, appliqué, gentil, mais…lent ! »Idem en grande section et arrive le CP.</p>
<p>Lors du RV annuel de bilan avec l’institutrice, en présence des parents et de l’enfant,  celle ci exprime sa satisfaction devant le travail accompli, félicite son élève pour, au moins, une douzaine de qualités, le complimente pour son attitude et réussi même à valoriser sa lenteur en lui expliquant qu’il a su ne pas être lent au 2ème trimestre…<span id="more-342"></span></p>
<p>Le soir même, en bon coach narratif, j’interroge mon petit garçon sur ce qu’il a retenu de cet entretien, histoire d’ancrer les messages positifs et il me dit «  elle a dit que je suis lent ! » « Heu, oui parfois, mais qu’est ce qu’elle a dit d’autre ? »………..après quelques longues secondes de réflexion, il retrouve peu à peu et à ma demande,  le reste…<br />
L’histoire de Problème a donc commencé un travail de sape et il s’agit de s’en occuper… Dès lors, je m’attache à  procurer à mon fils l’occasion de développer une histoire alternative&#8230;</p>
<p>En CE1, ayant raté la réunion de classe, je m’en vais voir la maîtresse tôt dans l’année, histoire de faire connaissance et avec l’idée de lui parler de cette « histoire de problème ». Elle m’accueille avec le sourire et me propose de me parler de mon fils avec cette introduction : «  Vous n’êtes pas être inquiète, j’imagine, vous savez que c’est un garçon brillant. » et moi de répondre, « oui, je sais qu’il travaille très bien et est intelligent mais depuis 3 ans, on me dit qu’il est lent… »<br />
« Ah oui, me dit elle, mais ça c’est réglé. Vous n’avez pas remarqué qu’il fait les choses beaucoup plus vite ? »<br />
Effectivement, je l’avais noté d’autant plus qu’à la maison, j’organisais la « «lutte contre l’histoire de  problème » en valorisant tous ses progrès et  en lui demandant toujours comment il s’y est pris pour faire si vite&#8230;</p>
<p>Alors je demande à l’institutrice : « Mais comment avez vous fait ? »<br />
« C’est facile, j’ai observé quand je posais des questions, qu’il a les yeux qui brillent dès qu’il a compris, et qu’il comprend très vite. J’étais donc peinée pour lui de voir tout le temps qu’il perdait à rédiger ses réponses, au début il était presque toujours le dernier à rendre son travail, c’était d’autant plus désolant que du coup, il n’avait jamais de temps libre. »<br />
« Alors, je lui ai fait remarquer chaque fois qu’il était rapide, je l’ai félicité chaque fois qu’il n’était pas le dernier. Au bout d’un moment, pour ne pas gêner les autres, je lui adressais juste un petit signe de félicitation, c’était comme un code entre nous à chaque fois qu’il avait fait vite. Et maintenant, il y a des jours où il est rapide, des fois où il l’est moins mais ce n’est plus un problème, il a du temps pour tout. »</p>
<p>Voilà la démonstration du caractère inné de l’ Approche Narrative : L’institutrice a exercé sa curiosité, elle a observé sans à priori pour comprendre comment s’y prenais le problème pour rendre son élève lent et elle l’a contré en favorisant le développement d’une histoire alternative.</p>
<p>La personne n’est pas le problème ! Le problème est d’autant plus puissant qu’il s’enracine sur un terreau favorable (l’histoire de lenteur du père en l’occurrence). Et ce n’est pas en traitant le problème qu’on progresse, c’est en « épaississant » l’histoire préférée alternative ! Plus cette institutrice permettait à mon fils de constater ses rapidités, plus elle agrandissait le territoire identitaire non envahi par le problème.</p>
<p>Je ne saurais jamais assez remercier cette institutrice dont le talent remarquable a  barré la route a une « histoire de problème » qui en grossissant aurait pu gâcher la vie scolaire d’un enfant qui adore l’école.</p>
<p>C&#8217;est la même méthode que nous appliquons en entreprise, que ce soit individuellement ou collectivement. Et ça fonctionne aussi bien.</p>
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		<title>Un violon sur le moi</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 11:22:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[On dit souvent dans notre pratique narrative que le contexte est essentiel à la compréhension des problèmes. En voici une formidable illustration à travers un powerpoint que nous avons reçu (cliquer ici), qui s&#8217;applique parfaitement à la vie en entreprise. Combien de managers talentueux et de cadres à haut potentiel sont ainsi laissés pour compte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On dit souvent dans notre pratique narrative que le contexte est essentiel à la compréhension des problèmes. En voici une formidable illustration à travers un powerpoint que nous avons reçu (<a href="http://www.cooprh.com/blog/backup/images/violoniste_T.pps" target="_blank">cliquer ici</a>), qui s&#8217;applique parfaitement à la vie en entreprise. Combien de managers talentueux et de cadres à haut potentiel sont ainsi laissés pour compte parce qu&#8217;ils ne se détachent pas sur le bon &laquo;&nbsp;fond&nbsp;&raquo; de paysage ? Et combien de fois sommes nous passés à côté de bonnes idées, influencés par notre contexte culturel, économique ou managérial en nous disant que &laquo;&nbsp;c&#8217;est impossible&nbsp;&raquo; ou en n&#8217;étant même pas conscients que nous passions là à côté d&#8217;une formidable opportunité&#8230; que quelqu&#8217;un d&#8217;autre, plus rêveur ou moins pressé a su remarquer et faire fructifier ? Une leçon à méditer&#8230;</p>
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		<title>Prépa HEC</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 15:58:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;une de mes filles est en prépa HEC et les angoisses terrifiantes liées à l&#8217;approche des concours me rappellent ma propre prépa, à 20 ans. Je dois dire que c&#8217;était la pire période de ma vie. J&#8217;étais à Paris, il faisait froid et nuit, et il n&#8217;y avait même pas la grande présence fraternelle de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;une de mes filles est en prépa HEC et les angoisses terrifiantes liées à l&#8217;approche des concours me rappellent ma propre prépa, à 20 ans. Je dois dire que c&#8217;était la pire période de ma vie. J&#8217;étais à Paris, il faisait froid et nuit, et il n&#8217;y avait même pas la grande présence fraternelle de l&#8217;océan pour me rassurer. Mais ceci débouche aussi sur une réflexion plus générale. N&#8217;y a t-il pas d&#8217;autres moyens de sélectionner les jeunes que de leur faire vivre cet enfer ? Et-il si important de leur offrir en modèle réduit l&#8217;histoire dominante qui va dominer touts leurs années professionnelles : celle de la performance, de la démesure, de l&#8217;oubli de soi et de sa propre vie ? Alors que nous savons bien, nous autres, coachs, ce qui en découle et dans quel état certains arrivent à 40 ans dans le cabinet du psy ou dans notre bureau&#8230; quand ils y arrivent. Pourquoi tenter de réintroduire dans les entreprises une réflexion plus humaine et des valeurs culturelles qui reprennent en compte l&#8217;individu, réflexions qui ne sont absolument pas antithétiques de la performance, bien au contraire, et laisser une telle violence régner sur les contreforts des principales filières qui forgent les futurs managers, au risque de perdre ceux d&#8217;entre eux dont la richesse humaine serait tellement nécessaire aux entreprises, mais qui restent accrochés aux barbelés tranchants de la prépa ?</p>
<div></div>
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		<title>Milles excuses pour ce bégaiement blogueur !</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 08:45:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandrine Janssen</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[A vous tous qui ne vous êtes pas désabonnés de rage devant cette avalanche de mails de notification… 
Ce ratage m’a permis de regretter le temps béni où nous avions tous assez d’argent  pour confier notre prose à une Assistante… Vous vous souvenez ? Il y avait dans les entreprises de ces personnes formidables [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A vous tous qui ne vous êtes pas désabonnés de rage devant cette avalanche de mails de notification… </p>
<p>Ce ratage m’a permis de regretter le temps béni où nous avions tous assez d’argent  pour confier notre prose à une Assistante… Vous vous souvenez ? Il y avait dans les entreprises de ces personnes formidables qui maîtrisaient la technique, l’orthographe, avaient une mémoire incroyable et savaient rappeler avec tact et gentillesse leurs Consultants et autres N+1 à leurs obligations sans jamais leur faire sentir le talent incroyable dont elles usaient…</p>
<p>Une pensée émue à Marie Odile qui poursuit sa carrière discrète et efficace auprès d’un autre chanceux qui connaît son bonheur…</p>
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		<title>Ces histoires qu&#8217;on nous raconte&#8230;</title>
		<link>http://www.cooprh.com/blog/a-propos/ces-histoires-quon-nous-raconte-4.html</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Feb 2010 19:56:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandrine Janssen</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cooprh.com/blog/non-classe/ces-histoires-quon-nous-raconte-4.html</guid>
		<description><![CDATA[Par les hasards de la condition de Maman, il arrive parfois qu&#8217;on fasse garde malade&#8230; Et oui, ma fille a presque 5 ans, et consignée à la maison par une scarlatine, il s&#8217;agit de l&#8217;occuper&#8230; Voyons, tiens un DVD de Walt Disney, et puis Cendrillon en plus&#8230; Trop top !
Et comme je suis là à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par les hasards de la condition de Maman, il arrive parfois qu&#8217;on fasse garde malade&#8230; Et oui, ma fille a presque 5 ans, et consignée à la maison par une scarlatine, il s&#8217;agit de l&#8217;occuper&#8230; Voyons, tiens un DVD de Walt Disney, et puis Cendrillon en plus&#8230; Trop top !</p>
<p>Et comme je suis là à travailler en pointillé puisque je suis moi aussi consignée à la maison, je ne résiste pas à l&#8217;idée d&#8217;en regarder un p&#8217;tit bout&#8230;</p>
<p>Et la stupéfaction ! Au démarrage du conte, Cendrillon n&#8217;a pas de mère (mais on ne dit pas qu&#8217;elle est morte, ça ferait trop peur au spectateur peut être?) Le père décide qu&#8217;il  va épouser une femme de sa condition pour rendre à sa fille une mère !  ( pas pour en faire sa femme, il n&#8217;est pas homme, il est juste père&#8230;)</p>
<p><a href="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/i_12177_ciii_marraine.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-325" title="i_12177_ciii_marraine" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/i_12177_ciii_marraine-300x208.jpg" alt="i_12177_ciii_marraine" width="300" height="208" /></a><span id="more-316"></span></p>
<p>Ah ben là, si on ne patauge pas en plein Oedipe non résolu, c&#8217;est de la bouillie pour chat&#8230; Très vite le père meurt et sa fille n&#8217;a plus qu&#8217;à compter sur les souris et les oiseaux&#8230;&#8230;&#8230;..</p>
<p>C&#8217;est très joli me direz vous, mais ça s&#8217;adresse à qui ? Et quel est l&#8217;objet d&#8217;un conte de fée (hormis chez Disney ?)</p>
<p>Bruno Bettelheim dans son ouvrage &laquo;&nbsp;Psychologie des Contes de Fées&nbsp;&raquo; le décrit fort bien.  L&#8217;objet du conte est de permettre à l&#8217;enfant de mettre de l&#8217;ordre dans ses sentiments confus et contradictoires non exprimés (et non exprimables) en lui expliquant notamment que ses pulsions agressives oedipiennes seront résolues un jour. les contes de fées permettent aussi de remettre de l&#8217;ordre et de l&#8217;espoir dans les petites têtes blondes qui vivent des angoisses peu soupçonnées par leurs adultes de parents, quelque soit leur bonne volonté&#8230;</p>
<p>Alors si vous avez encore des enfants en âge d&#8217;écouter des contes de fées, et qu&#8217;ils n&#8217;ont vu que les versions de l&#8217;oncle Walt, offrez vous un bon livre des frères GRIMM. Attention pas la version de Charles Perrault qui édulcore déjà, non non, la vraie qui se termine par la punition des méchantes demi soeurs&#8230;</p>
<p>Les enfants ont besoin de lieu fantasmagoriques où ils peuvent évacuer leurs pulsions et découvrir qu&#8217;ils ne sont pas des monstres égarés dans un monde ou tous les autres ont des gentils comme au pays de  OUI OUI&#8230;</p>
<p>je vous joins un lien pour le texte original:</p>
<p><a href="http://www.grimmstories.com/fr/grimm_contes/cendrillon" target="_blank">http://www.grimmstories.com/fr/grimm_contes/cendrillon</a></p>
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		<title>L&#8217;enfer moderne des RH</title>
		<link>http://www.cooprh.com/blog/a-propos/lenfer-moderne-des-rh.html</link>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 09:00:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sandrine Janssen</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai reçu  cet article ( merci à Claudine DELERCE des Entreprises Humaines ) que je livre à mon tour à votre réflexion…
Un président de société reçoit en cadeau un billet d’entrée pour une représentation de la symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s’y rendre, il passe l’invitation au responsable des RH de sa société. 
Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span>J’ai reçu  cet article ( merci à Claudine DELERCE des Entreprises Humaines ) que je livre à mon tour à votre réflexion…</span></p>
<p><span><em>Un président de société reçoit en cadeau un billet d’entrée pour une représentation de la symphonie Inachevée de Schubert. Ne pouvant s’y rendre, il passe l’invitation au responsable des RH de sa société. </em></span></p>
<p><span><em>Le lendemain, le président se voit remettre le rapport suivant :</em></span></p>
<p><span><em>1. Les quatre joueurs de hautbois demeurent inactifs pendant des périodes considérables. Il convient donc de réduire leur nombre et de répartir leur travail sur l’ensemble de la symphonie, de manière à réduire les pointes d’inactivité</em></span></p>
<p><span><em>2. Les douze violons jouent tous des notes identiques. Cette duplication excessive semblant inutile, il serait bon de réduire de manière drastique l’effectif de cette section de l’orchestre. Si l’on doit produire un son de volume élevé, il serait possible de l’obtenir par le biais d’un amplificateur électronique.</em></span></p>
<p><span><em>3. L’orchestre consacre un effort considérable à la production de triples croches. Il semble que cela constitue un raffinement excessif, et il est recommandé d’arrondir toutes les notes à la double croche la plus proche. En procédant de la sorte, il devrait être possible d’utiliser des stagiaires et des opérateurs peu qualifiés.</em></span></p>
<p><span><em>4. La répétition par les cors du passage déjà exécuté par les cordes ne présente aucune nécessité. Si tous les passages redondants de ce type étaient éliminés, il serait possible de réduire la durée du concert de deux heures à vingt minutes.</em></span></p>
<p><span><em>Nous pouvons donc conclure, Monsieur le Président, que si Schubert avait prêté attention à ces remarques, il aurait été en mesure d’achever sa symphonie</em></span><span><em>.</em></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les suicides</title>
		<link>http://www.cooprh.com/blog/a-propos/les-suicides.html</link>
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		<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 18:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Blanc-Sahnoun</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai été interviewé par Richard de Vendeuil dans l’Express.com de jeudi dernier (voir ici) au sujet des suicides chez France Télécoms, sur les cellules d’assistance psychologique.
Vues d’un point de vue narratif, ce type de travail traditionnel de “dévidage de pelote” en espérant que les gens vont “sortir leurs émotions” me semble non seulement peu efficace [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_287" class="wp-caption alignnone" style="width: 287px"><img class="size-full wp-image-287  " title="suicide-france-telecom" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/suicide-france-telecom.jpg" alt="suicide-france-telecom" width="277" height="197" /><p class="wp-caption-text">Source blog.adictiz.com</p></div>
<p><strong>J’ai été interviewé par Richard de Vendeuil dans l’Express.com de jeudi dernier (voir </strong><a onclick="javascript:pageTracker._trackPageview('/outbound/article/www.lexpress.fr');" href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/attention-au-trompe-l-oeil-des-cellules-d-aide-psychologique_792964.html" target="_blank"><strong>ici</strong></a><strong>) au sujet des suicides chez France Télécoms, sur les cellules d’assistance psychologique.</strong></p>
<p>Vues d’un point de vue narratif, ce type de travail traditionnel de “dévidage de pelote” en espérant que les gens vont “sortir leurs émotions” me semble non seulement peu efficace mais potentiellement contre- productif, en cela qu’il invite les victimes de trauma à épaissir l’histoire de souffrance au lieu de se focaliser sur les ressources, les idées, les valeurs, les espoirs et les compétences qui leur permettent, justement, de résister à cette histoire et de ne pas se laisser emporter par le torrent.</p>
<p><strong>J’avais amplement développé ce point de vue</strong> dans l’article “un accompagnement narratif d’une communauté professionnelle confrontée à un suicide” qui constituait ma contribution rédactionnelle à notre ouvrage collectif paru il y a quelques jours “Comprendre et pratiquer l’approche narrative” (Interéditions).</p>
<p><strong>Sur les suicides chez France Télécoms, je voudrais partager quelques idées supplémentaires,</strong> qui vont au delà de l’hypothèse que les gens qui se donnent la mort sur leur lieu de travail sont les victimes d’une pathologie qu’il faudrait soigner avec l’aide de spécialistes, mais plutôt que ces suicides doivent se lire comme un récit : le récit désespéré d’une communauté qui perd le contact avec son identité et donc certains membres, ceux qui avaient le plus construit leur identité sur les valeurs traditionnelles de cette entreprise, ne se retrouvent plus nulle part, ont l’impression de se dissoudre et de ne plus exister.</p>
<p><span id="more-282"></span></p>
<p><strong>C’est une chose du même type qui se joue autour de la “votation” à la Poste</strong> et du consensus citoyen contre sa privatisation annoncée (derrière le paravent translucide de l’ouverture à la concurrence). Il se joue ici une résistance identitaire de toute la communauté, au delà même des employés de la Poste, qui défend ainsi non pas des privilèges acquis mais des valeurs et des représentations fondées sur des histoires vécues dans la vraie vie.</p>
<p><strong>C’est cela même que les dirigeants de France Télécoms semblent tragiquement incapables de lire.</strong> Ou ne pas vouloir lire car dès lors qu’ils en prendraient acte, cela les obligerait à questionner le contexte, c’est à dire d’une part les pratiques de management dans lesquelles s’engagent les hiérarchies intermédiaires pour complaire à la nouvelle culture actionnariale de la performance et du contrôle ; d’autre part à mesurer la déchirure culturelle et identitaire entre les valeurs traditionnelles de FT et les nouvelles exigences “modernes” de résultat, déchirure dans laquelle s’engloutissent tous les plans de rénovation et de modernisation.</p>
<p><strong>Et pas seulement chez FT mais dans toutes ces organisations où le fait culturel a été nié,</strong>écrabouillé, aplati, alors qu’il contient l’ADN du sens que les gens donnent à leur travail, à leur appartenance à une communauté, et également les défenses immunitaires qui leur permettraient de changer réellement, tant il est vrai que l’on devient capable de changer sans peur à la condition de savoir qui l’on est, ce qui est vraiment important, et ce qui ne changera jamais car c’est la clé de voûte même de notre identité.</p>
<p><strong>La meilleure chose qui puisse arriver aujourd’hui à FT</strong> (outre le départ de M. Lombard qui en tant que dépositaire du pouvoir symbolique, ne s’est pas montré capable, c’est rien de le dire, d’exprimer la compassion sincère qu’attendait toute la communauté), c’est que les médias relaient et amplifient cette histoire car des récits sont nés ces derniers mois dans le public au sujet des suicides chez FT et ces récits sont scandalisés, compassionnels, émotionnels. Ces récits par leur existence et leur amplification pourraient remplacer les actes et offrir à cette communauté en deuil de son identité un retelling où la solidarité et l’horreur des “vrais gens” se manifeste et répare le sentiment de soi.</p>
<p><strong>Il restera à raccommoder la culture</strong>, rattacher ensemble les bouts de valeurs fondatrices qui ont été piétinés avec l’équation économique, légitime elle aussi, d’une grande entreprise. Ceci pourrait nous rappeler que les jeunes se suicident beaucoup, eux aussi, et que les récits disponibles sur ces suicides sont souvent des discours experts pathologisants, insupportablement culpabilisants pour les parents, et laissent dans l’ombre la grande question du sens qu’un jeune homme ou une jeune femme peut donner à sa vie lorsque l’ensemble du système n’est plus capable de lui proposer une représentation de lui-même, des options pour son avenir, une place honorée et reconnue dans la communauté, des étapes initiatiques pour se situer, et un espoir pour donner un sens à son existence.</p>
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		<title>L’INVITE DU BLOG Avril 2009 “Vous voulez qu’on en parle ???? “ Marcel Desvergne</title>
		<link>http://www.cooprh.com/blog/a-propos/l%e2%80%99invite-du-blog-avril-2009-%e2%80%9cvous-voulez-qu%e2%80%99on-en-parle-%e2%80%9c-marcel-desvergne.html</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Apr 2009 05:40:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christine Thubé</dc:creator>
				<category><![CDATA[A propos]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.cooprh.com/blog/?p=253</guid>
		<description><![CDATA[Pendant plus de trente ans, il a présidé aux destinées de toutes les techniques d’information et de communication en tant que Fondateur et Délégué Général de l’Université d’été de la Communication puis des Entretiens des Civilisations Numériques.
Président de la Société des lecteurs du journal Le Monde de 2004 à fin 2007 Marcel Desvergne est aujourd’hui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-256" title="Marcel Desvergne" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/marcel-150x150.jpg" alt="marcel" width="150" height="150" /><strong>Pendant plus de trente ans, il a présidé aux destinées de toutes les techniques d’information et de communication en tant que Fondateur et Délégué Général de l’Université d’été de la Communication puis des Entretiens des Civilisations Numériques.<br />
Président de la Société des lecteurs du journal Le Monde de 2004 à fin 2007 Marcel Desvergne est aujourd’hui le Président d’<a href="http://www.aecom.org/">AEC</a>: Aquitaine Europe Communication.<br />
Voici donc l’interviewe narrative d’un retraité girondin de l’Education Nationale &#8211; il a démarré comme instituteur &#8211; qui a sacrément bien su mener sa barque de visionnaire et d’homme résolument tourné vers la modernité !</strong></p>
<p><span style="color: #000080;"><strong><em>BLOG: Marcel Devergne, quelle est votre vision du coaching?</em></strong></span><br />
M.D “ Il y a quelques temps, Nicolas Sarkozy devait enregistrer un discours, mais à la fin  de la séance, personne n’a osé lui dire que l’enregistrement n’avait pas fonctionné&#8230;C’est un malheureux technicien qui a du lui avouer qu’il fallait tout recommencer.<br />
Avec la société du tout numérique, sur laquelle le koâchingue doit se pencher, la situation difficile, individualiste que nous vivons et dans laquelle tout le monde veut légitimement exister, ce genre de trucs qu’autrefois personne ne savait est immédiatement repris par un site internet. Et dans le désordre, l’inorganisé total qui nous entoure, quelques heures plus tard,  tous les grands médias se mettent à passer l’info comme quoi le Président a refait son discours, mais qu’en plus il était en colère etc etc. Voilà comment dans une société relativement équilibrée, le numérique met en cause toute une série d’équilibres, déstabilise des citoyens et implique que le coutching soit, peut-être, une des façons de remettre de l’ordre dans la société ou, au minimum, de remettre de l’ordre chez l’individu, auprès d’une collectivité, dans un groupe, dans l’entreprise ou dans une association.”</p>
<p><strong><em><span style="color: #000080;">BLOG:  Vous dites koâchingue, et je sais que vous le faites exprès! Dernier sursaut de résistance face aux anglicismes, humour ? Dérision ?</span></em></strong></p>
<p><strong>M.D</strong> “ Et on dit comment?”<img class="alignright size-medium wp-image-261" title="p10004512" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/p10004512-300x225.jpg" alt="p10004512" width="300" height="225" /></p>
<p><strong><em><span style="color: #000080;"><span id="more-253"></span>BLOG: heu.. c’est Côchingg</span></em></strong><br />
<strong> M.D</strong> “ Le mot en question est intéressant puisque c’est un mot nouveau mais qui devient un mot aussi insupportable que l’ont été “l’entreprise citoyenne” ou “développement durable”; il y a des mots qui sont des mots &#8211; qui sont des mots qui sont des mots &#8211; qui deviennent au goût du jour et qui sont, pendant un temps plus ou moins long, en phase avec les besoins d’une société. Ils fonctionnent alors très bien. Mais ce mot est employé aujourd’hui à toutes les sauces. Partout, à tous les temps, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques années. Le coaching, comme une solution à tout ce qui est déglingué, déstabilisé. Une solution qui rassure, qui permet effectivement &#8211; je me répète &#8211; de remettre de l’ordre dans un monde déboussolé</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em><span style="color: #000080;">BLOG Comment vous êtes-vous fabriqué cette vision du coaching? Celle qui “remet de l’ordre”</span></em></strong><br />
<strong> M.D</strong> “Parce que je pense que le coaching c’est l’alliance entre ce que faisaient avant l’instituteur, le médecin et le curé. Ces trois avaient des fonctions de formation, pour régler les dysfonctionnement du réel, du corps et de l’esprit, de la conscience. On pourrait d’ailleurs en rajouter un quatrième qui serait le journaliste, celui qui explique le monde. Ils sont tous en crise et cela crée des manques. Quand ces fonctions ne sont plus assumés,  vient le besoin de retrouver de l’ordre, du sens et du temps<br />
En fait le coaching c’est aussi ça: prendre son temps, prendre du temps.<br />
Un autre élément qui permet de mettre tout ça en valeur c’est que tout va vite et de plus en plus vite. Quand un avion se pose sur l’Hudson à New York, 3 minutes après, parce qu’un type a pris une photo avec son téléphone portable, 600 personnes de son propre réseau social ont la photo. 10 minutes plus tard les journaux et les télés américaines s’emparent de l’info. Une demi heure plus tard, le monde entier a récupéré l&#8217;événement.</p>
<p><span style="color: #000080;"><strong><em>BLOG: C’est quoi le côté positif de ça ?</em></strong></span><br />
<strong> M.D</strong> “On ne peut plus rien laisser de côté, du détail jusqu’aux choses plus larges, on est abasourdi d’informations &#8211; donc, en fait, ce n’est pas positif &#8230;.<br />
Mais bon, aujourd’hui, dans un monde qui bouge de plus en plus et qui est de plus en plus instable, qu’est-ce qui rend les choses stables ?<br />
Qu’est-ce qui fait prendre acte? Moi je perçois, sans connaître quoi que ce soit au “kou-at-chaing”, que ça peut y participer. Ca explique pourquoi dans les entreprises, vous écoutez, vous voyez, vous faites une analyse &#8211; un diagnostic &#8211; vous proposez et surtout vous accompagnez. Pour reprendre le mot, et c’est pour ça que vous remplacez l’instit, le médecin et le curé: vous êtes un ACCOMPAGNATEUR d’une structure, et vous êtes celui qui, en plus, fait accoucher, à base de dialogue, d’un certain nombre de propositions, pour le bien être de la communauté.”</p>
<p><strong><em><span style="color: #000080;">BLOG: Quelle belle définition, il doit bien y avoir un côté négatif dans tout ça?</span></em></strong><br />
<strong> M.D</strong> “Oui, ceux qui se prennent pour des gourous. Ceux qui considèrent que, parce qu’ils ont une magnétique, des moyens, et qu’ils sont des professionnels savent comment on joue de l’imaginaire, de l’affectif, de la psychologie. Ils sont des manipulateurs.<br />
Parce que, au fond, votre boulot c’est de remettre de la confiance là où il n’y en a plus, remettre de la confiance pour que l’entreprise marche bien, pour qu’elle soit plus productive: en idées, en produits, en valeurs, en efficacité&#8230;<br />
Donc, remettre les choses en place et en ordre<br />
L’une des dérives c’est donc que des gens très forts prennent une place trop importante &#8211; vous font croire des choses, comme en leur temps l’instituteur, le médecin et le curé &#8211; sans remettre en cause leur propre compétence.</p>
<p><strong><em><span style="color: #000080;">BLOG: Ca dit quoi de vous qui êtes un peu philosophe et en tous cas un grand philosophe du numérique !!?</span></em></strong><br />
<strong> M.D</strong> “ Il y a des gens qui me disent que je les fait penser à Michel Serres. Je souris et  pense que ça vient des cheveux !!!!<br />
La manière de se comporter dans la société implique d’être autonome et libre.<br />
Et oui, j’ai besoin de prendre du recul, de prendre le temps. J’assume évidemment le mot équilibre.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong><em><span style="color: #000080;"> BLOG: “Vous voulez qu’on en parle ?????!!”</span><br />
</em>M.D</strong> (pfffff) “Vous me faites rire !!!! Vous avez fait de la télé vous, non??”“ L’histoire de prendre acte est très importante aussi. Véritablement. Et cet élément là me semble essentiel: Autrefois, à la veille du commencement d’une manifestation, je déclarai régulièrement &#8230; “Et s’il pleut. Il pleut”. C’est anecdotique mais voilà, c’est tout, on ne peut rien y faire. Il faut prendre acte”</p>
<p><strong><em><span style="color: #000080;">BLOG: Et dans votre entreprise, on les retrouve vos valeurs autonomie, liberté et équilibre?</span></em></strong><br />
<strong> M.D</strong> “Je considère que oui, parce qu’il n’y a que comme ça que l’on peut avancer. En même temps, certains diront peut-être que j’impose une vision des choses. Mais ils y participent, bien sûr, sinon ils ne seraient plus là.<br />
J’assume toutes les évolutions, je les partage, mais je suis le patron, si c’est ça que vous voulez me faire dire! ”</p>
<p><span style="color: #000080;"><strong><em>BLOG: Que retiendrez-vous de cet entretien ?</em></strong></span><br />
<strong> M.D</strong>“ Je suis profondément déçu”</p>
<p><strong><em><span style="color: #000080;">BLOG: ??</span></em></strong><br />
<strong> M.D</strong> “Je suis profondément déçu parce que je n’ai toujours pas compris ce qu’est le couhatchin&#8230;.!!!! Mais je vois aussi qu’en me posant la question, au début de notre entretien, vous posez surtout la question suivante: comment m’obliger à réfléchir, donc à structurer ma pensée. Dans ce sens c’est positif. C’est absolument essentiel qu’il y ait dialogue, confrontation. Le mécanisme de l’écoute est nécessaire à tout équilibre.<br />
Et vous, vous avez l’intelligence de laisser faire les gens, de les écouter pour ensuite pouvoir leur faire des propositions.”</p>
<p style="text-align: center;"><strong><em><span style="color: #000080;">Merci Marcel!</span></em></strong><br />
<img class="aligncenter size-thumbnail wp-image-260" title="p1000447" src="http://www.cooprh.com/blog/wp-content/uploads/p1000447-150x150.jpg" alt="p1000447" width="150" height="150" /></p>
]]></content:encoded>
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